Bleach Survival

La guerre totale...Les mondes spirituels rattrapés par le réel...Qui l'emportera?
 
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 Insamented Fang

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Insamented Fang
Tercera Espada
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Informations des personnages
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MessageSujet: Insamented Fang   Dim 9 Nov - 2:43

Présentation personnelle :


Prénom : We don't name names, sor ~ ry.
Âge : 19 ans.
Expérience en RP : Correcte, sans plus - j'ai joué Grimmjaw et Hiyori sur un autre forum de Bleach, ainsi qu'un certain nombre de personnages originaux dans un RP Naruto.
Autre : fan d'Arrancar en général mais les Vizard c'est bien aussi, un faible pour Kon, Grimmjaw, Nnoitra, Di Roy, Ogihci, Hiyori et les trois Fraccion de Harribel en particulier.
Les épisodes fill-in et les combats massacrés dans les animes, c'est le Mal. J'aime pas les posts arc-en-ciel. Les fautes de français non plus.
Je suis lente pour rédiger mes posts et je dois compter sur le soutien de Netaly, en charge du harcèlement quotidien pour m'aider à accélérer la cadence.
Fang a été inscrite au forum Bleach Survival uniquement, pour le moment elle ne doit pas apparaître ailleurs.


Présentation de votre personnage :

Informations Générales :

Nom : Insamented (mot valise formé à partir de insane et demented, qui veulent tous les deux dire fou en anglais)
Prénom : Fang (croc en anglais)
Âge : en tant qu'humaine, morte vers dix-douze ans.
en tant que Hollow, mille cinq cent ans et des picaillons
en tant qu'Arrancar complet, quelques jours.
Type : Arrancar, Vasto Lorde
Rang : Espada... Tercera si possible.


Zanpakuto :


