Bleach Survival

La guerre totale...Les mondes spirituels rattrapés par le réel...Qui l'emportera?
 
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 Marche (pas vraiment) solitaire

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Kiefer
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MessageSujet: Marche (pas vraiment) solitaire   Jeu 24 Avr - 18:23

Hueco Mundo. Le monde vide. Jamais un endroit n’avait mieux porté son nom, surtout depuis quelques temps. Enfin… Disons qu’avant son évolution en Vasto Lorde, le temps n’avait été qu’une notion accessoire alors Kiefer avait admis que ce passage là représenterait son point de départ, son heure 00:00:00. Et bien depuis ce 0 il avait pu constater l’appauvrissement de son monde. C'était désolant. Toute chaîne alimentaire a besoin de ses grands prédateurs, seulement voilà, ce maillon là s'affaiblissait. Ce n'était pas encore alarmant, mais il était tout de même désagréable de constater l'affaiblissement du Monde Vide.

Marcher dans les couloirs de Las Noches était son passe temps favori. Il aimait le bruit de ses talons qui claquaient sur la pierre froide et grise, et il aimait que les autres l’entendent aussi. Ca mettait un peu de vie aux alentours, un peu d’animation. Ce rythme constant, stable, servait de métronome à ses pensées. Il callait sa respiration sur le bruit de ses pas et avançait les mains jointes dans son dos, son Zanpakuto se balançant sur sa jambe.

Ses pensées vagabondaient bien plus vite que ses jambes le lui permettaient, même en mettant son meilleur Sonido en action. Il songeait à l’avenir, et il lui paraissait brumeux mais néanmoins pas si moche que ça. Quelquechose se tramait, leurs plans avançaient. L’espoir était une notion qu’il avait depuis bien longtemps banni à jamais de son esprit, ça ne servait pas à grand-chose à part se faire de fausses illusions. L’intelligence, la réflexion, l’instinct aussi, le feeling l’avaient toujours bien guidé jusque là, il continuerait à se reposer sur eux. Et là, son feeling était plutôt optimiste.

Des flammèches de Reiatsu dansaient dans les alentours, il les scruta rapidement, lançant ses sens à l’affût de leurs émotions. Il ne cherchait pas à cacher son scan et les âmes les plus sensibles sentirent qu’on violait leur esprit et se fermèrent. Ou du moins tentèrent. Elles se teintaient toutes de sombre, renonçant à la couleur qui rendait unique chaque tessiture, comprenant d’où venait cette exploration. La crainte les assombrissait. Ils ne savaient pas pourquoi, mais le Primera les observait et ça les mettait mal à l’aise.

A quoi servaient les grandes expressions de puissance ? A peine un petit effleurement, et déjà ils frémissaient. Bien, Kiefer ne voulait pas de petits plaisantins dans son équipe. Il voulait des gens qui suivent, qui acquiescent, et qui suivent. Il n’y avait pas de place pour les esprits forts dans l’Espada. Enfin, théoriquement. Les Arrancars n'étaient pas des moutons, il fallait se faire à leur caractère. Rares étaient les suiveurs aveugles. Il avait dû composer avec cette différence.

Le Primera haussa les épaules et s’engouffra dans la grande salle à sa droite. Elle était très haute de plafond, assez longue, et au fond se dressait un piédestal démesuré sur lequel un trône attendait qu'on s'y installe. Kiefer fit une moue. Ce genre de démonstration hiérarchique n'était pas de son genre. Il était nettement plus logique pour lui de contrôler les pions quand on faisait soi même parti de l'échiquier. Le loup dans la bergerie se fait beaucoup plus craindre que lorsqu'il est loin en haut de sa montagne. Ce siège là haut, n'était pas à son goût.

Derrière le trône il y avait un passage et Kiefer s'y engouffra. La salle qui s'étendait derrière lui plaisait bien plus. Elle était tout en largeur, et sur tout un mur on pouvait voir une grande fenêtre. Derrière le verre, un ciel bleu, resplendissant avec quelques nuages blancs. C'était tellement incongru comme paysage en plein Las Noches, que Kiefer avait tout de suite accroché. Il avait retrouvé là ces teintes de bleu qu'il avait depuis longtemps renoncé à dénicher dans le monde gris. Il pouvait rester des heures à laisser ses pupilles parcourir le ciel artificiel, avec la manie enfantine de tenter de trouver des formes dans les nuages.

S'appuyant sur le rebord de la fenêtre, il gardait les yeux fixés au loin. Pas un muscle ne bougeait, il se contentait de vider son esprit des conspirations et des machinations. C'était son quart d'heure de détente...


Dernière édition par Kiefer le Mar 3 Juin - 20:47, édité 2 fois
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Netaly Zinga
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MessageSujet: Re: Marche (pas vraiment) solitaire   Ven 25 Avr - 13:38

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Le dos rond et les mains profondément enfoncées dans les poches de son hakama, Netaly errait à travers les couloirs de Las Noches, en donnant de temps en temps un coup de pied dans le vide, accompagné d'un grognement contrarié. Elle n'avait pour l'instant pas croisé grand monde dans cette partie du palais, et depuis le temps qu'elle marchait, ça devenait assez ennuyeux : la petite Arrancar aurait bien aimé tomber sur quelqu'un, n'importe qui, histoire de s'occuper un peu et de se défouler! Mais non, elle restait la seule âme présente en ces lieux ; ç'avait quelque chose de déprimant. Elle laissa échapper un "tssch" agacé, puis s'arrêta. Et réalisa enfin quelque chose.
Elle était perdue.

"Et merde, grinça-t-elle, J'aurais p't-être du écouter Gleb et ses putains de conseils !"

Un peu plus tôt...
"Bon, eh, on va bouffer ? lança Netaly en finissant d'essuyer le sang qui maculait la lame de son zanpakutô sur les vêtements de l'Arrancar qui gisait à ses pieds.
- Bonne idée, répondit aussitôt Esaac, qui lui remettait le sien dans son fourreau, J'ai une de ces dalles !
- Euh, est-ce que c'est vraiment réglo de les laisser au milieu du couloir..? intervint Gleb, montrant du doigt les corps étendus sur le sol, Ils prennent de la place, là."

Ceux dont parlait Gleb étaient deux Numeros. Netaly les considéra quelques secondes avant de hausser les épaules.

"Bof, on s'en fout, si leurs potes passent ils les bougeront.
- Ou bien quelqu'un passera ici avant et les achèvera, du coup ils gêneront plus le passage, ajouta Esaac, conciliant.
- Oh. Ben okay, alors," fit Gleb, satisfait de cette réponse.

Tous trois s'éloignèrent donc du couloir dans lequel Netaly et Esaac s'étaient battus, mais pas l'un contre l'autre, exceptionnellement. Après avoir marché quelques minutes, ils atteignirent l'endroit où le long corridor se séparait en deux directions opposées. D'instinct, Netaly et Esaac en prirent un différent ; Gleb, après une courte hésitation, suivit l'Arrancar aux cheveux rouges, qui se mit à sourire d'un air bêtement content de lui. La petite Numero se retourna, les sourcils nettement plus froncés que d'ordinaire.

"Vous allez où ? demanda-t-elle.
- Dehors. Je crois, répondit Gleb, son regard allant de l'un à l'autre, Tu vas pas dans la bonne direction, là.
- N'import' quoi ! C'est de là qu'on vient, me raconte pas d'conneries !
- Laisse-la, intervint Esaac en posant une main sur l'épaule de son ami, Si ça l'amuse de se paumer...
- Que dalle ! C'est toi qui va t'ram'ner en pleurnichant parce que t'auras rien eu à béqueter !" répliqua Netaly, mauvaise.

Sur ces belles paroles, elle tourna les talons et repartit à grands pas furieux, vexée que l'on fasse si peu confiance à son sens de l'orientation. Gleb attendit qu'elle se soit suffisamment éloignée pour laisser échapper un soupir fatigué : la seule raison pour laquelle Netaly ne les suivait pas, c'était parce qu
'Esaac avait choisi ce couloir ; le contraire aurait très bien pu se produire, et l'autre Arrancar se serait tiré dans le mauvais sens, juste par esprit de contradiction. De vrais gosses. Enfin, c'était le problème de Netaly, après tout, pas le sien : il n'était pas question pour Gleb d'être en compétition au moment de manger.

Netaly s'était égarée, donc, et pour une raison complètement stupide. Elle avait faim, bien sûr, tous ceux dont la poitrine était vide avaient faim, mais elle, elle avait vraiment la dalle. Les crocs. Et pas moyen de se repérer, dans ce fichu palais! Ah ça, ça devait être pratique pour perdre les ennemis - comme si les shinigami allaient parvenir à eux un jour! ridicule! - mais pour ceux qui vivaient là, c'était du sadisme!
Tel était l'état d'esprit de Netaly à cet instant précis : on la trouverait difficilement de plus mauvaise humeur, gare à celui qui aurait l'imprudence de lui faire la plus petite remarque...

Au bout de longues minutes de marche, la petite Adjucha parvint à un embranchement qui lui paraissait familier. Mais oui, en remontant ce couloir-ci, puis en suivant celui-là...!
... on arrivait devant la salle du trône. C'était assez loin de la sortie, ça. Le ventre criant toujours famine, Netaly sortit ses mains de ses poches et se laissa aller à un bref accès de rage. Son pied entra violemment en contact avec le mur et s'y encastra plusieurs fois, laissant dans la pierre blanche une empreinte de quelques centimètres de profondeur, ce qui envoya valser des gravats autour d'elle. Le bruit du choc se répercuta dans les corridors avoisinants, troublant la tranquillité des lieux, mais elle s'en moquait bien ; du moins, jusqu'à ce qu'elle redevienne attentive aux énergies spirituelles environnantes... Elle avait voulu savoir si son emportement avait attiré quelque Numero qui lui aurait cherché des crosses et sur qui elle aurait pû se défouler, mais au lieu de cela, le reiatsu qu'elle perçut la fit frémir. Il n'était pas impressionnant comme certains qui aimaient à étaler leur puissance ; c'était d'une manière différente qu'il s'imposait à ceux qui le ressentaient, leur insufflant tout de suite crainte et respect. À ceci, Netaly reconnut la Primera Espada. Trop frustrée par la faim, elle n'y avait pas prêté attention, et maintenant... Un individu normal serait parti sans demander son reste en priant pour ne pas avoir troublé la quiétude de son maître ; malheureusement, la petite Numero ne s'accordait que rarement ce genre de réflexion, aussi resta-t-elle plantée là, devant les hautes portes de la salle du trône, à quêter une réaction de la part de son supérieur hiérarchique.


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MessageSujet: Re: Marche (pas vraiment) solitaire   Jeu 8 Mai - 1:30

Oh, ce nuage là avait une forme étrange, ça rappelait vaguement un insecte. Et celui la, tout en rondeur, une fleur ? Kiefer avait parfois d’étranges pensées, bien trop bucoliques par rapport à son apparence et à sa position. C’était sa minute de grâce dans un monde de brutes, tout simplement chercher des formes dans les nuages, comme un jeune enfant. Ce n’était pas pour autant qu’il fermait son esprit à ce qui se passait autour de lui.

