Bleach Survival

La guerre totale...Les mondes spirituels rattrapés par le réel...Qui l'emportera?
 
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 Succomber à ses plus bas instincts (PV Netaly)

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Kiefer
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MessageSujet: Succomber à ses plus bas instincts (PV Netaly)   Jeu 26 Juin - 19:11

Cela faisait environ une trentaine d'heures que Kiefer ne pensait qu'à une seule chose. Il avait commencé à éprouver une sensation très faible, peut être une fausse impression d'ailleurs, qui s'était manifestée dans la salle de la baie vitrée derrière le trône. Ca lui avait pris un peu par surprise et il s'était jeté dessus avec délectation. Minute après minute, il avait fait en sorte de faire grandir la sensation, l'imposant à son esprit et à son corps jusqu'à ressentir la délicieuse douleur dans son ventre. A chaque inspiration il sentait désormais son estomac qui se tordait, au supplice, avide de combler le manque... La faim.

Peut être étais-ce à cause des paroles de Dante, mais le Primera Espada avait réussi à éprouver ce qui était si difficile à ressentir pour certains hauts levels. Plus la puissance augmentait, moins les instincts dominaient les Menos. La faim qui avait jusque là dominé leur existence se pouvait se faire tenue, plus sourde pour certains Vasto Lordes, jusqu'à disparaître parfois pendant longtemps. Alors quand par bonheur elle se manifestait, il ne fallait pas rater cette occasion. Il ne fallait quand même pas attendre, de peur... d'oublier et de rater sa chance, la chance de la jouissance provoquée par la mise à mort et la curée.

Pendant tout ce temps là, Kiefer était resté dans la même salle, ne répondant à rien, à personne, et ceux qui le connaissaient un minimum ne cherchaient pas à réellement lui parler de choses même importantes quand il était dans cet état. Ca ne servait à rien. Pire, il était facilement irritable. Quand il avait senti qu'il ne pourrait plus tenir la distance bien longtemps, le Primera s'était redressé, cessant de fixer le vide et s’était mis à marcher à travers les couloirs de Las Noches. Il avait patienté quelques minutes aux portes du palais, contemplant l'étendue de sable clair. Son esprit se projetait au loin, analysant les Reiatsus qu'il rencontrait. Les faibles n'étaient pas intéressants, il aurait été dommage de gâcher son appétit pour eux. A partir des adjuchas, ça devenait plus comestible, mais attention à ne pas dévorer une recrue potentielle. La proie qu'il allait choisir devait être assez banale pour ne pas manquer à Las Noches mais tout de même assez forte pour valoir le détour. Au bout de quelques minutes, il la repéra.

Son aura était violacée, ou en tout cas évoquait à Kiefer un violet chaud. Elle était assez forte pour être ressentie correctement depuis sa position et pourtant n'émettait pas ce genre de vibrations qu'il avait par le temps fini par repérer sur les sujets intéressants. Peut être étais-ce un adjuchas condamné à ne plus évoluer? Le dévorer était en quelque sorte un acte de pitié, il n'aurait plus à s'en faire pour sa régression, Kiefer allait le débarrasser de tous ses doutes. C'était plutôt pourri comme excuse, non?

Sans attendre l'Espada entama une série de Sonidos courts, pendant lesquels il prenait soin de camoufler de plus en plus sa présence. C'était une façon comme une autre de mettre la puce à l'oreille de la victime. Kiefer n'aimait pas tomber sur une proie qui ne s'y attendait pas. Là, c'était un peu comme si une présence qui se rapprochait disparaissait en même temps... Singulier. Arrivé à destination, Kiefer profita du relief escarpé pour se poster en hauteur, invisible pour les sens sauf celui de la vue. Mais encore aurait il fallu regarder en l'air. En dessous de lui, au pied de la falaise, s'ouvrait une vallée sablonneuse, comme il y en a des centaines partout. Et à quelques pas de là, le Menos que Kiefer convoitait. A sa vue, son ventre se tordit un peu plus et Kiefer constata avec soulagement que la journée passée avait bien servi à le mettre en appétit.

C'était une espèce de grand échalas tout en pattes. Ou tout du moins avec de longues tiges fines qui devaient être des pattes. On pouvait en compter cinq, ce qui par la nature des choses pouvait peut être laisser comprendre qu'il s'en était déjà fait croquer une... Ou alors c'était normal, possible aussi. Au dessus de cet amalgame insectoïde, posté à environ un bon mètre soixante du sol vu la taille de la bête, de dressait un buste à l'aspect étonnement humain mais surtout étonnement féminin. Une taille fine, un dos cambré, un ventre plat et une poitrine ferme exposée aux regards, le tout d’une teinte grise vaguement rosâtre. Bon, ok, cette partie là était plutôt esthétique, mais malheureusement le reste n'avait rien de joli. Les deux bras ressemblaient assez au look brindille des jambes d'insecte, avec des barbillons qui devaient bien couper les chairs, et la tête de la bête (ceci dit aux traits plutôt agréables, un mélange entre un visage humain et une tête de félin) n'était en fait pas posée sur le cou au sommet du buste, mais bien en bas de son ventre, juste devant le nombril, soit à 1 mètre 80 de hauteur (au moins on pouvait la regarder dans les yeux…). Tout ceci donnait un peu l'impression qu'il s'agissait là d'une sculpture macabre d'environ 2 mètres 60 de haut composée d'un corps décapité monté sur un assemblage de barres en bois courbé. Dit comme ça, ce n'était pas très ragoutant, mais ce n'était pas l'aspect qui intéressait Kiefer mais plutôt "l'odeur" du Reiatsu de l'Adjuchas.

Cela sentait bon, sucré, doucereux et épicé, et vu la façon dont le corps faisait plusieurs tours sur lui même, laissant les yeux fixes scruter le paysage, l'adjuchas ne devait pas se sentir en sécurité. Peut être avait elle (si c’était bien une fille…) senti Kiefer disparaître tout à l'heure. Bon, attendre ou pas? Succomber tout de suite? Oui, cela valait mieux. De toute façon, il ne se sentait pas d'attendre plus longtemps. Restait à se décider entre mort lente et mort rapide. Quelqu'un fit ce choix pour lui. Il ressentait un Reiatsu qui s'approchait dans leur direction, bien trop directement, sans détours, pour que sa destination ne soit pas la même proie. Son niveau était celui équivalent à un numeros, l’adjuchas était donc une victime à sa portée. Il n'y avait pas vraiment de concurrence alimentaire sur ce plan là, mais si Kiefer ne se dépêchait pas, il devrait intimider l'importun en dévoilant son Reiatsu, et ça allait gâcher sa chasse... Aux grands mots les grands remèdes.

Quelques secondes plus tard il tenait dans sa main droite son zanpakuto dégainé, alors que la gauche tenait le fourreau. Il était légèrement accroupi et devant lui la moue surprise de l'adjuchas s'agrandissait alors que le buste et le haut du crâne glissaient vers l'arrière. En une seule coupe, nette et précise, Kiefer avait tranché le corps de sa proie entre les deux mâchoires, horizontalement. Le haut du corps tomba dans le sable avec un bruit mat alors que les pattes insectoïdes faisaient encore quelques pas frénétiques et désordonnés, avant de s'immobiliser et de s'effondrer. Du sang avait maculé le sable blanc d'une jolie couleur lie-de-vin et avait également éclaboussé la tunique de Kiefer. Une grande bande de gouttelettes qui condamnait la tenue à la poubelle, mais il n'avait pas ce genre de considération.