Nom : Rabia (rage)
Comme d'autres Espada avant elle, Fang possède une capacité supplémentaire, indépendante de l'état de son sabre : elle peut dévorer certaines attaques de reiatsu. Ce pouvoir présente une limite : il n'est utilisable que contre les attaques suivant une ligne plus ou moins précise, et n'est pas d'un grand secours contre celles diffusées dans tout l'espace. Si Fang parvient à placer sa tête face au rayon venant vers elle avant d'être touchée, elle peut avaler le reiatsu lancé. Elle ne le renvoie pas comme Nel, elle l'assimile et régénère ainsi une portion moindre de sa propre énergie spirituelle.
Forme scellée :
Sous sa forme scellée, le zanpakutô de Fang est déjà bien différent du katana habituel. Il semble être une lame au tranchant courbe de presque un mètre de long par une vingtaine de centimètres à l'endroit le plus large, monstrueusement épaisse ; en réalité, il s'agit d'une chaîne de treize lames identiques qui se déploient et ondulent à une vitesse redoutable. Sa garde est un simple ovale d'un alliage sombre, épais et dépourvu d'ornements, mais sa poignée présente une rangée de quatre crocs sur côté, espacées de façon à se caler entre les doigts pour affermir la prise. A l'exception de ces dents, elle est entièrement recouverte de cuir brun, non tressé. Le zanpakutô de Fang n'a pas de fourreau : l'une des extrémités de la lanière de cuir couvrant la poignée pend et forme une boucle, qu'elle passe à son poignet quand elle se déplace - il lui arrive également de transporter son sabre en mordant la poignée.
La chaîne de lames de Rabia présente de nombreux avantages, mais le principal reste qu'elles sont complètement imprévisibles. Fang peut les déployer vers son adversaire d'un seul geste, et elle les fait osciller et changer de direction à une vitesse redoutable : lorsqu'elle attaque, elles semblent former une unique lame mouvante, souple et vive, ondulant comme un serpent. Ces oscillations répétées accentuent les dommages et rendent difficile de les bloquer efficacement.
Rabia est une arme de combat à mi-distance. Fang le contrôle parfaitement dans un périmètre de quinze mètres de diamètre - son allonge maximale permet d'atteindre une cible plus éloignée, mais sans leurs oscillations, ses lames font moins de dégât et ne peuvent plus suivre les mouvements de sa cible. La forme scellée du zanpakutô de Fang offre des possibilités d'attaques différentes, qui lui permettent de s'adapter à ses adversaires : en amplifiant les oscillations des lames, elle perd la facilité à modifier la direction de son attaque mais augmente la violence et la vitesse en ligne droite de l'attaque ; en augmentant leur fréquence, au contraire, elle augmente la souplesse de mouvements de Rabia ; enfin, face à des adversaires nombreux, faire osciller les lames à l'horizontale ou bien les aligner pour tout balayer à l'intérieur de son périmètre maximal est souvent très efficace.
De plus, ramenées contre la garde de Rabia, ses lames semblent n'en former qu'une seule, épaisse et lourde. Les adversaires de Fang, à moins d'avoir déjà vu son sabre à l'oeuvre, le prennent à première vue pour une arme de combat rapproché ; l'effet de surprise quand elle déploie ses lames lui permet souvent de les blesser avant même qu'ils ne se mettent en garde, puisqu'ils ne se doutent pas de l'allonge de son zanpakutô.
Resureccion :
Personne ne comprend la phrase de Resureccion de Fang car pour se transformer, elle rassemble les lames de son sabre et les serre entre ses dents. Certains vont même jusqu'à supposer qu'elle n'en a pas vraiment, qu'elle se contente de grogner ; c'est faux, bien entendu. L'ordre pour libérer son zanpakutô est : "Mords, Rabia !"
Une fois qu'elle l'a prononcé - il faut croire que la notion d'articulation est vague pour les zanpakutô - le sabre de Fang disparaît dans sa bouche et son masque commence à se métamorphoser. D'abord, la partie avant se déplace devant son visage, à un ou deux centimètres de sa peau, pour donner deux énormes mâchoires, complètes, aux crocs imposants, qui protègent son visage et plus particulièrement sa véritable bouche, sans laquelle elle ne peut utiliser son Cero. Puis une seconde échine, hérissée de crocs, apparaît et descend le long de son dos, en s'incrustant petit à petit sous sa peau, contrairement à ses mâchoires protectrices. Quand elle atteint le creux de ses reins, elle s'élargit pour former une plaque triangulaire, aux angles arrondis, portant un trou au milieu. Enfin, de ce trou sortent cinq chaînes de lames en os, semblables à son zanpakutô scellé, à un détail près : la dernière lame de chacune de ses queues porte à son extrémité un crochet, orné d'un second croc à sa base. Pendant ce temps, ses cheveux s'allongent un peu pour ressembler d'avantage à un crinière, de laquelle émergent lentement de très larges oreilles bestiales aux poils brun, et des griffes poussent au bout de ses doigts et de ses orteils.
Sous sa forme libérée, Fang n'utilise jamais sa mâchoire protectrice pour mordre, pour éviter qu'elle ne soit brisée ou fendue et ne laisse sa vraie bouche vulnérable aux coups. Elle utilise ses cinq queues de la même manière que son sabre scellé, profitant de leur nombre pour augmenter la puissance de ses coups en frappant de plusieurs lames à la fois, passer à travers la garde de ses adversaires en les attaquant sur deux côtés à la fois ou encore affronter des adversaires nombreux. En combat rapproché, elle peut parfois utiliser ses griffes pour repousser les attaques, le temps de rabattre les lames de ses queues, mais elle préfère garder ses distances et n'employer que ces dernières.
Zenkai : contaminacion
Fang réserve généralement ses griffes pour un autre usage : elle les enfonce dans le sol, les murs ou tout ce qui peut lui servir d'appui pour se projeter en avant. La forme la plus évoluée de cette attaque consiste pour Fang à prendre appui en enfonçant les crochets sur la pointe des dernières lames de quatre de ses queues dans un matériau stable et solide, tout en ramenant sa cinquième queue devant elle en repliant dix de ses lames, puis à reculer pour tendre les chaînes de lames ancrées avant de les contracter brusquement. Ce mode de déplacement lui permet de décupler sa vitesse, ainsi que la puissance de son coup.
Cette technique présente des désavantages : elle nécessite un bon appui, de l'espace pour prendre de l'élan et ne permet de se déplacer qu'en ligne droite. Fang est parvenue à diminuer ce dernier handicap, mais elle doit renfoncer ses griffes ou ses crochets dans le sol pour modifier sa trajectoire, ce qui la fera ralentir pendant un instant avant de bondir à nouveau. Malgré ses défauts, ce mouvement reste l'attaque la plus redoutable du répertoire de Fang, et il vaut mieux ne pas la prendre à la légère.