Justement, il se passait quelquechose. Un Reiatsu approchait. C’était bien le seul, les autres avaient tous tendance à s’éloigner, mais pas trop vite, l’air de rien, parceque le Primera n’aimait pas leurs démonstrations de répulsion. Non, ils faisaient genre « j’ai un truc important à faire, mais plus loin, très loin… ». Ce n’était pas le cas de ce Reiatsu là.

Il était coloré, d’une teinte chaude et assez sombre, ce qui laissait comprendre que son possesseur était loin d’être calme avec l’esprit clair. Non, c’était comme un mini ouragan de colère interne, comme seuls les individus impulsifs pouvaient en avoir. Haussant les épaules, Kiefer détourna son attention du Reiatsu. Il allait finir par le sentir lui aussi, et s’éloigner, à moins d’être obligé de venir lui parler.

BAOUM BAOUM BAOUM…

Tiens, ça c’était inattendu. Kiefer eut même une expression d’étonnement qui s’afficha sur son visage, se demandant quel était ce bruit. Mine de rien, l’excité n’y allait pas de main morte. Sur quoi frappait il ? Sur un mur ? Détérioration de matériel ? En fait le Primera aurait préféré qu’il se défoule sur quelqu’un au lieu de quelquechose. Un Numeros, ça se remplace plus facilement qu’un pan de mur…

La curiosité l’emporta sur sa contemplation des nuages. Kiefer se redressa et fit les quelques pas qui le séparaient de la salle du trône, calmement, les mains derrière le dos. Une fois dans la salle, il vit une silhouette se détacher dans le contre-jour de la porte principale, de l’autre côté de la pièce. C’était un Numeros, certainement pas un Espada, ça c’était certain. Un petit gabarit en plus, certainement une femelle (quoi que… il y avait de tout à Las Noches). La demoiselle restait la sans broncher, son Reiatsu avait viré au vert sombre.

Le Primera avait décidé de voir à qui il avait à faire. Par curiosité. Non, il n’allait pas la punir pour le mur (il n’était pas écroulé on dirait). Par contre pour le ramdam, elle méritait un petit tête à tête… Dit comme ça, ça faisait punition. En effet il y avait de ça, aussi traversa t’il la pièce.

Ses pas claquaient sur la pierre froide, aussi réguliers qu’un métronome. Clac, clac, clac… Et il ne disait toujours rien. D’abord discerner le visage de la fille, après parler. Une fois arrivé à quelques pas, il la vit enfin. Des cheveux noirs, une peau assez sombre. Petite et l’air farouche. Il l’avait déjà croisée, de toute façon il avait déjà croisé au moins une fois tous les Arrancars de Las Noches. Il se mit à la détailler sans rien dire, appuyant un peu trop pesamment son regard sur la petite Numeros toujours en face de lui. C’était certainement très gênant. Ca tombait bien, c’était fait exprès. Et après quelques courtes minutes silencieuses qui auraient pu paraître interminables….

« Mmmh… Netaly c’est ça ? »

Son ton était neutre mais tirait un peu sur la corde de l’amicalité (mais pas trop). Il n’avait pas parlé fort ou trop faiblement. C’était une constatation, mais aussi une question, parcequ’il avait beau essayer de retenir tous les noms, il y en avaient qui ne rentraient jamais dans sa caboche… Il n’attendait qu’une réponse rapide, à vrai dire il pensait vraiment avoir visé juste, en fait, il pensait à autre chose.

Une peau de pèche brune dorée au soleil, un soleil inexistant ici, alors comment faisait-elle ? Une ossature délicate, un corps presque enfantin, et surtout cette clavicule marquée qui lui soulignait les épaules, presque totalement dévoilée par la tunique. Le bout des doigts de Kiefer le picotait. Ca y est, sa manie le reprenait. Avançant la main droite en même temps que le reste de son corps, il combla l’espace qui le séparait d’elle, arrivant juste assez près pour à la fois ne pas se coller à elle et respecter une distance honorable d’espace vital, mais à la fois avec la main assez tendue pour pouvoir poser le bout de ses doigts dans le creux de la clavicule de la Numeros. C’était un tactile, c’était plus fort que lui…
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Netaly Zinga
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MessageSujet: Re: Marche (pas vraiment) solitaire   Ven 23 Mai - 23:21

Si Netaly était partie sitôt la présence de la Primera Espada décelée, elle aurait sans doute pû éviter de se retrouver confrontée au chef des Arrancars ; elle avait attendu trop longtemps, et dès qu'elle l'avait senti se déplacer, elle n'avait eu d'autre choix que de rester sur place : si la Primera venait jusqu'ici, ce n'était pas pour lui courir après à travers les couloirs du palais, la punition n'en serait que plus terrible... Pas que Netaly pensât que les quelques morceaux de mur qu'elle avait répandu sur le sol manquent beaucoup à son supérieur, mais bon... la salle du trône, c'était un peu son domaine, et elle venait de se défouler dessus. Il y en avait qui tombaient pour moins que ça.
La Primera fit assez vite son apparition, mais Netaly était suffisamment tendue pour trouver cette attente bien plus longue qu'elle ne l'était en réalité. Le bruit de ses pas rythmaient le silence qui l'oppressait, jusqu'à ce qu'il s'arrête en face d'elle. Elle crut tout d'abord qu'il allait dire quelque chose, mais il n'en fut rien : il resta muet et se contenta de la regarder intensément. C'était le mot : ses yeux restaient fixés sur elle, comme s'il essayait de percer sa chair de son seul regard. Son énergie spirituelle, même contenue, était menaçante. Une goutte de sueur perla le long du front de la petite Adjucha ; elle cilla pour la chasser des cils sur lesquels elle avait coulé. Plus la Primera la fixait, et plus l'inquiétude de Netaly faisait place à l'énervement. Bon, ils allaient jouer les chiens de faïence encore longtemps? Qu'est-ce qu'il lui voulait? S'il était en pétard qu'il le montre, merde! Alors qu'elle commençait à froncer les sourcils, l'autre Arrancar rompit le silence.

« Mmmh… Netaly c’est ça ? »

Surprise, l'intéressée hocha la tête sans répondre. D'où il connaissait son nom, celui-là? Elle-même, bien qu'il soit leur chef, n'était pas sûre que le nom qu'elle avait en tête soit bien le sien. La première lettre était un K, mais le reste... Impossible de s'en souvenir. Si les deux autres crétinus avaient été là, l'un aurait secoué la tête d'un air navré pendant que l'autre l'aurait montrée du doigt en se tenant les côtes. Penser à Esaac accentua davantage l'état de nerf dans lequel se trouvait Netaly.

« Toi tu..., » commença-t-elle avec l'intention de se montrer désagréable, quant au tutoiement, elle n'avait jamais connu aucune autre façon de s'adresser à un interlocuteur, et puis son chef n'avait pas paru la prendre de haut en dépit du poste qu'il occupait.

Elle s'interrompit quand la Primera rompit la distance qui les séparait. Instinctivement, elle fléchit les jambes et sa main droite se crispa, prête à sortir Nagita de son fourreau ; s'il l'attaquait, son zanpakutô serait une défense bien illusoire, mais elle n'hésiterait pas à s'en servir. Cependant, son chef ne présentait toujours aucune signe d'animosité à son encontre. Il s'arrêta à faible distance. Netaly déglutit, mal à l'aise, et plus encore quand il approcha sa main de sa poitrine. Ses doigts se posèrent dans le creux de sa clavicule sans la frapper, presque doucement. Il y eut un instant de flottement, puis...

« Tu fous quoi, là ?! »

La première surprise passée, Netaly redevenait agressive. Elle avait eu peur une fraction de secondes : pour ça, elle en voulait à la Primera. Et puis où il mettait ses doigts, celui-là?! D'un geste, elle repoussa la main tendue, et recula d'un pas. Ce n'était pas parce que ce type ne paraissait pas doté de mauvaises intentions que c'était bel et bien le cas ; sans compter que, jusqu'à ce jour, les seuls contacts physiques qu'elle avait eu se limitaient aux coups portés lors des combats, et à quelques gestes échangés avec ses deux comparses. Son chef l'avait à peine effleurée, mais ça cachait peut-être quelque chose ; dans le doute, elle préférait ne pas prendre de risques. Elle lui lança un regard mauvais, qu'elle regretta aussitôt.
Si le mur explosé ne l'avait pas mis en pétard, là, ça allait peut-être changer.
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Kiefer
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MessageSujet: Re: Marche (pas vraiment) solitaire   Mar 3 Juin - 17:52

La fille était inquiète au début, normal. Kiefer ne pouvait pas lui en vouloir, après tout, dans sa situation, il aurait certainement pensé pareil. Un arrancar bien plus fort était en train de la fixer bizarrement, dans une attitude absolument pas naturelle. Quand on est hollow, on sait que le danger peut se présenter à peu près n’ importe où, venir d'à peu près n'importe quoi, alors il faut rester en permanence sur ses gardes. Lui aussi avait connu ça (quoi que, sous forme Menos, il était immangeable...). Elle avait semblée surprise qu'il connaisse son nom, mais ça aussi c'était normal. Quand à sa réaction alors qu'il s'approchait... En fait Kiefer aurait pensé qu'elle se serait enfuie. Non, en fait elle était restée plantée là, pas à l'aise, mais courageuse malgré tout. Cette témérité plaisait au Primera. Un petit corps avec un esprit fort, c'était intéressant. Depuis leur passage en Arrancar, ces Menos avaient gagné en force et perdu en animalité, ils en avaient aussi gagné en intérêt.

Alors que Kiefer avançait sa main elle se raidit assez pour ne pas finir sa phrase. Ca ne le ralentit pas, il voulait poser ses doigts sur sa peau. Rien à faire qu'elle ait voulu se montrer désagréable, pas grave qu'elle ait pété un mur. En fait elle aurait pu le faire s'effondrer ça ne lui aurait pas enlevé son envie de sa tête. Voilà, le bout de ses doigts venait d'entrer en contact avec la chair chaude. C'était doux, satiné, un goût sucré dont il avait perdu le souvenir lui remonta à la bouche comme une réminiscence. Du chocolat? Kiefer ne savait pas que sous la forme d'Arrancar on pouvait mieux apprécier ce qui d'habitude n'avait pas d'intérêt pour un Menos. Chez eux, le sang, le goût de la chair, voilà ce qui importait. Le sucré était une notion tellement peu vitale, un pur besoin de plaisir. Ils n'en avaient pas besoin pour vivre. Cela voulait il dire que les Arrancars progressaient d'un échelon sur la pyramide de Maslow*? Pourquoi pas. Les hollows se cantonnaient aux deux premiers paliers, voire frisaient avec le troisième. Les Arrancars quand à eux se permettaient de penser à leur besoins tertiaires, leur bien être, les détails de l'existence...