Kiefer aurait pu maintenant cesser de camoufler sa présence, mais il était néanmoins curieux de savoir qui s'approchait... Il connaissait cette présence et en même temps il se refusait de l'analyser réellement, préférant la surprise. S'approchant du buste immobile, il donna quelques coups de lame afin d'adapter sa proie à la taille de sa constitution humaine, puis se pencha, prenant dans ses mains un morceau qu'il avala. Il se tachait les lèvres et le visage mais il s'en fichait bien, tous les arrancars avaient l'habitude du contact du sang, comme tous les prédateurs. La sensation était délicieuse et à chaque bouchée, une étrange odeur se faisait sentir, comme une odeur de brûlure chimique d'acide, laissant comprendre que son organisme assimilait à sa façon les apports de nourriture.
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Netaly Zinga
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MessageSujet: Re: Succomber à ses plus bas instincts (PV Netaly)   Ven 27 Juin - 17:16

Après avoir tourné en rond dans le palais pendant longtemps, trop longtemps, Netaly avait fini par tomber sur deux personnes qu'elle aurait préféré éviter encore un peu : Esaac et Gleb. Elle n'avait toujours pas mangé et de ce fait n'était absolument pas d'humeur à entendre les railleries qui ne manqueraient pas de fuser. Esaac allait se foutre ouvertement de sa gueule et Gleb, quant à lui, se contenterait de quelques remarques bien placées pour retourner le couteau dans la plaie. Rien qu'en imaginant la conversation qui allait suivre lorsqu'ils s'approchèrent d'elle, Netaly sentit la colère monter en elle, manquant de peu de surpasser la faim qui lui tordait le ventre. Le sourire moqueur qui se dessina sur les lèvres d'Esaac quand il vit qu'elle était contrariée la fit sortir de ses gonds.

« Ouais, j'ai pas bouffé ! s'écria-t-elle d'une voix mauvaise, ses yeux plissés allant de l'un à l'autre de ses compagnons avant de s'arrêter sur l'Arrancar roux, Le premier qu'ça fait marrer j'lui explose la gueule !
— C'est qu'elle mordrait ! rigola Esaac qui, sortant une main de la poche de son hakama, fit mine de l'avancer vers les cheveux de son amie, Elle a si faim qu'ça, la pauv' petite~? »

Ladite "petite" réagit au quart de tour et mordit férocement la main tendue, faisant pousser un cri de surprise à son propriétaire, lequel envoya aussitôt son pied dans le ventre de la Numeros. Sous le choc, Netaly desserra les dents et lâcha sa prise. Le coup la projeta à cinq mètres de là, mais elle réussit à rétablir son équilibre et à ne pas se vautrer par terre : faisant basculer ses jambes par-dessus sa tête, elle prit appui sur le sol avec ses mains, fléchit les bras et rebondit, pour enfin se relever. Esaac lui fonçait déjà dessus, sa main gauche posée sur la poignée de son zanpakutô — il n'avait jamais voulu se battre dans les règles de l'art — qu'il ne dégaina qu'une fois qu'il fut sur Netaly. Cette dernière avait elle aussi tiré son sabre de son fourreau. Les lames se heurtèrent dans un crissement métallique qui se répercuta à travers le couloir. L'effet du choc fit reculer la petite Arrancar mais, bandant ses muscles, elle s'efforça de repousser son assaillant. La partie droite du visage d'Esaac était toujours à demi-masquée par les mèches rousses qui tombaient devant son oeil ; il s'approcha d'elle, faisant claquer sa mâchoire dans le vide en souriant, envoyant par la même occasion ses cheveux chatouiller le front de Netaly — il était, après tout, bien plus grand qu'elle. Cette sensation, ce picotement sur sa peau, fit ressurgir dans l'esprit de la Numeros ces mèches d'un blanc presque translucide qui lui avaient frôlé la joue, quelques heures plus tôt, et la voix calme, moqueuse, souveraine de la Primera lui demandant :

« Maintenant explique-moi ton cas. Courage, inconscience ou témérité ? »

La réponse qu'elle lui avait faite était stupide, elle aurait pû y rester, mais il ne s'en était pas offusqué. Les autres étaient arrivés juste après, il pouvait parfaitement la punir pour l'exemple, mais il n'en avait rien fait. Au final, elle était partie sans dommages, juste avec l'estomac dans les talons. Un vrai miracle, maintenant qu'elle y repensait.
Déconcentrée, elle ne para pas le coup latéral que lui porta Esaac. La lame de son ami déchira le tissu qui recouvrait son épaule gauche, griffant la chair au passage. Elle serra les dents et se dépêcha d'attaquer à son tour, pour lui faire oublier qu'elle avait eu la tête ailleurs en plein duel. Ça ne lui ressemblait pas et ça l'énervait, lui faisant perdre le peu de contenance dont la faim ne l'avait pas encore privée. Esaac fronça un peu plus les sourcils mais ne lui fit aucune remarque, préférant se concentrer sur le combat que sur ce à quoi une fille pouvait bien penser.
L'affrontement dura moins longtemps que d'habitude : Netaly était bien trop affamée pour offrir suffisamment de résistance à Esaac, lequel estimait qu'ils perdaient tous les deux leur temps dans cette situation. Après quelques majeurs dressés et les paroles affectueuses qui allaient avec, ils se séparèrent, Esaac partant digérer de son côté tandis que Gleb conduisait la petite Arrancar à l'extérieur. En chemin, il sortit de sa tunique un petit rouleau de tissu blanc qu'il tendit à Netaly.

« Ton épaule saigne toujours, » lui dt-il simplement.