Autres :


Description physique :
L'allure de Fang ne permet pas de lui donner un âge, même approximatif. Si elle n'est pas une naine à proprement parler, elle reste plutôt petite et sa carrure n'a rien d'impressionnant, sans compter sa relative maigreur. Son physique est celui d'une jeune adolescente maigrichonne, cependant sa voix rauque et son vocabulaire - quand elle ne se surveille pas, elle jure en moyenne une fois par phrase - n'ont rien d'enfantin. Ils n'ont pas grand chose de féminin non plus d'ailleurs, et ajoutés à son absence de poitrine, ils induisent souvent les gens en erreur sur son genre. Quant à son attitude, elle lui a valu les surnoms affectueux de "clébard" et de "morfale" parmi les quelques Numeros et Hollow qu'elle n'a pas attaqués en les croisant à Las Noches ou dans le désert - elle préfère s'accroupir que s'asseoir, y compris sur les chaises, court tellement penchée en avant qu'on la dirait à quatre pattes, et semble grogner, gronder, hurler, aboyer ou geindre plutôt que parler. Sa palette d'expressions n'est pas spécialement réduite, mais quel que soit le sentiment que montre Fang, elle garde la bouche grande ouverte, dévoilant une dentition en créneaux peu esthétique.
Fang a les cheveux auburn et plutôt fins ; elle les porte courts, en petites pointes hérissées tout autour de son crâne, parcourues de reflets rouges et orangés dans la lumière de Las Noches. Des mèches de longueur irrégulière recouvrent son front, certaines juste assez courtes pour ne pas tomber devant ses yeux verts en amande marqués de tatouages rouges en forme de croix, et cachent en partie ses sourcils courts et épais. De cette masse colorée émergent ses oreilles, autour desquelles viennent s'enrouler deux longs os épais comme ses deux pouces accolés, qui se terminent chacun par un croc de trois à quatre centimètres sur le côté de sa joue. Ces os sont rattachés à la partie principale de son masque de Hollow, une mâchoire inférieure déformée en un large collier d'os, hérissé de crocs tous de la taille d'une phalange, à l'exception des deux situés sous son menton, plus gros que les autres.

Fang possède seulement le pantalon de hakama blanc accompagnée d'une large ceinture noire de l'uniforme des troupes de Las Noches. Par dessus, elle porte une veste blanche à bordures et revers noirs, dotée d'un col en fourrure noire aussi hérissée que ses cheveux, fermée sur le devant ; entourée de revers, sa fermeture s'arrête juste au dessus de la ceinture de son hakama, mais ses pans obliques descendent le recouvrir sur ses flancs. Elle la porte de travers, de telle sorte que le col laisse entrevoir son trou de Hollow, entre son épaule droite et sa clavicule ; sa manche droite paraît donc plus longue que la gauche, qu'elle retrousse jusqu'à découvrir son avant-bras pour accentuer ce déséquilibre. Une lanière blanche sort du bas du pan gauche de sa veste et lui tombe sur la hanche, comme pour y attacher le fourreau de zanpakutô qu'elle ne possède pas. Fang ne porte pas les sandales habituelles des Arrancar : elle marche pieds nus, convaincue d'avoir de meilleurs appuis ainsi. Son Hiero lui épargne de toute façon le risque de se blesser. Le trois prouvant qu'elle appartient à l'Espada a d'ailleurs été tatoué sur la plante de son pied gauche.


Dernière édition par Insamented Fang le Mer 12 Nov - 19:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Insamented Fang   Dim 9 Nov - 2:54

Description psychologique :
Il y a longtemps, très longtemps, après des jours, des années de lutte, l'humaine qui allait donner le monstre qu'est Fang est morte de faim. Cette sensation était également la source de tous les sentiments négatifs qui l'ont changée en Hollow, lui ont donné la puissance de parvenir jusqu'au rang de Vasto Lorde. Cette origine de sa force a eu pour conséquence de lui donner une capacité assez étrange pour quelqu'un de sa race : ressentir la faim, au sens humain du terme. Bien sûr, à l'époque où elle n'était que Hollow, elle était encore obnubilée par les souffrances de son coeur disparu et ne s'en apercevait pas. Ce n'est qu'après avoir atteint le stade de Gillian que cette particularité a commencé à marquer sa personnalité.
Fang ne ressent que très peu les souffrances ou le désir de puissance qui poussent ses semblables à s'entre-dévorer - sa faim la préoccupe trop. Dernières traces de son existence humaine oubliée, son manque de maturité et les exigences de son estomac font d'elle un vrai ventre à pattes, même selon les critères des Arrancar. Presque tous ses traits de caractère découlent de ces deux caractéristiques.