Le Primera fut coupé dans son délire. L'instant de flottement avait été trop bref.

Netaly a écrit:
"Tu fais quoi là?!"

Pof, elle venait de repousser sa main d'un geste et avait reculé, sortant de son champ d'action direct. La petite bulle qui abritait sa rêverie éclata, le ramenant à la réalité. Déçu, il la regarda. La jeune fille osait le toiser avec un regard noir, fière et bravache. Depuis quand ne l'avait on pas regardé comme ça? Kiefer fit une petite moue. C'était bien joué de la part de Netaly, mais malheureusement il ne pouvait pas laisser une petite Arrancar, même pas une Espada, lui répondre de la sorte. Il n'aurait pas été Primera, il aurait peut être laissé courir, haussant les épaules et oubliant la simili-rébellion, qui après tout était justifiée. Mais là... Ce serait donner des idées aux autres, il ne pouvait pas se permettre de laisser à disposition des autres un exemple de laxisme qui aurait fait jurisprudence. Surtout que n'oublions pas, à la base, il devait lui montrer son désaccord pour avoir martyrisé un pauvre mur innocent...

Kiefer quitta Netaly du regard, levant les yeux au ciel. Il se permit aussi le haussement d'épaules auquel il venait de songer et fit mine de vouloir dédramatiser son geste.

"Tu es chatouilleuse?"

Ses épaules n'étaient même pas encore redescendues en position normale qu'un claquement de fouet retentit dans la pièce. Avait elle sentit son mouvement avant qu'il ne pose ses mains sur ses épaules frêles? Peut être, après tout, Kiefer ne connaissait pas la spécialité de "l'Arrancarette". Maintenant il se tenait derrière elle, son Sonido l'avait fait se déplacer assez vite pour avoir dans son champ de vision le dos de la demoiselle. Du tissus séparait ses paumes de la peau de la jeune fille, l'empêchant de retomber dans ses envies de sucré, et il serrait les doigts assez fort pour ne pas la laisser partir (à moins qu'elle se débatte violemment... et encore, il serrerait plus). Il ne limitait pas réellement la pression, se contentant de ne pas dépasser la limite qui lui permettrait de ne rien casser à l'intérieur. Il savait qu'il devait lui faire mal : la douleur était un bon avertissement, temporaire, plus mental que physique, et ainsi il lui faisait comprendre que c'était lui qui aurait toujours le dessus.

"Maintenant explique moi ton cas. Courage, inconscience ou témérité?"

Il s'était penché un peu en avant pour lui parler vu sa taille, et vu celle de Netaly. L'extrémité de ses cheveux blancs frôlait désormais la joue de la jeune fille. Immobile, il attendait sa réaction, plutôt curieux de voir comment elle allait se comporter. En fait, ça l'amusait plutôt de la "tourmenter", enfin, disons que ça le distrayait, ses journées habituelles étaient si mornes...


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Netaly Zinga
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MessageSujet: Re: Marche (pas vraiment) solitaire   Jeu 5 Juin - 18:13

Au départ, la Primera n'eut pas l'air de s'offenser de sa réaction. Il ne se rapprocha pas d'elle pour la frapper comme Netaly s'y attendait, sa pression spirituelle ne s'accentua même pas pour montrer son désaccord - une petite poussée du plus puissant des membres de l'Espada était capable de mettre à genoux des Arrancars autrement plus coriaces que Netaly ; elle craignait d'autant plus ce genre d'intimidation qu'elle savait que, vidée de ses forces, elle ne pourrait plus que suivre les évènements d'un air hébété, totalement incapable d'esquisser le moindre mouvement de défense. Plus que les coups en eux-mêmes, c'était ce sentiment d'impuissance qu'elle redoutait. Mais la Primera semblait vouloir se moquer d'elle, avec sa question et les mimiques qui l'accompagnaient.

« Tu es chatouilleuse ? »

Il ne lui laissa pas le temps d'être irritée. Le coup de fouet caractérisant le sonido, le mode de déplacement rapide des Arrancars, claqua tout près d'elle, résonnant comme un coup de tonnerre à ses oreilles. La Primera disparut instantanément de son champ de vision. Avant que Netaly ait compris où son interlocuteur était passé, ce dernier se tenait derrière elle et appuyait ses mains sur ses épaules. La pression exercée par ses doigts devint vite douloureuse, Netaly serra les dents. C'était désagréable, mais pas insupportable ; elle avait connu pire, elle n'allait pas se mettre à gémir de douleur pour si peu ; sans compter que l'autre Arrancar ne pressait pas encore suffisamment ses épaules pour lui briser les os. S'il le faisait, cela règlerait probablement son sort : si elle ne pouvait se battre à l'épée, Netaly ne disposait pas d'autres moyens de défense : si la Primera ne la tuait pas, un autre que lui la finirait avant qu'elle ait eu le temps de retrouver Esaac et Gleb, quelque part à l'intérieur du labyrinthe que représentait Las Noches. Foutus couloirs de merde. Enfin, pour l'instant son chef se contentait de la maintenir en respect. C'était peut-être une simple tentative d'intimidation, après tout, pas une vraie punition.
Netaly sentit qu'il se penchait vers elle. Quelques mèches blanches glissèrent entre eux, chatouillant sa joue à elle et l'empêchant de distinguer clairement le visage de la Primera quand elle tourna les yeux vers lui.

« Maintenant explique-moi ton cas. Courage, inconscience ou témérité ? » lui demanda-t-il.

Tout comme il l'avait fait un peu plus tôt, il s'immobilisa, dans l'attente d'une réponse de sa part sans doute. Compte tenu de la position dans laquelle elle se trouvait, Netaly n'avait pas un large panel de réponses à sa disposition : plus question désormais de se montrer insolente et de le braver du regard. C'était du suicide, hurlait la voix angoissée de Gleb dans un coin de sa tête - c'était plus fort qu'elle, elle s'était tellement habituée à ce qu'il lui serve ses conseils débiles sur tout et n'importe quoi qu'elle pouvait l'imaginer lui faire la morale, maintenant.
C'est pour ça qu'elle ne l'écoutait jamais.

« Ça dépend de quoi on parle, répondit-elle après un temps et pas mal de sueurs froides, Si c'est pour le mur, disons qu'il était au mauvais endroit à un putain de mauvais moment. »

Ce fut l'instant que choisit sa faim pour se rappeler à elle sous la forme d'un gargouillis d'estomac assez bruyant. Netaly fit la grimace : un brui pareil n'avait pas dû échapper à la Primera, la honte.

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MessageSujet: Re: Marche (pas vraiment) solitaire   Jeu 5 Juin - 21:38

HRP:En vous remerciant de m'avoir permis de me joindre à vous et en espérant que ce premier psot (youhou!) vous satisfera un minimum. Perso j'en ais déjà fait des meilleurs...Mais le premier RP est rarement le meilleur non?si?


Il ne savait pas depuis combien de temps il déambulait, comme absent dans les couloirs de Las Noches, il ne savait plus non plus pourquoi il avait quitté la tour blanche de laquelle il avait coutume d’observer le monde du Hueco Mundo. Au fond que cela importait peu. Son esprit égaré sombrait peu à peu dans la léthargie du fait de l’inactivité profonde dans laquelle il était plongé, et cette petite marche au gré des couloirs de Las Noches n’arrangeait rien. Il savait qu’Ellena, le suivait de près, veillant à le sortir de sa transe quand elle l’emmenait vers les terrains glissant de sa pensée, qui risquaient de provoquer en lui une irritation dangereuse qui le dirigerait vers la frustration, puis invariablement vers la colère. Ainsi était le second Espada et ses accès de colère peu fréquents certes, mais bien réel, était toujours terrible et soudain.

Pourtant ce ne fût pas Ellena qui le tira de ses rêveries quotidiennes, mais bien l’éphémère et intrigante pulsion de Reiatsu du Primera, qui avait fusé dans tout le palais au contact d’un autre, bien plus faible, qui semblait vacillé comme la flamme d’une bougie face à la puissance du maître des lieux. Il étudia le face à face avec intérêt, son esprit sondant les deux présence et nota avec amusement, la curiosité du Primera et la témérité empreinte d’une certaine anxiété de ce qui devait probablement être un Fraccion. Rompant son observation il se tourna vers Esméralda le sourire au lèvre.


« Tu as senti ? On dirait que notre chère Primera a trouvé un nouveau « jouet » . Je me demande qui est l’inconscient Fraccion qui a eût l’audace de se rendre jusqu’au trône. »

Ellena le regarda circonspect, ce demandant comme toujours comment il pouvait sentir si facilement et si loin des traces aussi infime de Reiatsu. Elle constata avec surprise, qu’il avait changé de direction et marchait à présent rapidement vers les quartiers du maître. Sur le coup elle ne comprît pas très bien l’objet de cet visite au Primera. Puis réalisa, qu’il avait du être intrigué par ce « jouet » que le maître avait trouvé. Le même sourire que lorsqu’il avait tourné la tête vers elle flottait encore sur ses lèvres et son visage semblaient pris d’un intérêt soudain pour quelques choses qui lui paraissait à elle insignifiant. Il lui jeta un regard en biais en captant cette dernière pensée et son sourire amusé devint doux et presque mélancolique.


« Nous autres Arrancar de haut niveau avons peut de visite et de distraction en dehors des rares contact entre nous. Un fraccion qui atterrît dans nos quartier sans autorisation et sans être l’un des nôtres…C’est une chose rare. Je veux jute voir qui est le courageux petit Arrancar qui a osé… »

Arrivé devant la porte de la salle du trône qui était ouverte, il observa avec attention la scène qui se jouait devant lui. Le primera Espada Kiefer se tenait juste derrière la petite fraccion qui semblait analyser la situation avec un calme relatif, mais appréciable au vu du caractère que le Hollow semblait posséder, et de la nature de l’Arrancar qui se trouvait derrière elle. Kiefer marmonna doucereusement quelques chose à son oreille, que Dante ne parvint pas à entendre. Il sentît l’esprit de la petite diablesse bouillonné, comme confus, probablement ne savait-il pas comment réagir à présent, elle qui était allé si loin. Et pourtant sa réponse cloua sur place, l’espace d’un instant Dante. La voix du Fraccion résonna clair, presque enfantine avec un naturel, qui s’il avait été à la place de Kiefer l’aurait fait mourir de rire, et sans être d’ailleurs à sa place c’est ce qui se produit. Non sans distingué, dans le tumultes de ses pensées une peur grandissante qui devait faire jubiler Kiefer.