Elle le remercia d'un hochement de tête et entreprit de nouer un bandage serré autour de sa blessure. La plaie n'était pas excessivement profonde, mais les nombreux mouvements que la Numeros avait fait en avaient élargis les bords et empêché la coagulation. Le sang imbibait le haut de sa manche et collait le tissu poisseux à sa peau ; elle dégagea son épaule, faisant pour cela glisser sa tunique sur son sein, et commença par lécher un peu le sang avant de bander la plaie. Gleb lui jetait parfois des coups d'oeil pour voir où elle en était, et surtout pour s'assurer qu'elle ne faisait pas ça n'importe comment. Elle cicatriserait vite, c'était une Arrancar après tout, mais il voyait toujours ses compagnons comme deux enfants à surveiller en permanence. Il n'y pouvait rien, il avait trop pris l'habitude de les paterner.
Ils atteignirent moins d'une heure plus tard l'une des portes donnant sur le désert del Hueco Mundo. En haut des marches, Netaly ferma les yeux et huma l'air. L'odeur de son propre sang emplit aussitôt ses narines, mais elle s'efforça de l'ignorer, cherchant à capter les effluves du monde creux. Elle respira quelques grains de sable, manque s'étouffer, toussa, cracha, le tout son l'oeil impassible de Gleb qui n'essaya même pas de lui taper dans le dos, ne sachant que trop bien ce qu'il adviendrait alors de sa malheureuse main — il s'était bêtement attaché à ses doigts, ça ne le tentait pas trop de les perdre. Après avoir repris son souffle, les larmes aux yeux, Netaly sauta d'un bond au pied des marches, laissant son ami retourner à l'intérieur du palais ; il s'était déjà nourri et Netaly était de trop mauvaise humeur, elle avait besoin de chasser seule pour se calmer.
La petite Arrancar fit quelques pas puis s'arrêta et ferma de nouveau les yeux, enclenchant cette fois-ci ses Pesquisas, le radar naturel dont disposait ceux de son espèce : cela leur permettait de repérer des proies à plusieurs kilomètres de distance et leur évitait d'errer au hasard dans le désert, le ventre aussi vide que l'emplacement de leur coeur. Netaly ne voulait pas d'un amuse-gueule. Il lui fallait quelques chose de beaucoup plus costaud, quelque chose qu'elle pourrait s'amuser à tabasser un peu avant de le dévorer.
C'est ainsi qu'elle dénicha ce qui devait être un Adjuchas, à peut-être deux ou trois kilomètres derrière les dunes. Sans plus tard, elle se rua dans cette direction, utilisant pour cela le Sonido. Chaque fois que son pied foulait le sable, elle se propulsait à toute vitesse une dizaine de mètres plus loin. Elle ne mit que peu de temps à rompre la distance qui la séparait de son repas potentiel. Malheureusement, quand elle arriva sur place, elle eut la désagréable surprise de constater que son tant attendu déjeuner reposait déjà sur le sol en plusieurs morceaux, et qu'une silhouette bien connue se penchait au-dessus de la carcasse pour en prélever des parts qu'il fourrait ensuite dans sa bouche. Ses lèvres, tout le bas de son visage était maculé du sang de l'Adjuchas fraîchement tué, il dégoulinait le long de son menton et mouillait le haut de sa tunique, tachait son hakama ; ses mains étaient aussi couvertes du même liquide poisseux. Netaly resta un instant interdite, le zanpakutô à la main. Tout le temps qu'avait duré sa course, elle s'était focalisée sur l'énergie spirituelle émise par sa proie, à aucun moment elle n'avait perçue celle de la Primera. Ce dernier l'avait certainement dissimulée pour chasser, mais il y avait aussi des chances pour que Netaly, obsédée par la faim, n'y ait pas pris garde. Quoi qu'il en soit, cela ne changeait rien à la situation : elle venait de se faire ravir son déjeuner par l'Arrancar le plus puissant de Las Noches, ce qui rendait les choses légèrement compliquées si elle avait l'intention de le démolir pour lui être passé devant.

« Putain ! » cracha-t-elle, rageuse, mais ce fut tout.

Écoeurée, elle détourna les yeux de la scène du festin qui se jouait devant elle, et fit demi-tour tout en remettant son zanpakutô dans son fourreau. Décidément, ce n'était pas son jour...
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Kiefer
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MessageSujet: Re: Succomber à ses plus bas instincts (PV Netaly)   Ven 27 Juin - 18:05

Kiefer n'avait jamais su manger proprement. A l'époque ou il n'était que Menos, de toute façon, il n'avait jamais eu à ce soucier de ce détail, sa peau corrosive était en quelquesorte auto-nettoyante, dissolvant ce qui aurait pu dégouliner dessus. Mais depuis qu'il était arrancar... Ah, la pudeur que les hollows ne possédaient pas forçait les arrancars à se couvrir de tissus, et malheureusement, ça se salit vite. Surtout le blanc. Au fond, il aurait mieux fait de choisir une couleur sombre, mais c'était bien trop visible sur le fond de désert pâle.

Le Primera n'avait pas besoin de beaucoup se nourrir pour se sentir repu. Lorsqu'il sentit que l'invité surprise arrivait, il avait presque déjà terminé son repas. Quand la mystérieuse présence fut enfin assez près pour être vue et voir ce qui se passait, Kiefer jeta un coup d'œil par dessus son épaule. Son sourire s'agrandit alors que la frêle silhouette faisait déjà demi-tour, apparemment pas très heureuse de constater qu'on lui avait volé son festin. Lors de leur dernière rencontre elle avait faim, si le Primera se souvenait bien, assez même pour qu'un gargouillis s'échappe à un moment critique... Ah oui, même que cela avait déclenché un fou rire à un certain Secunda...

Il passa son poing sur son visage, tentant d'essuyer se sang qui barbouillait sa bouche, réussisant seulement à l'étaler un peu plus. Avec un soupir il déroula la bande de lourd tissus gris qu'il portait enroulé autour du cou et des épaules, dévoilant son résidu de masque de hollow, qui le reste du temps n'était pas visible. Il se servir du tissus pour se débarbouiller et s'essuyer les bras, avant de le laisser tomber nonchalamment au sol. Jetant encore un coup d'œil rapide à la position de Netaly, il saisit le bras squelettique du reste de la victime, entrainant le buste qui y était encore rattaché, et il fit un petit Sonido, histoire de se rematérialiser....

... juste devant Netaly. Il tenait la carcasse à bout de bras, le tout pendait mollement, tremblotant au gré de ses mouvements. Il n'avait pas prélevé grand chose sur le corps, et la découpe de son Zanpakuto avait été nette. Cela restait un bout de cadavre, mais il s'agissait de la nourriture de base des habitants du Hueco Mundo. Présenter ceci à un humain l'aurait fait tomber dans les vapes, mais pas une Arrancar. Manger, être mangé...

"Il y en a assez pour deux."

Un sourire franc mais tirant un peu trop en coin s'affichait sur son visage. Il se remémorait la sensation qu'il avait éprouvée à la fin de leur dernière rencontre, cette envie d'écharper Dante alors que le Secunda la regardait. Kiefer aimait se fier à ses instincts et là ils lui ordonnaient de montrer à tous que la petite Arrancar était sa propriété. Il n'y avait pas dix-milles façon de faire cela officiellement. Il n'avait pas relevé le mot "fraccion" lorsqu’il l'avait lui même pourtant prononcé dans la salle du trône, désignant Netaly, pourtant l'idée était là. En tant que Primera, il ne disposait pas de subalterne direct, peut être parcequ’aucun Numéros n’avait jusque là éveillé sa curiosité. Il n’avait donc jamais eu à faire ce recrutement, mais préférait quoi qu’il en soit qu’il découle d’une période de séduction plutôt que d’une obligation barbante. Cela allait être difficile avec la sauvageonne, mais justement, encore plus que la finalité, c'était le défi qui lui plaisait. La façon dont il allait s'y prendre, le temps que cela allait mettre...

"Netaly.”

On pouvait appeler ça une invitation à diner, même si sur terre on aurait pas servi ce genre de pitance. Conscient qu'il avait toujours l'arme au clair, Kiefer en essuya la lame sur son hakama déjà bon pour la poubelle et la rangea dans son fourreau. Se présenter armé alors qu’elle avait rangé sa lame n’était pas la plus habile des choses à faire. Torquemada était docile, elle avait eu son quota de sang.