Tout d'abord, Fang ignore le concept d'ennemi. A ses yeux, l'ensemble des êtres vivants se divise en trois catégories : les gens, les amis et "la bouffe". Son comportement envers les gens est, compte tenu de sa nature d'Arrancar et de sa personnalité, irréprochable. Elle estime que l'on doit les saluer quand on les croise, les écouter sagement quand ils parlent, suivre leurs recommandations ou leurs ordres et leur demander la permission avant de toucher à leurs affaires... Elle essaie même de tempérer ses éclats de joie ou de mauvaise humeur en présence de gens vraiment nombreux ou importants. Ce code de bonne-conduite fait partie de ses règles personnelles, qu'elle ne se résout à briser qu'en dernière extrémité. Avec ses amis, elle se montre affectueuse, très chaleureuse et familière - elle aime particulièrement leur donner des coups de pieds dans le dos ou mordiller leurs bras, leurs pieds, leurs cheveux ou tout ce qu'ils laissent à sa portée, le tout sans la moindre mauvaise intention. Certaines mauvaises langues vont jusqu'à prétendre qu'il est moins dangereux d'être son pire ennemi que son ami. Le fait est que pour des raisons inconnues de Fang, l'affection qu'elle peut porter à ses amis est rarement réciproque. Pour ce qui est de la nourriture... Fang étant un véritable goinfre, il ne fait pas bon être rangé dans cette catégorie lorsqu'on la croise. A moins d'être considérée comme la propriété d'une autre personne, la malheureuse victime est assurée de se faire dévorer séance tenante, le plus souvent encore vivante.
Le principal problème que pourra poser Fang à ses supérieurs est lié aux mystérieux critères sur lesquelles elle se base pour placer un individu dans l'une de ces familles : personne jusqu'à présent n'a réussi à prévoir, avant de lui présenter une créature, quelle qu'elle soit - Arrancar, Hollow, humain ou même simple animal - quel titre elle lui accorderait. Pour ne rien arranger, elle donne le rang de casse-croûte bien plus fréquemment que celui de personne - ami est encore plus rare, mais personne ne s'en plaindra. S'il restera à ses maîtres la solution de déclarer que ceux qu'elle a identifiés comme de la nourriture leur appartiennent, le problème perdurera dans les cas où Fang sera envoyée en mission seule. C'est pourquoi on doit la considérer incapable de mener à bien une tâche subtile sans l'assistance d'un camarade - en revanche, en matière de destruction en masse avec dommages collatéraux, ses aptitudes sont fort appréciables.
Son second handicap est la façon dont elle considère ses adversaires. La plupart du temps, elle les voit comme de la nourriture, rien d'autre, et par conséquent ne les considère pas comme dangereux. La "bouffe", ça se fait manger, ça n'attaque pas, ou alors pas sérieusement. Elle n'est donc pas particulièrement concentrée sur son adversaire lorsqu'elle attaque : elle peut changer de cible ou de direction aux moments les plus inattendus, parfois même au beau milieu d'un kata. Ses mouvements n'ont aucune logique suivie. Ils sont par conséquent impossibles à prévoir à l'avance, mais elle court toujours le risque de commettre des imprudences et des erreurs de jugements. Son mode de pensée est le même que son style de combat : brouillon et discontinu. La méditation et les raisonnements logiques ne sont pas son rayon, elle est bien trop impatiente, lunatique et irréfléchie.

Fang fait preuve d'une véritable adoration pour la Primera Espada : son énergie, sa force, son intelligence, son apparence physique, sa forme libérée, tout en lui la fascine et l'entraîne à sa suite. Kiefer est à l'origine de la catégorie "gens" dans son système de classement des individus - il est le premier à avoir gagné son respect et sa dévotion, et le seul à les posséder entièrement. Malgré son incapacité à prononcer son nom en entier - elle persiste à hurler "KIEEEEF" dès qu'elle l'aperçoit - Fang le respecte énormément, et fait beaucoup d'efforts pour lui obéir... Ainsi que pour lui rapporter jusqu'aux plus insignifiants des événements qui parsèment sa vie à Las Noches. Elle adore être "complimentée" par lui - ses sarcasmes glissent sur elle comme les insultes des autres Arrancar - le voir rire ou seulement sourire, que ce soit d'elle ou avec elle, la met de particulièrement bonne humeur. Elle ne comprend pas grand chose à ses plans et n'en éprouve pas le besoin : à ses oreilles, la parole de Kiefer est d'évangile, et jamais elle ne la remettra en doute. Kiefer est celui qui l'a tirée de l'ennui et la solitude du Hueco Mundo, elle lui en restera sans doute éternellement reconnaissante ; elle lui fait donc confiance quant aux changements à apporter au monde pour le rendre meilleur : pour elle, il a déjà fait ses preuves, en quelque sorte.
Elle n'a pas encore eu l'occasion de rencontrer ses autres collègues Espada et ne semble pas particulièrement curieuse à leur sujet.