« Ça dépend de quoi on parle, Si c'est pour le mur, disons qu'il était au mauvais endroit à un putain de mauvais moment. »

Le rire de Dante retentit dans toute la salle du trône, il ne connaissait pas cette Fraccion mais il l’aimait bien ! Malgré la trouille évidente qui la saisissait, elle répondait avec un aplomb et un courage impressionnant à son maître incontesté, qui d’une simple pression de Reiatsu pouvait réduire en miette l’essence même de son esprit. Le gargouillement assourdissant de son estomac acheva de plié en deux sous l’effet d’un fou rire redoublé le Segunda Espada, qui perdît complètement le contrôle de lui-même devant l’aire horrifié d’Ellena. Un immense silence s’en suivît dans la salle, seulement chahuté par le rire incontrôlé de Dante qui cherchait vainement à reprendre son souffle. La temps sembla se suspendre un instant, juste assez pour que ne passe la crise d'hystérie et que Dante appuyé contre un mur les larmes au yeux et les côtes douloureuses se redresse et un sourire narquois aux lèvres se penche en avant, comme un jardinier observant deux de ses plus belles fleurs et ne lâche à l’attention de Kiefer sur un ton faussement emprunté :

« Dites-moi maîtres comment allez-vous punir cette petite Arrancar, ma foi bien téméraire, pour son effronterie? »


Le son bourdonnant d’un Sonido résonna dans la salle, tandis qu’à peine les derniers mots prononcé, il se déplaça sans que personne si ce n’est Kiefer ne puisse le suivre, devant l’amusante Arrancar. Il se mît à l’observer sous toutes ses coutures, sans aucune retenue et sonda un peu plus profondément son esprit agité, signe d’un tempérament emporté et impulsif. Il ne pût s’empêcher de remarquer que la surprise c’était jointe à la peur dans ses pensées, qui se bousculaient sans cesse dans sa tête. Il leva la main doucement vers son visage et dans un geste qui le surpris lui-même lui ébouriffa affectueusement les cheveux, se doutant qu’au fond, ce geste ne lui plaira sans doute pas beaucoup. Puis il releva la tête, comme si son analyse était terminé et plongea son regard dans les yeux nébuleux et pétillant du Primera. Se demandant non sans une once d’insolence qu’elle serrait la réaction du maître de Las Noches face à son intrusion. D’ordinaire il ne se mettait que très rarement en travers de sa route et leur rapport était même plutôt bon, si pas amicaux. Dante était le première Espada à l’avoir rejoint et probablement un Arrancar aussi vieux que lui, peut-être même plus, qui n’avait pas du attendre la venue d’un nouveau maître à Las Noches pour en devenir un. Ce qui laissait encore plané un doute quand à la limite de son potentiel. Mais la, il était curieux de savoir comment réagirait le Primera, interrompu dans son jeux. Prendrait-il cela comme un jeux ou comme une insulte. Et au fond, la vraie question…Comment lui réagirait-il ? Après avoir longuement sondé son regard, il baissa à nouveaux les yeux vers la petite Fraccion et lui dit d’un ton avenant et dénué de tout sous-entendu.


« Comment t’appelles-tu jeune femelle ? »


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MessageSujet: Re: Marche (pas vraiment) solitaire   Jeu 12 Juin - 15:59

La réponse de Netaly suivie de cette témoignage de fringale aurait pu faire rire Kiefer si un autre n'avait pas pris l'initiative de lui voler ce plaisir. Depuis déjà quelques minutes, il avait senti le Secunda approcher, mais n'y avait pas vraiment fait attention, se contentant de noter le fait. La progression était rapide, et ne voulait dire que deux choses principales : soit Dante avait un rendez-vous urgent dans un endroit du palais qui l'obligeait à passer par ici, soit il avait quelquechose de plus urgent encore à dire au Primera. Pas un instant, pour être honnête, il n'avait pensé que l'Espada se rapprochait simplement par curiosité. Le Secunda était suivi, par un "petit level", certainement sa fraccion habituelle, mais il n'y attacha pas d'importance. Ce n'était qu'un détail. L'Arrancarette qu'il avait près de lui était plus intéressante.

Dante venait de se présenter dans leur champ d'action direct, posté sous la Grande Porte de la salle du Trône, mais il ne se retourna pas. Kiefer envisageait en fait de le laisser poiroter, avec l'hypothèse que l'autre se lasse et s'en aille. Si vraiment c'était important... le Secunda attendrait qu'il en ait fini avec Netaly. Mais c'était sans compter la réaction de Dante face à la réponse de l'arrancar. Ce rire... Ca cassait tout.

Les mains toujours posées sur les épaules de l'arrancar, Kiefer desserra un peu ses doigts sans y faire attention. En contrepartie, dû à sa contrariété, la pression de son Reiatsu augmenta. Oh, il n'y avait pas de quoi faire du mal à un fraccion, juste de quoi les faire frémir. Ce n'était bien entendu pas assez suffisant pour avoir un impact sur le Secunda, mais de toute façon ça n'avait jamais été le but du Primera. Alors qu'il était jusque là penché en avant, il se redressa, et tourna la tête vers Dante. Ils n'étaient pas face à face ça suffisait largement pour contempler dans toute sa splendeur le bougre plié en deux. Après le rire tonitruant, il fallut à Dante un temps étonnamment long pour reprendre son souffle, et chaque minute qui passait irritait de plus en plus le Primera.

C'est vrai quoi, on ne pouvait pas être tranquille dans ce palais? Kiefer n'aimait pas qu'on le rejette, certes, mais ce n'était pas pour autant qu'il voulait qu'on vienne piétiner ses plate-bande. Le sourire narquois de Dante finit de lui enlever ses traces de bonne humeur. Son visage qui s'était raidi depuis l'arrivée du Secunda se ferma complètement. Il ne prit même pas la peine de répondre tout de suite à la question de l'Espada, qui de toute façon n'attendait pas de réponse. C'était une question rhétorique, débattre là dessus n'aurait servi à rien, surtout maintenant.

Suivant l'intrus dans son Sonido, il le vit s'approcher d'eux pour se placer en face de Netaly. La façon dont il l'observait, sous toutes les coutures, se penchant, sans gène... Ou avait il apprit à vivre? Il n'y aurait pas eu les fraccions, Kiefer aurait bien poussé son Reiatsu, histoire de lui faire plier l'échine. Mais les dommages collatéraux seraient trop importants pour se le permettre. Quand à focaliser son Reiatsu... Bwarf, des contraintes, et la flemme c'est sacré, non? A la place Kiefer se contentait de regarder, sans bouger. C'était étonnant que la petite Arrancar devant lui se laisse faire, ne cherchant pas à échapper à cette main effrontée qui la décoiffait sans vergogne.

Dante n'était pas une mauvaise recrue. Sa puissance n'était pas négligeable et ce n'était pas pour rien qu'il était placé si haut dans l'Espada. C'était une personne certes un peu étrange, mais qui ne l'était pas à Las Noches? Il avait été le premier à répondre à l'appel de Kiefer, et si leur relation n'était pas spécialement approfondie, elle n'en était pas moins tout à fait satisfaisante d'habitude. Le Primera ne l'aurait pas considéré comme un ami, non, quand même, mais disons qu'il était moins difficile à vivre que d'autres. Sauf là. A quoi jouait-il? La notion de propriété était quelquechose de très ancré dans l'état d'esprit de Kiefer et là Dante était en train de dépasser les limites de son territoire. En plus, il ne semblait absolument pas gêné de le faire. Les yeux rouges plantés dans les siens, Dante semblait badin, curieux, et... stupide, mais ça c'était une interprétation purement Kieferienne. L'échange de regards se prolongea, et le Primera prit soin de ne rien laisser filtrer de son émotion par ce biais là. De toute façon, ses manifestations de Reiatsu parlaient pour lui.

Dante a écrit:
"Comment t'appelles-tu jeune femelle?"

"En quoi cela t'intéresse t'il, serais tu las de ta propre fraccion?"

C'était la première fois que Kiefer desserrait les dents depuis l'arrivée de Dante. Son ton était calme, ce qui n'allait pas du tout avec son état d'esprit.

"Dois-je comprendre par ton intrusion que tu t'intéresses aux Fraccions des autres? Ou bien cela veut il dire que tu es assez désœuvré pour venir hanter les couloirs de Las Noches à la recherche d'occupation?"

On aurait pu croire avec la musicalité de sa phrase qu'il s'agissait qu'une discussion normale, sans sous entendu. Mais... Il ne fallait pas non plus être un devin pour lire entre les lignes une signification du genre : prière de dégager de là et de nous laisser tranquilles...

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MessageSujet: Re: Marche (pas vraiment) solitaire   Ven 13 Juin - 16:07

[HRP]yahou,enfin validé!![HRP]

Ellana vagabondait tranquillement dans les couloirs de Las Noches, en train de repenser à la passée, lorsqu’il entendit une grosse explosion. Il se retourna subitement et fit tout de suite une recherche de Reiatsu. Malheureusement, il ne sentit aucun reiatsu s’appartenant à un shinigami ou un humain. Surtout, il s’aperçut de manière soudaine que l’explosion en question venait du trône. Curieux… Pourtant, il n’avait senti aucun reiatsu ennemi.De plus, la primera s’y trouvait aussi. Mordu par la curiosité, il se mit sur une fenêtre et utilisa son sonido pour passer derrière la salle du trône. De par la, il diminua son reiatsu au maximum et creusa un petit trou discrètement. Il s’y glissa et se mit derrière le trone.Un grand éclat de rire retenti et il jeta un coup d’œil. Le mur a coté était fracassé, et en face, il y avait trois arrancar.il reconnu les numeros uno et dos, mais la troisième arrancar lui était inconnu. Celle-ci était dans une bien mauvaise position, Ellana le voyait bien. Il ouvrit un peu ses « pesquisas » et sonda son reiatsu. Cette Arrancar avait le niveau d’un fraccion… il compris alors ce qui s’était passé. Cette fraccion s’était énervé et avait pété le mur, et s’était fait prendre, la pauvre... il entendit les deux espadas lui demander pourquoi, et la réponse de la fraccion ne se fit pas attendre.