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Netaly Zinga
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MessageSujet: Re: Succomber à ses plus bas instincts (PV Netaly)   Ven 27 Juin - 18:57

Pour être tout à fait franche, Netaly n'avait pas crû que la Primera la laisserait lui tourner le dos comme ça, mais la soudaine apparition de Kiefer en face d'elle fut tout de même une surprise. Elle s'arrêta brusquement, manquant lui rentrer dedans, et fit un bond en arrière — simple réflexe, face à la Primera ce genre de précaution était complètement inutile. Elle analysa rapidement la situation : il avait son zanpakutô au poing et tenait, de l'autre main, l'une des pattes de l'Adjuchas qu'il mangeait quand elle était arrivée — sa proie bordel, ça aurait dû être sa proie! Sur la défensive, elle enroula ses doigts autour de la poignée de Nagita sans le quitter des yeux, les sourcils froncés. Quoi, non content de lui ravir un repas qu'elle estimait avoir mérité, ce type revenait la narguer en lui agitant sous le nez un morceau du corps?! Oubliant qu'elle pourrait se faire tuer pour cela, elle s'apprêta à lui faire part de ce qu'elle pensait de lui, quand Kiefer lui adressa un grand sourire et lui dit :

« Il y en a assez pour deux. »

Sa bouche s'ouvrit toute seule. Stupéfaite, Netaly dévisageait l'Arrancar qui continuait de lui présenter, souriant, la patte qu'il avait amenée avec lui. Elle remarqua qu'il avait essuyé le sang de son visage, mais des traînées rougeâtres teintaient encore sa peau par endroits. Il avait abandonnée l'étoffe grise qui recouvrait habituellement ses épaules ; pour la première fois, Netaly vit les fragments de son masque de Hollow : deux espèce de "T" renversés, disposés de chaque côté de son cou. Son trou, lui, apparaissait juste sous sa clavicule, bien plus haut que celui de la petite Numeros qui l'avait sous la poitrine, à peine visible quand elle ouvrait sa tunique.

« Netaly, » ajouta ensuite Kiefer, comme pour lui confirmer qu'il s'adressait bien à elle.

Il la prenait pour une arriérée ou quoi? Décidément, elle n'aimait pas ce type qui passait son temps à lui couper la parole — plus exactement, qui se mettait à parler quand elle-même commençait à ouvrir la bouche — et qui d'ailleurs, en règle générale, avait la fâcheuse manie de la devancer, qu'il s'agisse d'envoyer chier quelqu'un, de cogner sur un abruti ou de chasser. Il l'énervait, mais il s'agissait de la Primera Espada, leur chef à tous, aussi se révolter n'était pas une option envisageable. Netaly n'était pas impulsive à ce point.
N'empêche, sur le coup, elle vit rouge. Non seulement il lui piquait sa proie, mais en plus il osait lui faire la charité! Comme si elle n'était pas capable de trouver elle-même de quoi se nourrir, c'était... humiliant, oui, c'était le mot.
Il avait remis son zanpakutô dans son fourreau, mais sa main à elle ne quitta pas la garde du sien. Il était plus rapide qu'elle, il ne fallait pas prendre de risques.

« J'aime pas bouffer après les autres, désolée, » répondit-elle donc avec aplomb en rejetant légèrement la tête en arrière, la lèvre supérieure relevée pour montrer à Kiefer tout le bien qu'elle pensait de son offre.

Même venant d'Esaac ou de Gleb, Netaly n'aurait pas accepté de manger quelque chose qu'elle n'aurait pas tué elle-même. Ce n'était pas seulement une question d'honneur : elle ne voulait dépendre de personne, pas même de ses compagnons. Parce que Kiefer était incroyablement plus puissant qu'elle, elle ne voulait pas de ce qu'elle prenait pour de la pitié. Elle ne supportait pas qu'il la regarde de haut, avec son reiatsu quasi imperceptible et sa vitesse de déplacement prodigieuse.
La petite Arrancar hésita. Elle aurait voulu partir, mais elle venait certainement de vexer la Primera. Elle n'aurait peut-être pas autant de chance en lui tournant le dos une deuxième fois, aussi attendit-elle qu'il renonce de lui-même et s'écarte de son chemin.


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Kiefer
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MessageSujet: Re: Succomber à ses plus bas instincts (PV Netaly)   Sam 28 Juin - 1:14

L’arrancar avait ouvert la bouche à l’arrivée de l’Espada, un peu à la manière d’un poisson rouge, comparaison qui n’avait rien de très ressemblant, mais aux parallèles de l’esprit, on ne pouvait pas forcement tout comprendre. Bon, par contre, la petite intervention de Kiefer n’avait pas l’air de lui plaire du tout. Quoi ? Elle gardait la main sur la garde de son Zanpakuto, pas détendue pour un sou.

Citation :
« J'aime pas bouffer après les autres, désolée, »

Un craquement sinistre se fit entendre alors que sur le visage de Kiefer s’affichait encore son sourire, inchangé depuis son « invitation » à dîner. Oh, il n’y avait rien de sexuel dans la démarche du Primera, de toute façon Netaly restait un être asexué à ses yeux. Juste que les hollows possédaient une notion de propriété assez vive, et malheureusement pour la jeune arrancarette, Kiefer aussi.

Un drôle de gémissement plutôt inhabituel suivit le crac lugubre. L’os du bras de la victime grinçait sous la pression, se fissurant doucement sur la longueur, la partie sous ses doigts déjà broyée. Le Primera n’avait pas moufté depuis quelques secondes, il tenait encore le reste de corps à bout de bras, statique. Et puis brusquement il ouvrit la main et la carcasse s’effondra au sol.

Netaly se comportait comme une sacrée effrontée et pendant quelques secondes Kiefer avait envisagé sérieusement l’idée de faire sauter la petite tête au loin du reste du corps, comme ça, par pure envie. Mais non, ce n’était pas comme ça qu’il allait arriver à quelquechose d’utile et d’intéressant. On ne vivait pas au milieu des cadavres. Ou plutôt si, oui, on pouvait vivre avec des cadavres, mais ce n’était pas ce qu’il y avait de plus amusant. Aussi avait il calmé sa colère en serrant le poing, broyant l’os. Et pourtant son visage était encore relativement souriant…

« Bien. Puisque c’est ton choix. »

Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis ? Difficile d’interpréter ce geste, on aurait dit que l’Espada laissait tomber (dans tous les sens du terme) l’affaire. Il fit un pas puis un autre vers l’Arrancar mais se contenta de la dépasser sur la droite, retournant sur le lieu de la curée. Il ne se retourna pas, de toute façon il pouvait sentir la pression spirituelle de la Numeros au cas ou elle bougeait. Il marchait tout droit, les mains se balançant librement et le fourreau de Torquemada ballottant le long de sa jambe.