Comme on peut s'y attendre, le passe-temps préféré de Fang est la chasse. Si on ne lui donne rien de particulier à faire, elle va demander à Kiefer l'autorisation de partir en excursion dans les alentours pas si immédiats de Las Noches, et attaquer quasiment tous ceux qui ont la malchance de croiser sa route pour les dévorer. Même lorsqu'elle reste au palais, elle passe son temps à courir dans les couloirs d'une aile à l'autre, bouscule les plus chanceux des Numeros, grignote, encastre dans les murs ou dévore complètement les autres. Comme elle fait partie des derniers-nés à Las Noches - sa transformation en Arrancar date d'un mois à peine - nul ne réalise encore vraiment - exceptés peut-être ses deux supérieurs - qu'il ne s'agit pas de vieilles habitudes de Menos mais bien du tempérament de Fang, et que cette obsession pour son estomac ne disparaîtra pas avec le temps. D'autres caractéristiques de Fang sont effectivement dues à son accession récente au rang d'Arrancar et à la forme humaine : Hollow, elle était déjà bipède, mais elle se penchait en avant pour utiliser ses queues plus librement, et elle n'est pas encore parvenue à distinguer les postures qu'elle prend avec un zanpakutô scellé de celles qui lui permettent d'employer à nouveau sa force de Vasto Lorde. Elle se déplace toujours rapidement, en plaçant son centre de gravité très bas, ce qui lui confère un style de combat assez inattendu : elle a une vitesse impressionnante sans utiliser le Sonido, auquel elle recourt d'ailleurs très peu, et frappe à hauteur de ses genoux, contournant le problème de hauteur en sautant en l'air.

Les émotions les plus courantes de Fang sont l'enthousiasme - qui suit l'annonce d'un repas imminent - le grand enthousiasme - en présence d'un de ses malheureux "amis" - ou l'énervement frustré - devant l'absence du repas évoqué un peu plus tôt. Dans tous les cas, elle est bruyante et agitée, incapable de rester immobile, et jure comme un charretier. Dans ses moments de grande joie, elle lève le bras auquel est attaché son sabre au dessus de sa tête en braillant, ce qui peut s'avérer dangereux pour les gens trop proches d'elle ; lorsqu'elle est de mauvais poil, elle donne des coups de pied dans ce qui passe à sa portée, râle et jure à voix haute, son ventre ponctuant parfois de gargouillis.
Si pour une raison ou pour une autre elle ne peut pas courir, elle s'occupe en mordillant son sabre ou bien en le faisant tournoyer autour de son bras ; quand on a l'idée saugrenue de lui proposer une chaise, elle s'accroupit sur le dossier au lieu de s'asseoir et ne cesse de se balancer.