« Ça dépend de quoi on parle, Si c'est pour le mur, disons qu'il était au mauvais endroit à un putain de mauvais moment. »

Ellana poussa un petit ricanement inaudible. L’humour de cette fraccion lui plaisait.il décida de lui donner un coups de main si ça allait trop loin. Ce qui arrivera sûrement…Il n’était pas spécialement ami avec Dante, celui-ci lui était juste sympathique. Quand à Kiefer, il ne le craignait pas le moins du monde, mais il adorait l’asticoter un peu pour voir ses réactions très changeante. Il sorti de derrière le trône et s’accroupi a coté, attendant la suite et étudiant la situation de loin. Lorsque la segunda parla de punir la malheureuse fraccion, il se dit que, lui qui se tordait de rire depuis un petit moment, il était mal placé pour parler de punition envers la personne qui l’avait tant fait rire. El numero dos fit de nombreux Sonido autour de la fraccion, afin de l’analyser, même si la tercera trouva cette manière un peu étrange. Il lui parla ensuite d’un ton bas ,et Ellana dus aiguiser ses sens pour entendre.heureusement,l'accoustique du lieu l'aidait un peu...:

« Comment t’appelles-tu jeune femelle ? »

La, Ellana ne put resister.Après que Kiefer lui ai répondu, Il cria, suffisamment fort pour que les autres l’entendent :

«C’est vrai, ça, Pourquoi cette question ?tu veux sortir avec elle, ou quoi ? »

Les arrankars sursautèrent et commencèrent a chercher l’auteur de ses paroles.Ellana arrêta de dissimuler son reiatsu, et ils le trouvèrent sans difficulté. Ellana vit que la primera et la segunda n’était pas très satisfait… Il comprenait pourquoi, ou du moins l’imaginait très bien. Il se redressa, et utilisa un sonido simple pour aller derrière eux. Il adressa à la fraccion un sourire radieux et parla aux deux espadas

« Je sais qu’on s’ennui a en mourir, mais tout de même… aller jusqu'à torturer une pauvre fraccion, la pauvre… »

Puis Ellana se retourna vers la fraccion, l’analysant visuellement.Effectivement, celle-ci tentait de le cachait, mais elle avait la frousse, c’est évident… Il détourna son regard rapidement, puis s’adossa contre un mur. Il se demanda comment aller réagir la primera, surtout…

" Enfin. Maintenant, faites ce que vous voulez.Mais a votre place, je m’occuperais de manière différente...Si vous croyez être les seuls a vous ennuyer.En tout cas,je crois que les paroles de…Kiefer,c’est ça ? sont parfaitement appropprier,dans ce cas…Raah !j’ai besoin d’un peu d’action, moi !"

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Netaly Zinga
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MessageSujet: Re: Marche (pas vraiment) solitaire   Lun 16 Juin - 21:42

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Jusqu'à présent, Netaly s'était focalisée sur la Primera, c'est pour ça qu'elle ne sentit pas la présence de la Segunda avant que celui-ci ne pénètre dans la salle. Elle n'y fit cependant pas très attention : le chef des Arrancars se tenait tout contre elle, alors elle voyait mal comment sa situation pourrait encore se dégrader.
À peine les gargouillis de son ventre criant famine s'étaient-ils tus qu'un rire tonitruant retentit dans la salle du trône. Netaly sentit la Primera desserrer son étreinte sur ses épaules, et se risqua à tourner la tête pour regarder ce qu'il se passait près des portes, suivant le mouvement de celui qui la tenait toujours. Plié en deux, la Segunda - son nom à lui elle croyait s'en souvenir, ce devait être quelque chose entre Dent et Dan - ne semblait pas pouvoir s'arrêter. Le reiatsu de son chef augmenta soudainement, juste assez pour faire sentir aux personnes présentes sa contrariété ; Netaly fut surprise qu'il ne déploie pas plus d'énergie que ça : même elle n'avait aucun mal à rester debout, alors qu'elle se trouvait juste à côté de lui!
À quelques mètres d'eux, la Segunda n'en pouvait plus. Netaly jugea la scène ridicule : ce type appuyé contre son bout de mur, qui cherchait sa respiration comme un vieil asthmatique, il appartenait vraiment à l'Espada? Sans rire, même Esaac avait plus de classe!

« Dites-moi maître, comment allez-vous punir cette petite Arrancar, ma foi bien téméraire, pour son effronterie? » demanda la Segunda quand elle eut récupéré sa voix.

Non mais de quoi il se mêlait, celui-là?! C'était pas parce que ce type était de l'Espada qu'il pouvait se permettre de parler d'elle comme si elle n'était pas là! Pour le coup, toute peur avait disparu en elle, chassée par la colère qui l'envahissait à vitesse grand V. Netaly n'avait jamais été d'un tempérament calme, et les limites de sa patience étaient rapidement atteintes. Si la Primera n'avait eu ses deux mains posées sur ses épaules, elle aurait sans doute marché sur l'autre Arrancar sans réfléchir aux conséquences. Elle avait horreur que ce genre de gus se moque d'elle. Leur chef, lui, ne daigna pas lui répondre : cette marque de mépris avait d'ailleurs peut-être plus d'impact sur la Segunda que toutes les insultes que la petite Numeros aurait pu lui cracher au visage.
Soudain, un nouveau claquement de fouet se fit entendre, et il apparut devant elle pour se mettre à la scruter d'un air curieux. Et puis quoi encore?! D'abord la Primera qui posait ses doigts n'importe où, maintenant cet abruti qui la reluquait à quelques centimètres de distance! Netaly lui adressa un regard mauvais, les ailes de son nez se froncèrent comme si elle s'apprêtait à mordre, mais cela ne fut d'aucun effet sur la Segunda, qui poussa l'audace jusqu'à lever sa main et aller ébouriffer ses cheveux déjà hérissés. C'en était trop. La petite Numeros allait lui sommer d'arrêter, mais il la devança et ramena sa main à lui. La dévisageant toujours de ce même air amusé absolument énervant, il lui posa une autre question... qui ne fit qu'augmenter la rage de Netaly. "Jeune femelle"? C'était quoi cette façon de s'adresser aux gens?! Qu'il se présente lui, d'abord!
Une fois de plus, l'un des Espada la devança au moment où elle s'apprêtait à parler. Ça devenait une habitude.

« En quoi cela t'intéresse-t-il, serais-tu las de ta propre Fraccion ? » fit la Primera d'un ton calme qui ne trompa personne.

Il fallut à Netaly tout le temps qu'il remette la Segunda à sa place pour qu'elle réalise la portée de ses paroles : il venait de parler de Fraccion. Ça voulait dire quoi, ça? Il s'était embrouillé dans les termes, ou bien... il la prenait à son service? L'idée n'était pas désagréable en soi, ça voulait dire qu'il n'avait pas l'intention de la punir comme l'autre l'espérait, mais d'un autre côté... la perspective de devenir son larbin n'enthousiasmait que très moyennement la petite Arrancar.
Et c'est là qu'une troisième voix retentit. Netaly n'en fut même pas surprise.

« C’est vrai, ça. Pourquoi cette question ? Tu veux sortir avec elle, ou quoi ? »

Le ton du nouveau venu était plutôt crétin, tout autant que sa remarque. Celui qui venait de poser cette question émergea de l'ombre du trône en modifiant les émanations de son reiatsu. Il s'agissait d'un type d'une pâleur maladive, qui lui adressa un sourire débile dès qu'il fut près d'elle. Allons bon, c'était qui ça encore, un singe albinos? Ledit singe s'adressa aux deux Espada qui l'entouraient, visiblement plus pour s'écouter parler que pour engager la conversation, exactement le genre d'attitude propre aux vantards. Enfin bon, au moins il lui apprenait quelque chose d'intéressant : la Primera s'appelait Kiefer. Netaly se doutait bien que son nom commençait par un "K"!
Elle rappela le nouvel arrivant alors que celui-ci s'adossait contre le mur le plus proche.

« Eh, la "pauvre" Fraccion, tu l'appelles encore une fois comme ça et c'est c'qu'on pourra dire de tes valseuses, t'as pigé face de navet ?! » siffla-t-elle, le buste légèrement penché en avant - les doigts de Kiefer lui autorisaient encore ce mouvement.

Elle ne fit aucune remarque à la Segunda à propos du "femelle" employé pour la qualifier un peu plus tôt, bien que sur le moment elle ait très sérieusement songé à lui lancer la même chose ; dans son esprit, c'était le nouvel abruti qui méritait le plus de se manger une raclée, et une belle!
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MessageSujet: Re: Marche (pas vraiment) solitaire   Lun 16 Juin - 23:26

HRP: Post terminé la sur l'instant, vu que la fièvre est tombé lol, cela dis je tiens à m'excuser il n'est pas terrible. Au moindre problème MP. Je corrigerai pour Fraccion/Numéros dans mon premier post le plus rapidement possible.Bonne lecture.

L'ennui, cet ennui profond qui s'enracinait au coeur de tout être même le plus puissant et contre lequel chaque conscience même la plus ignorante tentaient sans arrêt de se battre. L'ennui qui vous recouvrait comme un chrysalide dont on ne parvenait pas à s'échapper. Cet ennui lancinant qui écrasait tout et touchait tout, plus on était puissant plus l'ennui était grand. L'ennui était l'ennemi de toute conscience intelligente et particulièrement des plus grandes, celui qui était puissant plus que quiconque luttait contre l'ennui, sans arrêt, sous peine d'être englouti dans ses ressacs et ballotté dans les tréfonds obscur de la lassitude. Lassitude qui menait invariablement à deux choses, la mort par décrépitude, ou la folie. Les Espadas, incarnation ultime de la puissance Hollow étaient plus que quiconque sujet à cette ennui, plus que n'importe quels autres créatures de ce monde, ils étaient en proie à cette inévitable soif de distraction...et de jeux. Cela pouvait prendre les formes les plus édifiante, les plus cruels, les inattendues ou les plus puérils. Au fond les Arrancar pour la plupart ressemblait à des enfants, des enfants dotés d'une puissance et d'une intelligence hors norme qui s'ennuyaient. Et ils n' en étaient que plus dangereux, même si Dante concevait parfaitement cela et avait à l'esprit cette infantilité tardive dont pouvait parfois faire preuve même les Arrancars les plus puissants et les plus vieux, il avait également conscience de ne pas échapper à cette règle. Et cet situation l'illustrait parfaitement. Il avait pénétré la salle du trône avec la malice d'un enfant, avait taquiné et bousculer le Primera, son Primera avec cette même idée de jeux qui le taraudait, cette envie irrésistible d'échapper à la chape de plomb léthargique qui assombrissait son esprit. Et avait approché les limites de l'insolence avec Kiefer.

"En quoi cela t'intéresse-t-il, serais-tu las de ta propre Fraccion ?"


Cette question la, il en avait immédiatement compris la signification, posée sur un ton calme, presque dur et froid, elle se fichait comme un pieux en plein coeur, comme un avertissement tacite entre deux prédateurs dont l'un grognerai gentiment pour illustrer son mécontentement. Mais au fond c'est ce que Dante avait cherché non?Oui, sans aucun doute, lui aussi avait sa distraction. Son sourire s'élargit, ses yeux se posèrent à nouveau sur la petite Numéros, il se délecta un instant des pulsions de Reiatsu irritée qu'émettait son Primerra...Sourit de plus belle et entrouvrit la bouche pour répondre. C'est la qu'il intervint, il aurait pu choisir n'importe quel moment pour se montrer, tous l'avait repéré, sauf peut-être la Numéros et c'est la qu'il choisit d'intervenir. Ellana...Dante connaissait mal cet Arrancar au teint blafard et au sourire outrageusement enthousiasmé, il n'avait rien d'anthipathique au première abord, mais l'insolence avec laquelle il intervint ne fît plané aucun doute quand à la réaction du Primera. Situation délicate s'il en est...ne put s'empêcher de penser Dante. Il apprécia l'espièglerie de l'Arancar, bien qu'il ait mal choisi son moment, il se retourna vers lui, la question posée était sommes toutes ridicule, il décida de ne pas y répondre, d'ailleurs elle n'attendait probablement pas de réponse. Il détailla l'Arrancar comme il avait quelques instants avant, détaillé la Numéros, sans prêter attention aux insanités que cette dernière proférait. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il avait fais une entrée remarquée, Dante était curieux de savoir comment allait se dérouler la suite avec cette nouvelle intrusion. D'autant qu'il avait semblé, avoir oublier l'espace d'un instant le nom de son maître, Kiefer était hors de lui, il le sentait sans même prendre la peine de sonder le Reiatsu qui émanait de son corps. Son sourire s'effaca cependant quand il repensa au premier mot qu'avait prononcé le Primera. Cette question paraissait, elle aussi un peu ridicule en soi. Ce lasser d'Esméralada?