Arrivé à destination il survola la scène du regard. Il ne restait là que du second choix, pas mal d’os et pas vraiment de quoi se repaître. Son ventre ne grinçait plus de la faim qui l’avait envahi un peu plus tôt. Il était repu pour un bon moment, même si la quantité absorbée n’était qu’un amuse bouche pour un hollow de base. Le Primera haussa les épaules, et soupira, ramassant son écharpe grise tachée. En fait il se comportait exactement comme si Netaly n’était pas là. Seulement si il avait été réellement seul, il n’aurait pas attendu et serait parti tout de suite avec un Sonido. Là, il prenait son temps, faisant mine de s’occuper à tenter de se détacher un peu plus avec cette pauvre écharpe qui n’avait jamais demandé ça. Quelqu’un d’autre aurait eu conscience que ce comportement était peut être en train d’énerver encore plus Netaly, mais Kiefer, lui, soit il s’en fichait, soit il n’en avait pas conscience, soit il faisait exprès. Ce n’était pas évident à définir…
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MessageSujet: Re: Succomber à ses plus bas instincts (PV Netaly)   Ven 4 Juil - 11:33

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Quand les gens étaient en colère, ils l'exprimaient, soit en poussant une gueulante, soit en détruisant ce qui se trouvait à portée de main, parfois même il n'y avait qu'en tuant qu'on pouvait passer ses nerfs. C'était ainsi que Netaly et son entourage fonctionnaient, aussi le comportement de Kiefer surprit-il la petite Arrancar. Toujours souriant, il ne laissa pas la contrariété altérer ne serait-ce que l'intonation de sa voix. Seuls la main qui broyait la patte de l'Adjuchas pouvait témoigner de son humeur. Un grincement horrible, celui de l'os cédant peu à peu sous la pression exercée, se répercuta entre les dunes et fit comprendre à Netaly qu'une fois de plus, elle aurait mieux fait de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de s'adresser à la Primera. Elle se dit que cette fois-ci, il allait certainement se décider à la punir*, mais son corps était déjà tendu dans l'attente d'une éventuelle attaque venant de son chef, et son attitude ne changea pas d'un pouce. Son estomac la torturait toujours, mais dieu merci, il n'émit aucun gartgouilli humiliant pour foutre en l'air ce moment dramatique.

« Bien. Puisque c’est ton choix. »

La voix était la même, peut-être moins enjouée qu'avant, mais la maîtrise qu'avait Kiefer sur lui-même étonna une fois de plus la petite Numeros. Il y avait quelque chose d'inquiétant dans cette apparence posée, sans pour autant que rendre la Primera aussi effrayant que lorsqu'il s'en était pris à la tête de navet.
Lorsqu'il se mit en marche, Netaly retint un sursaut. Elle suivit des yeux l'autre Arrancar, jusqu'à ce que celui-ci se trouve à sa hauteur. Il aurait pû la frapper à cet instant précis, mais il passa sans s'arrêter,avec juste un "Puisque c'est ton choix" laissant entendre à la petite Numeros qu'il aurait mieux valu pour elle qu'elle fasse un choix plus judicieux ; il retourna près des restes de son repas. Ce n'est que lorsqu'une dizaine de mètres de distance eut été établie entre eux que Netaly se rendit compte qu'elle avait retenu son souffle. Visiblement, si punition il devait y avoir, Kiefer préférait la garder pour plus tard. Elle s'autorisa à relaxer, mais sa main droite resta posée sur la poignée de Nagita ; son expérience lui avait appris qu'il fallait se méfier des moments de calme.
Et elle avait bien raison.
Un mouvement rapide, quelque part sur sa droite, attira son attention et elle tira son sabre juste à temps pour parer le coup de pied que lui destinait le nouvel arrivant. La semelle de sa sandale appuyée contre le dos de la lame du zanpakutô, Esaac lui adressa un sourire goguenard et lui lança :

« Oooh, direct', tu sors ton engin ? J'savais pas qu'avoir la dalle te mettait autant sur la défensive, 'Taly !
— Esaac, connard ! J'peux savoir ce que tu viens foutre ici ?! »
s'emporta-t-elle en se mettant à agiter son sabre dans sa direction après l'avoir repoussé.

Il rigola et se contenta d'éviter les attaques ridicules qui lui étaient portées, sortant finalement ses mains des poches de son hakama pour les tendre devant lui et faire comprendre à Netaly qu'il arrêtait là, au moins pour le moment. Agacée, son amie cessa néanmoins ses mouvements et appuya la lame de son zanpakutô sur son épaule. Sa main libre posée sur sa hanche gauche, elle adressa à Esaac un regard dont il n'eut aucun mal à décrypter le sens : "Si t'as pas une bonne raison d'être là, j'te bute". Invitation tout à fait charmante si l'en est, mais pour une fois il n'était pas allé à sa rencontre dans l'unique but de la défier en duel — ça viendrait plus tard, les occasions ne manquaient pas.

« En fait, lui dit-il en faisant de nouveau disparaître ses mains dans ses poches, J'ai pas assez mangé tout à l'heure, j'ai encore faim. Ça te dit pas qu'on aille chasser un truc ensemble, histoire de pas passer trois heures à table ? »

En temps normal, Netaly n'y aurait vu aucun inconvénient, mais là... Elle se souvint brusquement de la présence de Kiefer, à seulement quelques mètres d'eux. Elle ne l'avait pas vraiment oublié, mais Esaac avait détourné son attention pendant un court instant. Lui-même ne pouvait pas ne pas avoir remarqué que leur chef se tenait là, tout près du corps encore chaud d'un Adjuchas et que de là où il était, il ne devait pas avoir de mal à entendre ce qu'ils disaient — pas que la petite Arrancar croie qu'il les écoutait ou quoi que se soit, il paraissait même les ignorer royalement, mais elle venait de refuser un... une invitation à déjeuner, oui, on devait pouvoir appeler ça comme ça. Il n'apprécierait sans doute pas que juste après elle reçoive favorablement la même proposition que lui faisaitun type autrement moins gradé qu'un membre de l'Espada.
Esaac remarqua le coup d'oeil rapide qu'elle jeta par-dessus son épaule. Ses yeux se posèrent sur la silhouette de la Primera, puis sur les restes de son repas.

« Il en laisse ? siffla-t-il, un sourire bizarre aux lèvres, Ben dis-moi, quel gâchis !
— Ouais, quand j'pense que j'aurais pû le bouffer..., fit Netaly, encore dégoûtée de s'être faite doubler.
— Il t'a piqué ta proie ?

Esaac la dévisagea avec des yeux ronds. Pour lui, il n'y avait pas pire blasphème — interrompre un combat aussi, mais pour l'heure c'était de nourritire dont il était question.

« Pas exactement, non, répondit la petite Arrancar en fixant quelques grains de sable à ses pieds, Il est juste arrivé av...
— EEEEH, DUCON ! se mit à beugler le rouquin, Tu sais qu'ça s'appelle du vol, ce genre de truc ?!
— Écoute-moi un peu quand j'te parle, pauv' truffe ! s'écria Netaly, qui fut encore une fois ignorée.

Esaac avait brandi son sabre et s'apprêtait à s'élancer sur le sable, mais elle le retint d'une main et comme il la repoussait, elle n'hésita pas à lui assener sous le menton un coup du manche de son propre zanpakutô — elle n'était pas assez grande pour espérer l'atteindre plus haut.