Histoire :
Le Hollow à l'origine de Fang était lui-même issu d'une petite paysanne d'un village parmi tant d'autres, perdu quelque part dans les campagnes d'Europe.
Ses parents avaient trois filles et un fils, elle était leur deuxième enfant. Dans la région où elle vivait, le climat était rude, les famines régulières. Ses parents les considéraient comme des poids, ses soeurs et elle, des bouches inutiles, qu'il faudrait doter pour pouvoir les marier un jour, aussi ne les soignaient-ils guère. Ils n'étaient pas méchants, et dans des circonstances moins cruelles, ils auraient certainement aimé chacun de leurs enfants, mais leur fils serait celui qui reprendrait leur ferme et les nourrirait dans leurs vieux jours, ils ne voulaient pas courir le risque qu'il succombe à la faim ou la maladie. Leur futur héritier était donc très bien nourri, tandis que ses soeurs restaient maigres et trop petites pour leurs âges respectifs à force de jeûner plus souvent qu'à leur tour. Leur père apprenait à son fils à diriger la ferme, soigner les chevaux, emmener leur marchandises à la ville la plus proche pour les vendre, tandis qu'elles étaient envoyées aider leur mère, aux champs, à la cuisine, au puits, à l'étable...
Au fil du temps, ce favoritisme avait développé une jalousie maladive chez deux des filles de la maison. Elles haïssaient leur frère, et ne perdaient aucune occasion de lui nuire. Elles nettoyaient mal sa chambre et ses vêtements, elles déposaient des punaises dans son lit, elles laissaient brûler sa nourriture, plaçaient dans son panier les pommes pourries pour son déjeuner. Bien sûr, leurs parents s'étaient aperçus de leur manège, et les punissaient sévèrement, ce qui ne faisait qu'accroître leur rancoeur.
Un hiver, une bande de voleurs vint mettre à sac leur village. Les deux soeurs de l'humaine qui deviendrait un jour Fang furent tuées pendant l'attaque, après avoir servi à l'amusement de leurs meurtriers. Son père et son frère étaient absents ce jour là, partis pour la ville faire toutes ces choses qu'on apprenait qu'au fils. Elle et sa mère s'étaient cachées dans les combles de l'étable et par chance, il ne vint à l'esprit d'aucun des criminels que quoi que ce soit pût se trouver dans un tel endroit. Elles assistèrent au pillage de leur ferme et à la mort de leurs sœurs ou filles sans une larme, sans un gémissement, sans même un halètement, de crainte d'être découvertes. Elles survécurent.
Mais pour la petite fille l'horreur ne faisait que commencer. Les voleurs avaient presque tout emporté avec eux : il ne restait presque rien à manger pour terminer de passer l'hiver. Ses parents, devant cette évidence, prirent la décision qui suivait le favoritisme qu'ils avaient toujours montré pour leur fils. Ils la chassèrent, bouche inutile, pour sauver leur précieux héritier. Elle erra pendant quelques semaines dans les champs déserts, puis les forêts environnantes, se nourrissant de racines et d'écorces, s'amaigrissant toujours d'avantage. Vînt le jour où elle ne parvînt plus à se lever. Son agonie fut lente et pénible : elle ne se résignait pas à mourir.

Son âme mit quelque temps avant de retrouver le chemin de chez elle. L'hiver rude et les pillages avaient donné beaucoup de travail aux shinigami des environs ; ils s'arrêtèrent à son village alors qu'elle était encore perdue dans les sous-bois, et ils ne s'attardèrent pas à aller fouiller les environs. Quand elle parvint à la ferme de sa famille, l'hiver était fini, la famine un mauvais souvenir ; ses parents et son frère recommençaient à cultiver leurs champs. Le jeune fantôme s'installa dans les combles de l'étable depuis lesquels elle avait vu mourir ses sœurs, dans l'espoir de trouver leurs fantômes à cet endroit - elle fut déçue, car s'ils n'avaient pas pensé à vérifier qu'il ne restait aucune âme dans les bois voisins, les shinigami s'étaient occupés de chaque âme rôdant dans le village. N'ayant rien pour se distraire, elle reprit ses vieilles habitudes, et commença à épier son frère - son stupide petit frère heureux et bien nourri et insouciant et vivant alors qu'elles étaient toutes mortes - la haine au cœur, souffrant trop devant ce spectacle pour remarquer les énormes chaînes qui la liaient désormais aux murs et au toit, et l'autre chaîne, celle qui partait d'une drôle de déchirure dans sa poitrine et dont les maillons avaient des dents pour se dévorer les uns les autres, de plus en plus rapidement.
Tant de ressentiment dans un coeur si jeune - il ne fallut pas bien longtemps à sa chaîne du karma pour disparaître. En trois mois, elle s'était annihilée jusqu'au dernier maillon. La déchirure sur sa poitrine s'acheva alors, lui arrachant un long hurlement de douleur. Puis, dans un nuage de fumée, elle disparut.
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MessageSujet: Re: Insamented Fang   Dim 9 Nov - 2:55