"Se lasser d'Ellena? Comment pourrait-on se lasser d'une personne qui ne rentre pas dans de tel considération? Ellena...C'est une partie de moi-même maître Kiefer, quand je m'ennuie elle s'ennuie aussi. Mais on ne peut pas se lasser d'une partie de soi ou de quelques choses d'indispensable. Par contre indispensable n'inclus pas divertissant, aussi, comme tout Espada aujourd'hui à Las Noches, je suis soumis au même, récurent et obsédant problème, auquel je suis sur vous devez vous aussi faire facee et qui explique aisément cette situation sommes toute...Étonnante autant que comique. Mais cela ne me dis toujours pas ton nom petite?"

Il planta à nouveaux ses yeux dans ceux du Primera, admirant un instant la fascinante irritation au bord même de la colère, qui grondait au fond, contrastant avec la lueur d'intérêt et de curiosité qui brillait dans les siens, empreinte toujours de cette animalité qui rodait constamment au fond de son être et de ses iris rouges sang. Puis s'inclina légèrement devant Kiefer...Geste peut-être incompréhensible pour tous, mais il le savait, pas pour le Primera. Comme au premier jour lorsqu'il avait croisé son regard d'acier et que Kiefer sans sourciller avait plongé droit dans son regard, dans ce bain de sang et de mort qui avait seul parfois suffit à effrayer même un Vastro. Il l'avait laissé pénétré son esprit, saccager ses souvenirs, sans bouger, il avait observé son esprit sondé le sien, l'approché, le touché, puis s'était incliné, comme la, à cet instant même. Une soumission, jamais totale, sans quoi elle n'aurait aucun sens, que serait un Secunda qui ne tiendrait lieux que de combattant émérite? Un pion, un pauvre pion et pas un soutien, Dante était dangereux pour Kiefer, Kiefer l'était encore plus pour Dante, mais lui avait besoin du Primera et le Primera avait probablement besoin de lui et pas seulement pour combattre à ses côtés, non, de ce danger constant qui flottait comme une barrière entre eux, naissait le caractère indispensable de leur association. Cela n'aurait aucun sens l'un sans l'autre, même un dictateur ne règne pas seul et même le plus puissant de tous les Hollows, même le légendaire Aizen et encore moins le tout puissant Kiefer ne régnait seul, sur Las Noches. Dante se tourna encore vers l'Arrancar importun pour l'observer, reculant d'un pas, se rangeant au côté de son Primera, derrière lui, les mains désormais enfoncées dans les poches. Une goutte de sueur perla sur le front d'Ellena, tous avait les yeux rivé sur le nouvel arrivant, un silence de mort pesait dans toute la salle, il avait de loin dépassé les limites...Et probablement la savait-il lui-même. Les lèvres d'Ellena s'entre ouvrir, tremblante à l'image de son corps, comme une enfant en plein cauchemar. Elle n'avait jamais supporté la froide animalité et la réaliste cruauté du Primera...dès le premier jour.

"Maître Dante partons..."

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MessageSujet: Re: Marche (pas vraiment) solitaire   Mar 17 Juin - 19:50

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Kiefer avait conscience qu'il n'était pas aussi calme qu'il aurait dû/put. Il avait aussi conscience du fait qu'il y avait un peu trop de monde dans cette salle du trône, en comptant ceux qui étaient entrés par la porte et les autres qui jouaient les vandales derrière le trône en croyant être discret. Pourquoi, alors que généralement on le fuyait, toutes les mouches venaient se rassembler juste au moment ou il était tranquille avec la petite Numeros? Il la tourmentait un peu, certes, mais rien de méchant, après tout elle avait pété un mur, quoi... Et là, paf, 4 personnes plus lui. C'était trop.

La voix du Decima résonna dans la salle du trône quand il se décida à sortir de sa cachette. Vu l'état d'esprit de Kiefer, on aurait pu lui faire la meilleure des surprises du monde, ça ne l'aurait pas sorti de sa mauvaise humeur. Alors qu’un Monsieur cachet d'aspirine ramène son postérieur blanc pour faire son malin... Très peu pour lui. Son genre à lui n'était pas de sauter directement sur le plaisantin pour lui flanquer une bonne fessée. Non, il pouvait se montrer bien plus fourbe que ça, aussi ne fit il rien. Ses mains étaient toujours posées sur les épaules de Netaly, et s’il ne cachait pas son bouillonnement intérieur, il n'en bougeait pas pour autant.

Dante continuait son laïus, répondant aux questions de Kiefer alors qu'il n'en attendait pas tant. Dans son discours, Kiefer repéra un mot cependant qui lui fit tourner la tête : "maître". Posant son regard vers Dante, il le laissa finir et ils se dévisagèrent, un peu en chiens de faïence. Un Primera seul ne sert à rien, et ça, Dante le savait. On ne régnait pas sur le vide, pour concrétiser leurs plans, être seul était impossible. Avoir quelqu'un comme le Secunda à ses côtés était une nécessité tout simplement parceque c'était la compétition qui régissait depuis leur mort tous les Hollows, et Kiefer en particulier. La compétition pour la nourriture, pour la survie. La bataille à l'intérieur du corps du Gillian... C'était ce besoin de dépassement des autres qui guidait leur vie. Dante était le moteur de Kiefer, et réciproquement. C'est grâce à lui que le Primera savait qu'il ne pouvait se permettre d'être autrement qu'irréprochable. Qui dit qu'en cas de faiblesse le Secunda n'allait pas tenter de prendre sa place? Leur niveau était différent, mais un écart à ce niveau n'était pas si évident. Une différence de 100 points était plus flagrante sur 1000 que sur 1 million... C'est lorsque Dante s'inclina que le Primera comprit que la bataille pour la domination attendrait plus tard. Peut être était il paranoïaque en songeant qu'ils étaient concurrents pour le trône, Dante n'en avait peut être rien à faire, il n'avait peut être pas ce but là. N'empêche qu'à sa place, Kiefer aurait agi ainsi alors il ne pouvait s’empêcher d’y songer.

Ellana quand à lui n'était pas spécialement quelqu'un que Kiefer portait en haute estime. Non, ne soyons pas si péjoratif, disons juste qu'il n'avait aucun intérêt pour lui. Il ne le côtoyait pas vraiment et ça ne le dérangeait pas, sachant que le Decima avait une notion plus que relative du respect qu'il se devait pourtant de présenter à un supérieur, quel qu'il soit. Chez les shinigamis et chez les humains, il y aurait eu des bonnes pattes qui auraient accepté de le côtoyer, et pour ses irrévérences il n'aurait pas subi grand chose, mais au Hueco Mundo, ce n'était pas pareil. Les Arrancars avaient tous avant été des Menos, qui avaient évolué. Ils tuaient pour vivre, parfois pour le plaisir, et pouvaient sans scrupule se nourrir de leurs semblables. Qu'Ellana soit toujours en vie était déjà une belle performance, mais que Kiefer l'ait accepté dans l'Espada en était une autre et parfois il s’en mordait les doigt. Seulement, voilà, tuer tous les Arrancars dont la tête ne lui revenait pas n’aurait pas fait progresser Las Noches... Dommage, non ?

Suite à la remarque de Netaly un coin de ses lèvres s'était étiré pendant quelques secondes en un sourire froid et un peu moqueur. Comme une sorte de récompense, il lacha les épaules de l'arrancar. Elle avait du cran, c'était bien, et à la fois terriblement risqué, non? Désormais libre de ses mouvements, il était curieux de voir ce que la petite Numéros comptait faire. Mais c'était sans compter l'invitation qu'Ellana venait de faire au Primera en s'adossant au mur. C’était un geste tout simple, banal, habituel, mais en faisant ça tout bon guerrier savait qu’il se bloquait une porte de sortie : la retraite en reculant En plus le voilà qui demandait de l'action. Et bien en supérieur attentionné et dévoué, il allait lui en fournir un peu.

Les yeux d'Ellana devaient être douloureux avec cette lumière vive qui palpitait désormais si près de son visage. En un Sonido, Kiefer avait parcouru la distance qui les séparait. Calculer le moment optimal, celui ou "son adversaire" commençait à cligner des yeux, était une habitude que le Primera avait prise depuis longtemps. L'effet de surprise n'en était que plus flagrant. Sa main gauche était posée sur l'épaule du Decima, qu'il appuyait contre le mur avec son poids. La droite quand à elle était postée en l'air à une vingtaine de centimètres du visage d'Ellana, et entre eux deux la jolie boule de lumière verte d'un Cero naissant faisait grésiller l'air. C'était de la taille d'une tête d'enfant, plus petit que celle d'Ellana. L'intention de Kiefer n'était pas de lui cramer la face... Mais plutôt de lui faire un peu roussir les poils...

"Tu veux que l'on s'occupe de toi de manière différente? Tu t'ennuies? Tu veux de l'action? Penses avant de parler. Tu réclames le bâton pour te faire battre!"

Ses yeux verts ouverts en grand, les dents bien visibles et légèrement desserrées, pour tout dire, il n'avait pas l'air très sain d'esprit. Il ne faisait pas exprès de prendre cet air là, c'était naturel (ce qui soit dit en passant n’est pas vraiment une remarque rassurante). Son but n'était pas de tuer, c'était clair pour quelqu’un qui le connaissait un minimum… Pour le Secunda par exemple. Il aurait voulu en finir, il n'aurait pas parlé et il n'aurait pas cherché à stopper son Cero. Non, le Decima n'était pas destiné à griller dans les prochaines minutes, mais le savait il lui-même ? Si il se doutait qu’il aurait la vie sauve, alors la fois ou Kiefer serait sérieux, se méfierait il ?

Kiefer maintint la position une dizaine de secondes avant de refermer sa paume. La boule du Cero implosa dans un éclair lumineux avant de disparaître totalement. Il avait annulé son attaque. Se redressant, le Primera retira sa main de l'épaule d'Ellana et fit quelques pas nonchalents en arrière afin de s'éloigner du groupe entier. Arrivé à plusieurs mètres d'eux, il s'arrêta, l'air calme et... quelque peu las. Son ton lui aussi était calme mais fort et clair.