« Tu fous quoi, là, espèce de trisomique ?!
— Et toi j'peux savoir pourquoi tu m'cognes ?!
— Parce que t'es trop con pour comprendre quand on t'parle normalement !
— Ah ouais, donc si j't'en fous une aussi tu vas comprendre que j'veux qu'tu m'lâches ? Aïe ! Mais me refrappe pas, putain !


C'était une scène ridicule. Netaly savait Kiefer sur les nerfs, et ce genre de bravade de la part d'Esaac ne pouvait que faire empirer les choses.

* en fait, elle serait maso, dans le fond?

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MessageSujet: Re: Succomber à ses plus bas instincts (PV Netaly)   Ven 18 Juil - 15:51

Kiefer avait les idées claires sur pas mal de choses. Diriger Las Noches, les plans spéciaux qu'il avait contribué à monter, les recherches sur les anciens occupants du Hueco Mundo, tout ce genre d'études stratégiques ou ces énigmes intellectuelles, pour lui il s'agissait d'évidences, d'un travail mental simple malgré la complexité des évènements. Il en avait beaucoup dans le crâne, sa mémoire n'était pas mauvaise et il savait se servir de ses capacités, mais il se rendait toujours compte avec assez de fatalisme qu'il n'était pas doué pour les relations sociales. Alors qu'il était posté devant la carcasse, il avait entreprit de réfléchir à la situation comme à une scène de chasse, ou même mieux une stratégie militaire, et son propre comportement dans l'affaire le laissait dubitatif. Pourquoi se comportait-il ainsi? Le besoin qu'il avait eu de se rapprocher de la petite Arrancar lui faisait il perdre jugeote? A posteriori, il se rendait compte que sa façon d'agir n'allait pas vraiment l'aider à atteindre son but, mais à vrai dire il ne voyait pas comment faire autrement... Rah, l'Enfer c'est les Autres!

Un autre Reiatsu s'approchait rapidement et il le laissa arriver. Un charognard voulait il profiter du repas? Selon les intensions du nouveau venu, Kiefer verrait bien comment réagir. Il venait de prendre une résolution peut être difficile à tenir : arrêter de penser. Explication : maintenant il agirait comme son instinct le lui dicterait, sans prendre l'avis des personnes présentes en considération. Peut être que ça allait donner un peu mieux? Le naturel y avait que ça de vrai, non? De toute façon, il n'avait pas grand chose à perdre à se comporter ainsi.

Plus le nouveau se rapprochait, plus Kiefer s'étonnait de voir que sa direction n'allait pas vers lui et vers la proie, mais vers la petite Arrancar. Qu'est ce que cela signifiait? Au bruit du sabre qu'on sort de son fourreau, le Primera se décida enfin à tourner la tête pour voir ce qui se passait.

Un type se tenait debout, face à Netaly, son pied posé contre la lame du Zanpakuto de la demoiselle. Il avait les mains dans ses poches et ne semblait pas agressif. En fait, il avait l'air de bonne humeur, joueur, pas le moins du monde préoccupé par la présence du Primera, comme l'était pourtant la majorité des arrancars. Les deux numéros avaient entamé une petite discussion, Netaly avait posée son arme sur son épaule, lame au clair mais dans une position qui n'était plus menaçante. Ils se connaissaient?

Kiefer avait eu l'occasion de croiser au moins une fois tous les arrancars de Las Noches. Si sa mémoire des personnages féminins était meilleure, il n'en restait pas moins que la tête de ce type lui disait quelquechose. Il n'avait aucun mal à l'associer à Netaly, il songeait même les avoir déjà vus ou sentis ensembles, mais à par le "Esaac" qui avait été prononcé, il n’avait pas d'autres indices quand à son identité... ou à son numéro (pas Espada, ça c’était sûr). Voir qu'ils s'entendaient si bien lui fit un pincement au cœur : pourquoi eux arrivaient à s'entendre avec d'autres personnes et lui pas? Même avec les autres Espadas du trio de tête, il ne pouvait faire autrement que garder ses distances, éprouvant une sorte de répulsion morale à l'idée d'aller simplement discuter avec eux de tout et de rien. Une pointe de jalousie futile était en train de naître, non pas contre Esaac, mais contre leurs capacités à tous les deux à pouvoir "bien" s'entendre.

Et Pipo et Chico continuaient leur causette. Lorsqu'il parla de "chasser à deux", le Primera eut un haussement de sourcil. Vu la façon dont il était posté, il n'avait qu'à tourner un peu le regard pour les apercevoir, aussi il ne rata pas l'hésitation de Netaly, et il fut satisfait de voir qu'elle doutait à cause de lui. Ce petit moment de latence ouvrit les yeux du dit Esaac qui capta comme par magie, d'un coup, la présence de Kiefer au Reiatsu toujours masqué. Il n’était pas rapide le petit...

Ils recommencèrent à parler entre eux aussi Kiefer poussa un soupir et détourna son regard d'eux. Blablabla... Ca l'énervait plus qu'autre chose de les voir comme larrons en foire, alors autant partir, elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait... Il était en train de se demander ou aller, préparant déjà un de ses longs Sonidos lorsqu'une appellation malpolie le fit grincer des dents...

Du con? Les petits cheveux sur sa nuque commencèrent à se hérisser, signe incontestable que son sang commençait à bouillir. Il se sentait comme quelques jours plus tôt, lorsqu'il avait dû expliquer son avis à... comment l'avait-elle appelé déjà? Tête de navet? Enfin, Ellana quoi. Si généralement il était calme et peu de manifestations de force suffisaient, dans ces occasions là, il avait envie de frapper. Vous savez, c'est quand vous hésitez entre vous mordre le poing ou l'envoyer très fort dans la figure du type en face... Du vol? Pourquoi? Il était là avant en plus... Donc non seulement il était suicidaire mais en plus il faisait des conclusions hâtives... Et puis il l'énervait déjà avant... De dos, Kiefer ne pouvait pas voir qu'Esaac était sur le point de s'élancer, par contre il entendit bien le son provoqué par le coup de manche. La petite scène qui s'en suivit lui laissa le loisir de lever le bras droit.

Toujours à la même place, il faisait jouer son poignet, Torquemada qu'il venait de dégainer brillait a la lumière de la lune, quelques traces de sang mal nettoyées teintaient les reflets de rouge. Il fit tourner la lame, juste assez pour lui faire faire un demi tour et rattrapa la poignée. La lame était désormais du côté de son auriculaire et plus de son index.

Clac.

CRSSSS - Toc!

La pointe de la lame ne s'enfonça pas plus. Kiefer avait mis fin à la scénette en se matérialisant devant Esaac. Tout près des deux amis il lui avait fallu moins d'une seconde pour planter Torquemada dans l'épaule du rouquin, à l'horizontale et tranchant vers le bas. Comme son but n'était pas de le "casser", il avait dosé l'effort, s'arrêtant lorsqu'il avait touché l'omoplate, ne voulant pas la briser. La lame n'était donc pas ressortie mais avait eu le temps de crisser entre deux côtes.

"Je déteste abimer mon propre matériel mais parfois l'envie est trop forte..."