Elle reprit lentement conscience sur le toit de la ferme de sa famille. Elle voulut battre des paupières, en fut incapable ; c'est ainsi qu'elle remarqua que quelque chose dans son corps avait changé. La douleur aiguë qui l'avait assaillie quelques instants auparavant était toujours présente mais plus diffuse, plus sourde... Son envie de pleurer, elle, s'était évaporée. Pleurer ? Qu'est-ce que c'était, déjà ? Cela avait un rapport avec de l'eau, oui, de l'eau dans les yeux... De l'eau qui sortait des yeux. Mais pourquoi faire ? ...Avec quels yeux, et sur quel visage ?
Elle ne pleura donc pas. Elle était un Hollow à présent, et les Hollow ne pleuraient pas. Elle murmura ce nom, en goûta le sel et l'amertume, le léger parfum sanguinolent. Puis elle ferma les yeux pour écouter la tempête de pulsions qui secouait son jeune esprit. Une voix écrasa petit à petit toutes les autres, jusqu'à sa douleur même. Tout était la faute de son frère, son stupide, égoïste petit frère, qui lui avait volé sa nourriture, qui avait dressé ses parents contre elle, qui les avaient poussés à l'abandonner pour lui voler sa place en ce monde... Oui, il était coupable, coupable de tout, et mon dieu qu'elle avait mal, il était le responsable ! Et elle allait le punir. Elle allait le faire souffrir et oui, lui trancher un bras, d'un seul coup de queue, et...
Elle tourna la tête pour observer le nouvel appendice mentionné, et éclata de rire. Être devenue un monstre avec un masque aux mâchoires hypertrophiées, d'énormes griffes à chaque patte et une longue queue en lames d'os ne la perturbait pas outre-mesure : elle appréciait la ligne élégante de ses nouvelles armes, sa vitesse, la souplesse dans ses mouvements... Oh, son frère allait trembler de jalousie quand il la verrait. Et elle allait enfin pouvoir le faire payer pour tous ces repas, ces punitions injustes, ce favoritisme inadmissible. Elle se pencha lentement sur le bord du toit, ses griffes s'enfonçant entre les tuiles. Il faisait nuit, le morveux devait dormir, oh oui, bien au chaud sous deux couvertures, deux monsieur, alors qu'elle, elle n'en avait jamais eu qu'une, vieille et rapiécée, ah, que ça faisait mal ! Elle attendrait qu'ils sortent et se préparent à partir, lui et le père, et alors, alors elle le découperait, lentement, lentement, et puis...
Et puis elle le mangerait. C'était à ça que servait la nourriture, après tout, qu'elle marche ou pas.
Le lendemain matin, dès que sa famille eut passé le seuil de leur maison, elle se rua sur eux. Sa queue fendit l'air, arrachant les âmes de ses parents de leurs corps pour les clouer au sol. Elle ne prêta aucune attention à leurs cris effrayés, et se concentra sur leur précieux petit héritier. Elle enfonça une de ses pattes griffues dans son corps, en extirpant délicatement son esprit. Elle lui laissa le temps d'apercevoir ceux de leurs parents et de commencer à paniquer. Elle savoura ses cris, ses larmes - chacun son tour ! - leva son autre main pour lui entailler les bras, l'un après l'autre, lui arrachant des hurlements de plus en plus aigus. Dieu que c'était bon ! Mais elle avait encore mal. Elle leva la tête de son frère vers elle et rit - son premier rire de Hollow.
"Bonjour, petit frère. Adieu, petit frère."
Puis elle tendit le cou et referma sa gueule sur la moitié du corps spirituel qui dépassait de ses mains. Le hurlement du garçon s'interrompit après quelques secondes. Elle rouvrit les mâchoires et lança le reste du petit corps entre les dents de son masque, dont elle avait pu savourer l'efficacité sur feu son frère. Elle poussa un petit soupir d'aise et souleva lentement les corps de ses parents pour les porter à sa bouche. Elle les avala sans vraiment réfléchir, portée par son nouvel instinct - la réflexion n'était pas le domaine de prédilections des Hollow en général, et celui qui devait donner naissance à Fang, étant issu d'une enfant morte obsédée par la faim, n'avait aucune raison de démentir la règle.

Sa seule famille dévorée, le Hollow retourna vers son étable pour se reposer un moment. Il s'aperçut alors avec surprise qu'il se savait incapable de dormir - il lui avait suffi de penser au sommeil pour que cette certitude s'inscrive dans son esprit. Les Hollow ne dormaient pas. Ils disparaissaient juste aux yeux des rares créatures capables de les voir pour digérer leurs proies et laisser à leurs corps spirituels le temps de se renforcer.
Le temps passa, le Hollow menant une vie identique à celle de tous ses semblables : chasser, manger, digérer, repartir chasser... A cette époque, les famines et les pillages étaient fréquents dans la région, il n'eut donc pas besoin de tuer lui-même ses proies pendant ses premières décennies. Il errait à travers la campagne et les bois, s'arrêtant dans un village le temps de dévorer une âme pour repartir aussitôt. Son instinct lui répétait qu'il était encore trop vulnérable pour se permettre de traîner trop près des gardes-manger. Il se demanda ce qu'il était censé craindre une ou deux fois, avant de croiser un shinigami. Ce serait le premier test, gronda la voix qui le guidait depuis sa transformation. S'il survivait à cette rencontre, son espérance de vie en tant que Hollow augmenterait considérablement.