"Partez. Tous."

Il n’avait pas besoin de plus de mots pour leur signifier qu’ils devaient quitter son territoire.
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MessageSujet: Re: Marche (pas vraiment) solitaire   Sam 21 Juin - 6:02

Les réactions des arrancars n’étaient pas vraiment comparables à ce qu’Ellana pensait au départ…
Tout d’abord, la réaction de la fraccion lui semblait exagérer,sur le coups.Mais ça prouvait qu’elle avait du caractère,quelque chose qu’Ellana appréciait beaucoup Mais il ne put s’empêcher de faire un peu d’humour et eu un petit mouvement de tête vers le coté.

« Houlà !!J’ai peur !et tu peux me dire la couleur du navet, avant ?ou plutôt les couleurs, avant de dire ca.J'ai bien peur qu'il y ait une confusion.… »

Mais ce qui le surprit le plus était la réaction de la primera. En effet, celui-ci avait profiter d’un moment d’absence d’Ellana (il adorait rêvasser, et avait commis l’air de commencer a faire ses rêveries habituelles) pour se rapprocher avant qu’il ait dit « ouf ».La main de la primera fonça vers son épaule et le plaqua contre le mur, tandis que son autre mains remontait et s’immobilisa a vingt centimètres de son visage. L’espada ouvrit de grands yeux.lorsqu’il vit la boule se formait.Un celo !!

« Tu ne comptes tout de même pas… »

"Tu veux que l'on s'occupe de toi de manière différente? Tu t'ennuies? Tu veux de l'action? Pense avant de parler. Tu réclames le bâton pour te faire battre!"

Il remarqua le mouvement de Dante qui se mettait du coté de la primera et se mordit les lèvres, réalisant qu’il avait fait une gaffe. Il était fort, mais n’était pas de taille face a la primera, il le savait. Surtout qu’il devait admettre que celui-ci n’avait pas tort…il allait ouvrir la bouche pour répondre, mais la referma direct. Il avait remarqué l’air cinglé de Kiefer, et se dit qu’il valait mieux se taire pour le moment. Mais celui-ci ne perdait rien pour attendre… Lorsque l’arrancar referma sa main et s’eloigna, il retint de justesse un soupir de soulagement. le chef de l’espada ordonna a tous de sortir,et il sut qu’il la tenait, sa revanche. Il se planta devant lui et s’inclina avec un air hypocrite, avant de se retourner.Il commença a partir, lorsqu’il planta soudainement ses yeux dans ceux de la primera, et lui fit un sourire. L’ombre faite par ses cheveux entourait ses yeux blancs, lui donnant un air redoutable. Quand à son sourire, il lui donnait un air…démoniaque !!Il accentua son sourire, lui donnant un air maléfique et accentuant son regard.Et il était suffisamment éloigné pour que celui-ci transperce tout le monde !puis il s’en alla avec un sonido, allant on ne sait ou…


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MessageSujet: Re: Marche (pas vraiment) solitaire   Mer 25 Juin - 1:31

Netaly était une vraie pelote de nerfs et s'emportait très facilement. Au début, la peur l'avait paralysée, et elle avait plus ou moins laissé Kiefer faire à sa guise, mais l'arrivée successive de trois autres Arrancars - un membre de l'Espada accompagné de sa Fraccion, quant au troisième, il lui était inconnu - qui s'étaient amusés à la titiller, ça avait été plus qu'elle ne pouvait en supporter. Netaly détestait qu'on se moque d'elle et qu'on la traite comme si elle avait moins d'importance que ceux qui s'adressaient à elle - d'un point de vue hiérarchique, c'était sans doute le cas, mais dans son esprit cela ne constituait pas une raison valable ; son instinct de survie ne faisait pas toujours le poids contre son envie de répondre aux railleries par les poings. Jusqu'à présent, elle s'était dit qu'elle n'attaquait pas parce que Kiefer lui tenait toujours les épaules, mais il la lâcha pendant que le nouvel arrivant lui répondait - elle ne l'écouta même pas, sa voix seule était bien suffisante pour l'irriter davantage. Désormais libre de ses mouvements, la petite Numeros ne prit pas le temps de réfléchir à ce qu'elle allait faire. Elle n'avait jamais eu besoin de réfléchir dans ce genre de situation. Il suffisait de foncer, de frapper là où se présentait une ouverture et, s'il n'y en avait pas, de cogner jusqu'à ne plus rencontrer de résistance. Elle avait toujours fonctionné de cette façon, et ça ne l'avait pas empêché de rester en vie, bien au contraire. Rentrer dans le tas, elle ne connaissait que ça.
Faire taire l'enfoiré qui lui faisait face étant devenu une priorité, elle fléchit les jambes, prête à se jeter sur lui. Malheureusement pour elle, il n'y avait pas que dans la conversation que les membres de l'Espada s'amusaient à lui voler son tour : elle n'avait pas fait un pas que Kiefer se propulsait tout près de l'arrogant à la langue bien pendue, la paume de sa main émettant une lumière verte chargée d'énergie spirituelle. Elle pilla net.

« Eh ducon, c'est ma proie ! » protesta-t-elle en même temps que la Primera prononçait des paroles inquiétantes, du moins pour celui qui était acculé contre le mur, ce qui fit que son intervention sembla se perdre dans l'indifférence générale.

Un changement, presque imperceptible, mais un changement que Netaly perçut néanmoins dans le reiatsu de Kiefer lui fit ravaler ses insultes. Se tenant dans le dos de la Primera, elle ne pouvait voir quelle expression arborait son visage, cependant elle ne put s'empêcher de frémir.
D'ordinaire, lorsque Netaly était en colère, peu de choses étaient en mesure de la calmer. La meilleure solution était de la laisser taper sur ce qu'elle voulait jusqu'à ce qu'elle en ait assez et s'arrête d'elle-même ; c'était généralement comme ça que ça se passait. L'autre solution résidait en un seul mot : l'intimidation. Il ne s'agissait pas d'essayer de l'impressionner, ce type d'attitude avait tendance à avoir l'effet inverse sur elle, elle le prenait plutôt comme un encouragement à venir se battre. La véritable intimidation, celle qui ferait naître un sentiment de peur en elle, pouvait la couper en plein élan et l'immobiliser. C'était cette appréhension qu'elle avait ressentie quand Kiefer s'était approché d'elle la première fois, et ça avait pris de l'ampleur, maintenant qu'il s'apprêtait à mettre un terme à l'existence du vantard aux cheveux blancs. La petite Arrancar n'en était pas à reculer, complètement terrorisée - la menace n'était pas dirigée contre elle - mais les injures qu'elle aurait pû lancer restaient coincées dans sa gorge. Bien plus clairement qu'auparavant, elle sentait que la Primera n'aurait pas besoin de faire le moindre effort pour annhiler son existence, que ce serait pour lui aussi simple que d'écraser un vulgaire insecte. Il avait ce pouvoir.
Mais il ne s'en servirait pas.
Le cero mourut dans la paume de sa main et il s'écarta de l'Arrancar qu'il avait failli réduire en cendres. Netaly crut qu'il partait sans rien dire, mais à quelques mètres de ses congénères il se retourna, et tous purent voir son air las. La tension était retombée, mais il était clair que Kiefer n'en supporterait pas plus. D'un ton calme, il leur signifia à tous de prendre congé.
Alors que le vantard s'en allait, la petite Numeros demeura immobile et dévisagea la Primera. Elle avait compris le message, aucun d'entre eux n'était plus les bienvenus dans la salle du trône, s'ils l'avaient jamais été ; elle n'était peut-être pas très fine, mais ça au moins elle saisissait. Après quelques secondes, elle se dirigea vers les hautes portes par lesquelles elle était entrée un peu plus tôt. Elle ne fit pas de courbette, n'eut aucune marque de déférence pour son supérieur hiérarchique : l'étiquette était pour elle une notion aussi abstraite que la subtilité.
En sortant, elle jeta un coup d'oeil au mur qu'elle avait défoncé à coups de pied rageurs. Les débris encombraient toujours le sol, et la cloison faisait peine à voir. Tout ça parce qu'elle n'avait pas voulu suivre Gleb et Esaac... Enfonçant ses mains dans les poches de son hakama comme elle en avait l'habitude lorsqu'elle marchait, elle se remit en route. Bon, le point positif dans tout ça, c'était que maintenant elle savait où elle se trouvait. Elle allait enfin pouvoir sortir et manger un peu!

Une trentaine de minutes plus tard, c'est à grand renfort de cero que Netaly communiquait son désespoir à un autre mur du palais.


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MessageSujet: Re: Marche (pas vraiment) solitaire   Jeu 26 Juin - 14:34

Dante regarda les différents protagonistes sortir un à un de la salle du trône sous l’injonction du Primera. Fasciné de voir à quel point malgré son caractère bouillonnant, la petite Numéros dont il ne connaissait toujours pas le nom (c’était pourtant une simple question pas de quoi fouetter un chat ou une fraccion, il n’avait même pas été méprisant…ou si peu) avait compris en un instant que la situation de dangereuse était devenue carrément instable. Il était doué au fond Kiefer pour faire peur, non pas peur, pour intimider ! Oui c’était exactement ce à quoi Dante tout à ses constatation, nécessaire après toute rencontre de ce type, était entrain de penser. Esméralda avait senti le changement aussi, mais elle, elle côtoyait un segunda à l’humeur changeante presque vingt quatre heure sur vingt quatre alors ce genre de démonstration d’un Espada ne l’étonnait plus. Ce qui n’empêchait pas qu’elle soit anxieuse et inquiète à l’idée que le Primera excéder de les voir planter comme des légumes n’esquissant pas le moindre mouvement vers la sortie s’en prennent à eux. Parce que Dante ne sortait pas, il était la au milieu de la salle désormais vide avec « son » Primera bouillonnant de colère derrière lui et il ne bougeait pas.
En vérité ce n’était pas par désobéissance ou insolence, il estimait avoir assez chatouillé Kiefer aujourd’hui et le respectait assez pour ne pas justement lui en manquer. Mais dès qu’il avait vu le Primera s’en prendre à Ellana, il s’était désintéressé de la scène qu’il considérait comme parfaitement normal dans le paysage de Las Noches et du Hueco Mundo pour pencher son esprit sur la petite Numéro qui débordait littéralement de rage. Vraiment elle étonnait Dante qui n’en revenait toujours pas que entre les deux plus puissant Espada de Las Noches elle trouve encore la force de se mettre en colère ou de s’irriter de leur actions. Il aimait son tempérament bien qu’il conclu que comme autrefois deux malheureux Hollow jumeaux qui était devenu ses fraccion, son manque de discipline lui coûterait chère avec lui. Enfin chère, il ne la tuerai pas elle était bien trop amusante et lui apparaissait presque même sympathique, mais il ne supportait pas qu’on dévie des voix qu’il traçait lorsqu’on était sous ses ordres. C’est pourquoi il ne prenait que peux de fraccion d’ailleurs. Il préférait les observer avec ravissement évolué seul ou sous les ordres d’un autre dans la jungle de Las Noches. En vérité il ne prenait pas fraccion, les fraccions le choisissait. Ainsi il était sur de pouvoir conter sur un minimum de loyauté ou d’auto discipline bien que la notion de choix puisse parfois apparaître dérisoire à Las Noches.