Comme si c'était un jeu, il s'amusait à donner des petits à-coups d'estoc, assez légers pour juste pousser un peu sur l'omoplate et, il l'espérait, lui déclencher quelques décharges de douleur.

"La sagesse enseigne de ne pas chercher les ennuis inconsidérément, et l'intelligence force à réfléchir avant de parler. La puissance t'aurait aussi permis de parer mon coup qui n'était pas si dur à éviter. C'est à croire que tu ne possèdes aucun de ces atouts là... Comment ais-je pu vouloir de toi à Las Noches? Tu aurais été mieux sur le Menu..."

Alors qu'il n'avait jusque là regardé qu’Esaac, il se décida à poser les yeux sur Netaly, sans trop tourner la tête. Il avait laissé parler son instinct, ça ouais, mais comment allait elle le prendre? Peut être pas très bien, après tout il venait de trouer la peau de son ami et l'insultait par dessus. Le visage neutre, un très très léger sourire incurvait les coins de ses lèvres à peines entrouvertes vers le haut alors qu'il restait ainsi, une seule main sur la poignée de Torquemada, l'autre posée sur la lame, du coté non tranchant. Le fait de ne pas avoir de garde le forçait parfois à équilibrer de cette façon pour les coups de précision.
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MessageSujet: Re: Succomber à ses plus bas instincts (PV Netaly)   Lun 4 Aoû - 21:25

Esaac était le pire des imbéciles, et ne serait-ce que soupçonner l'existence d'un cerveau dans sa boîte crânienne relevait de la naïveté la plus navrante. Si ce type avait eu un tant soit peu de jugeote, il ne se serait pas mis à gueuler en direction de la Primera, il se serait excusé quand il en avait eu l'occasion et surtout, surtout, il l'aurait écoutée!
Les yeux de Netaly s'écarquillèrent quand elle vit l'épée de Kiefer transpercer l'épaule d'Esaac. Non, elle ne l'avait pas vu frapper, ça avait été beaucoup trop rapide pour elle, pour eux deux d'ailleurs : soudain il était là, l'épée dans l'épaule d'Esaac et ce dernier n'avait pû tenter le moindre geste pour se protéger de cette attaque. Plus que la douleur, c'était la surprise que l'on pouvait lire dans les yeux du roux, avant que Kiefer n'enfonce plus profondément son zanpakutô, par à-coups, et qu'il ne réalise que la lame butait contre son omoplate. Si le Primera le voulait, il pouvait à tout instant le priver de l'usage de son bras. Le sang s'était mis à couler abondamment de sa plaie, inondant son torse de longues traînées noirâtres qui allaient imbiber la ceinture de son hakama. La blessure n'était pas superficielle. Netaly vit les genoux d'Esaac fléchir, ce qui accentua aussitôt la grimace de douleur de celui-ci : Kiefer maintenait son épée à la même hauteur, ce qui faisait que lorsqu'il se baissait ne serait-ce qu'un peu, sa lame déchirait un peu plus la chair de son épaule. Et le Primera parlait pendant ce temps, faisait part du mépris qu'il éprouvait pour les Arrancars de moindre niveau.
Quand il se tourna vers elle, Netaly serra les poings pour chasser le tremblement de ses mains. Le léger sourire du chef de l'Espada lui fit froid dans le dos mais elle soutint son regard... jusqu'à ce qu'un gémissement d'Esaac ne lui fasse reporter son attention sur son ami. Elle se mordit les lèvres. Elle aurait aimé avoir Gleb à leurs côtés dans ce genre de situation, c'était après tout lui le diplomate du groupe, et sans doute aurait-il sû quoi dire à Kiefer pour arrondir les angles et les sortir de ce mauvais pas. Elle ne savait pas quelle attitude adopter ; jusqu'à présent, jouer les bravaches avait été aussi dangereux que de marcher sur une corde raide que la Primera pouvait rompre à tout instant, mais cela la concernait, elle prenait les risques pour elle. Là, elle n'était plus seule : de son comportement dépendait la vie de ce con d'Esaac. Un faux pas de sa part et leurs corps s'émietteraient entre les dunes de sable.
Elle détestait d'avance sa décision.
Elle baissa la tête, sa frange forma presque un rideau devant ses yeux brûlant de honte. Sa voix s'éleva, rauque, mal assurée.

« Pardon. »

Elle détestait ce mot! Il ne faisait pas partie de son vocabulaire habituel parce qu'elle n'avait jamais à s'en servir : les seuls à qui elle aurait pû demander une telle chose, c'étaient à la limite ceux qu'elle avait tués, mais elle était trop fière d'être celle qui était restée en vie pour que cela lui effleurât seulement l'esprit! Autant dire que ce "pardon"-ci lui en coûtait.

« Nous vous prions de bien vouloir accepter nos excuses, seigneur Kiefer ! »

Si le ton était presque implorant, c'était parce que Netaly ne voulait surtout pas que la Primera lui demande de les lui répéter. Qu'il se contente de ça, c'était déjà suffisamment dur pour elle de fixer le sable à ses pieds et de rester là, les bras le longs du corps! Elle ne vit pas l'expression d'Esaac, mélange de colère et de honte. Il avait considérablement pâlit et quelques gouttes de sueur coulaient contre ses tempes ; le sang avait souillé le haut de son hakama, et un mince filet d'hémoglobine tachait ses lèvres et son menton.
La petite Arrancar osa lever les yeux sur Kiefer, mais à peine, ne sachant combien de temps il fallait garder cette position pour que cela constitue de vraies excuses — elle se souvenait de la formule de politesse que Gleb avait insisté pour lui inculquer, c'était déjà bien. À travers les mèches noires de ses cheveux, elle ne distinguait clairement que celles, d'un blanc éclatant, de leur maître à tous, qui se découpaient nettement sur le ciel du désert.


_____________



Quelque part dans l'un des couloirs de Las Noches, Gleb sentit un curieux frisson lui parcourir l'échine, et il se demanda une fois de plus s'il n'aurais pas mieux fait de ne pas laisser seuls les deux idiots qu'il accompagnait.
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MessageSujet: Re: Succomber à ses plus bas instincts (PV Netaly)   Mer 22 Oct - 23:43

Kiefer avait gardé la pause, contemplant avec une délectation malsaine mais oh combien arrancaresque le sang qui imbibait petit à petit le tissus blanc. La grande fleur rouge avait une forme oblongue, s’étirant vers le bas au gré de la gravité. La tache grandissait vite, par vagues à peine discernables rythmées par les battements du cœur d’Esaac. L’arrancar affichait un air de surprise plus que de douleur. Ca lui passerait.

La lame de Torquemada était posée entre deux côtes, et il n’aurait pas fallu beaucoup de force à Kiefer pour faire tourner sa lame et les briser, ou même pour détruire l’omoplate sur laquelle la pointe du zanpakuto buttait. Enfin la moue de surprise se changea en grimace de douleur : c’était qu’Esaac commençait à avoir les jambes qui chancelaient un peu, appuyant un peu son poids sur la lame qui le transperçait. Kiefer faisait un point d’honneur à maintenir sa hauteur. Si l’arrancar flanchait pour de bon, il se blesserait beaucoup plus gravement. Une façon de punir la faiblesse !

Le sang dégoulinait maintenant sur la ceinture et le pantalon de sa victime : peut être Kiefer avait il atteint un organe sensible, bien irrigué ? Bah, l’arrancar n’allait pas crever pour une blessure de ce genre là !

Netaly prenait sur elle de ne pas prendre la défense de son ami, elle avait déjà assez à faire à le soutenir. Les mains de la petite arrancar tremblaient. De rage ? Elle restait tout de même bravache et soutint son regard quelques instants. Son attention fut détournée par un gémissement du blessé. Elle semblait torturé par un dilemme intérieur que Kiefer imaginait comprendre, elle hésitait à laisser parler son côté grande gueule, sachant que son pote était embroché comme un knaky sur un cure-dent… Elle fit une petite moue pensive en se mordant les lèvres et baissa les yeux au sol, comme résignée à l’inévitable.

Face à ce geste de renoncement les yeux de Kiefer s’ouvrirent un peu plus, et son sourire s’étendit, comme s’il se délectait de cette défaite. Lorsque Netaly se mit à parler, en son nom et en celui du rouquin, le Primera ne dit rien, se contentant de la regarder, elle. Son sabre était toujours fiché dans l’épaule du gars, immobile, mais il se comportait comme si Esaac n’était pas là. Toute son attention était reportée sur elle parcequ’il venait de démontrer deux des grands principes des Arrancars, qu’il comptait bien appliquer une fois pour toute sur tous les habitants de Las Noches : Les Arrancars ne comprenaient qu’avec la violence. Ca, il avait déjà compris. Mais surtout : appuyer sur le point sensible était un moyen extrêmement efficace d’obtenir soumission. Tous les Arrancars avaient leur petite faiblesse. La titiller les faisait faire des choses qui pourtant allaient à l’encontre de leur nature profonde. C’était étrange, et même un peu décevant : ce comportement était si proche des humains ! Tous ces Arrancars avaient ils cette part d’humanité alors qu’ils n’étaient que de vulgaires Menos ? Leur corps d’homme et de femme changeait-il leur caractère en éveillant leur intelligence et leurs émotions ?

C’était une question que le Primera comptait bien creuser. Il avait sous ses ordres une meute de loups toujours prêts à se rebeller, alors il fallait trouver pour chacun la cravache ou la carotte qui pouvait les manipuler. Pour Netaly, en tout cas, l’expérience avait assez duré. La petite rebelle avait consenti à modérer sa fougue pour sauver un camarade. Pour ce qui était du cas de la demoiselle, il avait trouvé la cravache. Malgré la honte, elle se retenait, levant à peine les yeux vers lui pour observer la suite des évènements.

Bien. Pa-rfait. Kiefer cessa de fixer Netaly et tourna un regard neutre sur Esaac. A une vitesse modérée, pas trop vite pour que ça fasse mal mais pas assez lentement pour que ce soit interminable, il ressortit la lame de Torquemada de son fourreau de chair. La lame gémit en frôlant les os. Le Primera la retirait bien horizontalement, coupant le minimum de chair avec le frottement du tranchant. Les derniers centimètres sortirent, suivit d’un léger flot de sang sombre.

Une fois Torquemada libéré, Kiefer l’inclina vers le bas. La leçon était terminée pour cette fois. Avec un autre de ses sourires habituels, il regarda à nouveau Netaly.

« Bien. Occupe toi de cette loque, je ne veux pas qu’il crève ici. Et je te ferrais appeler quand j’aurais besoin de toi. »

Un claquement de fouet plus tard, il avait disparu de la scène, se téléportant avec un de ses longs Sonidos aux portes du Palais de Las Noches. Il était content de sa sortie. Il avait bien dîné, s’était distrait grâce à la chasse, et en plus avait eu une bonne idée qui l’aiderait à asseoir un peu mieux sa domination sur cette bande de querelleurs aux uniformes blancs.
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MessageSujet: Re: Succomber à ses plus bas instincts (PV Netaly)   Mer 29 Oct - 14:56

Netaly releva la tête au son caractéristique d'un sonido. À peine Kiefer avait-il disparu qu'elle se précipitait auprès d'Esaac qui, un genoux à terre et les mains enfoncées dans le sable, peinait à reprendre son souffle. La sueur qui inondait son visage collait en plaques ses cheveux roux ; sa peau semblait avoir perdu toute couleur, ce qui faisait ressortir davantage le sang qui n'avait pas encore commencé à coaguler. Près de plaie, il était devenu noir, et son odeur faisait frémir Netaly qui n'avait toujours rien mangé. Jamais elle ne penserait consciemment à se repaître de la chair de son compagnon, mais elle ne pouvait oublier la faim qui la tenaillait davantage au fur et à mesure que le temps passait. Elle n'en avait détaché son esprit qu'au cours de l'altercation entre Kiefer et Esaac. Ce dernier leva sur elle un regard lourd de reproches, mais cela ne suffit pas à l'empêcher de s'agenouiller près de lui.

« Casse-toi, lui commanda-t-il quand elle voulut tendre la main pour détacher sa veste de sa blessure, Casse-toi ! »

La petite Arrancar suspendit son geste, surprise par la voix sifflante de son ami. Elle le dévisagea, les sourcils froncés et l'air mauvais. Lui, détourna la tête et tenta de se relever, cracha encore du sang. Quelques gouttelettes éclaboussèrent le visage de Netaly, constellant sa joue gauche de points d'un rouge vermillon. Elle se mit debout, prête à le rattraper s'il perdait l'équilibre, mais de nouveau il la repoussa.

« Tu vas me lâcher, oui ?!
—Ta gueule ! fusa la réponse de la petite Numero, C'est toi l'abruti fini qu'a pas été foutu de m'écouter ! Tu t'es pris une branlée, ça t'a pas suffis ? T'as encore envie que j't'en colle une avant de rentrer ?
— Ah ouais, j'oubliais qu'ton nouveau pote t'a donné l'ordre de pas m'laisser crever. T'aimerais pas lui déplaire, hein ?
— Va te faire foutre ! »
s'écria Netaly, rouge de colère et de honte.

Compte tenu de l'état d'Esaac, cette dispute ne pouvait pas durer bien longtemps : trop affaibli pour lui résister, le roux n'eut d'autre choix que de se laisser ramener par son amie dans l'enceinte du palais, non sans l'avoir copieusement insultée. Et puis tiens, puisqu'elle tenait tant à le transporter sur son dos, il allait lui pisser le sang dessus, ça lui ferait les pieds et ça lui filerait la dalle!
Quand la porte qu'ils avaient emprunté un peu plus tôt vu en vue, Netaly aperçut la silhouette d'un Arrancar qui les attendait près du seuil — Esaac, la vision rendue légèrement trouble par tout le sang qu'il avait perdu, avait préféré fermer les yeux. Il les rouvrit quand il perçut le reiatsu de Gleb. Le Numero vint à leur rencontre et, sans rien dire, chargea Esaac sur ses épaules, libérant Netaly de sa charge.

« Je m'occupe de lui, lui dit-il, Toi, ça va ? »

Un silence. Un gargouillement.

« J'ai faim. »
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