Sans s’en rendre compte il venait de glissé dans ses pensées et d’oublier tout le reste, réfléchissant depuis l’instant ou Kiefer avait montré les crocs, sur cette intrigante petite Numéros et suivant en pensée chacun de ses pas analysant son esprit. Le plus impressionnant c’était qu’elle était déjà passé à autres chose, comme si ce qui venait de se passer n’était rien de plus qu’une anecdote. La faim…Quel pouvoir merveilleux que celui de la faim, qui permettait de bousculer tout les problèmes et balayer tout les soucis des Numéros. Il avait toujours trouvé incroyable la façon avec la quel les Fraccions et les simples Numéros ne substituaient jamais totalement la faim qu’ils avaient connue quand il était Hollow, ils la reportaient toujours sur quelques chose, quand elle ne se manifestait pas à l’état pure simplement. Et restait si puissante que pour elle ils pouvaient tout oublié. Dante ne connaissait plus vraiment cette faim, lui son problème c’était le vide qu’elle avait laissé en partant. Que restait-il pour occuper ses journée ? En passant totalement outre le stade de prédateur au sens primale du terme il était devenu une forme d’intelligence, puissante et efficace avec des envies qu’il ne connaissait pas avant, des idées et des pulsion qu’aucun autre Hollow moins puissant ne pouvait connaître mais qui résultait de désir et non plus de besoin. Il était devenu capable de gérer tout, selon sa convenance il accommodait sa nature Hollow. C’était sûrement ça le stade de super prédateur dans la jungle grouillante du Hueco Mundo. Mais les Numéros, qui pouvaient parfois encore évoluer (comme il se plaisait à croire que c’était son cas) n’avait pas encore dépassé ce stade et cette apparence innocence qu’il dégageait était due à cette nature pas complètement maîtrisé de Hollow qui les rattrapait et leur permettait parfois de se vider de toute angoisse, ou stress en ce concentrant…Sur leur faim ! En soi on pouvait trouver cela merveilleux, mais c’était incroyablement fascinant pour quelqu’un comme Dante qui parfois…Donnerait n’importe quoi pour avoir faim, comme au début.

En attendant Ellena consciente que ce n’était pas le moment de se laisser bercer par ses pensées dérivantes et connaissant presque par cœur « son » Dante pris son courage à deux mains et avança avec une élégance coutumière à la Fraccion ses longs cheveux encadrant son visage résolu malgré la peur viscérale qu’elle ressentait vis à vis du Primera (ce qui ne l’empêchait pas de rester digne) et du bu du doigt toucha l’épaule de Dante qui émergea instantanément de ses rêveries et regarda droit dans les yeux sa Fraccion soudainement pris d’une colère sourde…avant de réaliser qui c’était et de prendre délicatement ses mains entre les siennes puis de se retourner vers le Primera. Plantant ses yeux droit dans les siens, encore une fois, mais cette fois sans aucun sourire. Dans ses yeux on pouvait lire une soudaine nostalgie et un nombre incalculable de question. Mais surtout la soudaine peur Primale de ne plus jamais sortir de cette ennui mortelle dans lequel pendant un temps, il avait pu s’extirper. Ses lèvres s’entre ouvrir conscient que sa présence n’était plus désirée mais à cette instant se fichant éperdument de tout caprice d’autorité…Puis se fermèrent. Ses yeux toujours planté dans ceux du Primera, ne transpirait plus qu’une peine, une déception et un ennui terrible qui se traduisait par un vide immense illuminé seulement par cette petite flamme de folie et de génie qui brillait en lui. Dante soupira décrocha du regard presque envoûtant du Primera leva la main pour replacer ses cheveux et claqua des doigts. Immédiatement Ellena sorti, et lui se retourna prenant la direction de la porte. Arrivé sous l’arcade imposante de la grande porte blanche de la salle du trône sa tête pivota, jetant un simple coup d’œil, lentement, las, comme fatigué et une question jaillit.


« Dis-moi Kiefer…Est-ce que…Tu as déjà eu cette envie d’avoir faim ? »


Haussant les épaules et sans même attendre de réponse, il sortit calmement de la salle la tête rejeté en arrière.

« Qui sait… »

La journée risquait d’être longue et profondément lassante après ça…

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MessageSujet: Re: Marche (pas vraiment) solitaire   Jeu 26 Juin - 17:01

Pourquoi ne partaient ils pas normalement, comme il l'avait demandé? Ce n'était pourtant pas un ordre compliqué. Décampez, fichez le camp, barrez vous... Même un enfant aurait pu saisir la demande. Seulement voilà, un Espada, ça a sa fierté, ça ne supporte pas de partir sans se donner une contenance, et Ellana lui donnait le meilleur des exemples à ce sujet. Il avait l'air moins fier quelques minutes auparavant, et maintenant il se plantait devant lui, l'air bravache et complètement hypocrite. Kiefer n'était pas dupe, le message était clair, il se riait de son autorité. Et puis le voilà maintenant qui tentait de faire un sourire intimidant. Le Primera n'était pas le moins du monde effrayé par l'attitude d'Ellana, bien au contraire. Dans son fort intérieur, il imaginait déjà une scène tout à fait jouissive. Il existait des endroits qui n'étaient pas sûrs du tout au Hueco Mundo... Ou alors même le Monde des Humains. Tiens, pourquoi ne pas envoyer Ellana dans une mission d'importance "capitale" dans le monde des humains, en s'arrangeant pour que ce soit dangereux... Très dangereux... Et bien sûr en l'y envoyant seul. Sa fierté d'Espada l'empêcherait de refuser la mission. Quel dommaaaaage, une perte irremplaçable...

Pendant que Kiefer savourait l'idée de cette mission suicide dans laquelle Ellana tomberait dès la prochaine attaque sur Terre, Netaly et Dante n'avaient pas bougé. Ils avaient observé la scène eux aussi, peut être s'attendaient ils qu'il y ait un peu de sport, mais non, Kiefer en avait fini pour aujourd'hui. Le Primera tourna la tête vers la Numeros quand elle se retourna et la suivit un instant du regard, portant en même temps son attention sur Dante. A quoi pensait le Secunda? Il avait lui aussi les yeux rivés sur Netaly et semblait songeur. Emergeant du plus profond des instincts du Primera, un sentiment de propriété vint le faire froncer les sourcils. Il ne connaissait pas la Numeros plus que ça, mais il détestait déjà qu'on la regarde comme si elle ne lui appartenait pas. Il l'avait touchée, elle lui avait évoqué une réminiscence... Elle était effrontée, malpolie et bien trop téméraire... Bref, pas question de la laisser filer! Après une légère moue, son visage reprit son calme habituel. Personne n'avait dû voir ou percevoir son trouble, à part lui même, et fidèle à ses instincts il comptait bien continuer sur cette voix pour "s'approprier" la Numeros.

Les seules personnes désormais présentes étaient Dante et sa fraccion. Les longs cheveux de celle ci auraient pu attirer l'attention du Primera, lui qui était toujours attiré par les particularités physiques de ce genre, mais bizarrement il n'avait aucun intérêt pour cette fille. Trop effacée, trop soumise, pas assez impulsive... N’appréciait-il que les foldingues? Dante le sorti de sa constatation sourde en émergeant de sa rêverie. La colère avait pendant quelques secondes coloré son aura de pourpre, puis s'était immédiatement estompée en reconnaissant la fraccion. Les yeux du Secunda se plantèrent dans les siens, et son regard exprimait un mélange de sentiments assez hétéroclite. Un regard de cocker un peu. Dire que le Secunda était lunatique était un euphémisme. Au lieu de s'en aller comme demandé, le voilà qui ouvrait la bouche... pour la refermer. Ouf.

Kiefer n'avait volontairement pas tenté d'analyser les émotions de Dante, tout simplement parceque chaque Arrancar avait ses démons (c'est le cas de le dire) et qu'il ne tenait pas vraiment à s'attarder sur leur psychologie profonde. Surtout maintenant. Il le laissa donc partir toujours sans rien dire. Alors que le Secunda approchait des portes il s'était lui même retourné, se dirigeant vers ses quartiers, derrière le trône, et vers la grande baie vitrée et son paysage de camaïeux de bleus. Il entendit la question de Dante, se doutant qu'elle n'attendait pas réellement de réponse grâce au ton employé et aussi aux bruits de pas qui continuaient à s'éloigner.

Il ne répondit pas. Quittant la salle du trône, il arrivait dans la fameuse pièce à la baie vitrée. Comme il s'était installé avant que le mur ne subisse les assauts de Netaly, il posa ses coudes sur le rebord, regardant les faux nuages se déplacer. Sa colère était partie mais il n'en demeurait pas moins que son plan pour Ellana serait mis en application. La loi du talion... Il repensa à la question de Dante. L'envie d'avoir faim... Parlait-il de la fin qu'on éprouvait en tant que hollow? Oui, certainement. Cette fin viscérale poussée par le besoin de remplir ce trou béant qui vous barre la poitrine. Evidemment il connaissait cette sensation. Comme tout le monde au Hueco Mundo, il avait éprouvé ça, en avait souffert, avait pris des risques pour cela. C'était à la fois le meilleur des leitmotiv mais aussi le pire des pousses-au-suicide. Quand la faim est dévorante, on est prêt à faire n'importe quoi... Jusqu'à ce qu'on devienne un Vasto Lorde. Il lui sembla que cette sensation avait disparu à peu près à cette époque. Plus on devient capable de réflexion, plus le vide se comble... Et peut être pert on un peu de ce qui faisait votre raison de vivre? Les doutes de Dante n'étaient pas étonnants. Il fallait apprendre à compenser, mais ce n'était pas toujours évident. Le besoin de pouvoir n'était pas mal, ou alors les responsabilités. Ca vous occupait bien. Seulement il restait toujours ce petit manque qui arrivait à vous pourrir les journées... Alors il fallait épier, guetter la moindre envie, et bondir dessus sans attendre. La prendre entre ses mains, la serrer, ne pas la lacher. Se concentrer sur ce besoin ténu qui osait pointer le bout de son nez, l'attraper et s'en repaitre. Cette envie, il fallait en rêver et y penser assez pour la faire grandir, et là, le sang qui coulait était le meilleur des élixirs les plus fins.

"Oui..."

Personne ne l'entendait et ne l'écoutait. L’agitation avait cessé dans Las Noches. Son ventre commença à se tordre... N'avait il pas un petit creux?
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