Le shinigami en question était un homme dans la force de l'âge, avec un zanpakutô de taille moyenne, que son costume noir semblait embarrasser plus qu'autre chose. Il s'agissait, heureusement pour ce jeune Hollow, d'un sous-fifre, membre de la huitième division, qui s'élança vers lui en brandissant sa lame et entailla profondément une de ses pattes avant même qu'il n'ait décidé quoi faire. Le Hollow poussa un hurlement strident. Ça faisait mal ! Bon sang que ça faisait mal, qu'est-ce qui se passait, il était censé être devenu fort, il ne devait plus avoir à souffrir ! En voyant son adversaire lever de nouveau son arme, il bascula sur ses pattes postérieures et bondit hors d'atteinte avec un sifflement rageur. La voix de son instinct s'éleva alors, impérieuse.
Tue-le. Tue-le, ou bien meurs.
Le Hollow rassembla ses forces et lança sa queue à l'attaque, tentant de clouer l'importun au sol comme il avait l'habitude de le faire avec ses proies sans y parvenir. Il encaissa un deuxième coup de sabre, à l'épaule cette fois, mais l'instinct lui ordonna de réprimer son cri : les shinigami ne se déplaçaient pas toujours seuls. Ce vieux bonhomme bougeait terriblement vite ! Il redoubla d'efforts dans ses attaques, sans plus de succès, et sentit la panique monter en lui, mêlée d'un immense désir de trucider ce vieux croûton qui avait osé le blesser à deux reprises et qui lui tenait maintenant tête, repoussant sa belle queue de ce sabre bizarre, sans même paraître effrayé par son apparence. Il sentait bien qu'il n'arriverait à rien de la sorte, mais son instinct ne lui donnait pas d'avantage de précisions.
Tue-le, ou bien meurs.
Il poussa un cri de rage à l'idée de mourir ici, après avoir tant souffert, de la main de ce vieux machin tout juste capable de lever une lame, lui, lui qui s'était cru si fort et il ne voulait pas mourir et... Et il avait encore faim ! Il ne mourrait pas ici, il avait faim, et il dévorerait ce bonhomme comme les autres, shinigami et tueur de Hollow ou pas ! Il plissa les yeux et accrut encore son attention face aux mouvements de son adversaire. Le shinigami s'écartait à chacun de ses coups, d'un bond souple. S'il s'éloignait pour ne pas être touché, alors il fallait lui couper toute retraite. L'idée qui suivit cette pensée dans ce qui lui tenait lieu d'esprit lui arracha un long rire. Il dégagea sa queue d'un mouvement brusque, puis la projeta de toute sa vitesse vers le shinigami. Il le laissa parer son coup, dévier la pointe de sa queue sur le côté... Mais au lieu de l'abattre à nouveau vers sa proie, il la courba.
Quand le shinigami comprit ce qu'il était en train de faire, il était trop tard. La queue du Hollow l'entoura, lui coupant toute échappatoire sur le sol. Il n'eut d'autre choix que de sauter, préparant un sort de kidô qu'il n'eut pas le temps de lancer. Les mâchoires du Hollow s'étaient déjà refermées sur lui. Le vainqueur de ce combat resta quelques minutes sur place, savourant le goût exceptionnel de sa proie du jour et reprenant un peu de forces avant d'abandonner la place quand son instinct lui souffla de fuir avant l'arrivée d'éventuels renforts ou secours shinigami. Ainsi gagna-t-il la première manche de l'éternelle lutte entre sa race et le Soul Society. Il y en eut de nombreuses autres par la suite, sa technique s'avérant redoutablement efficace face aux malheureux shinigami de bas niveau qu'il affronta pendant les deux siècles qu'il passa à pourchasser les âmes humaines.

De temps à autres, pendant ses excursions dans les lieux peuplés d'humains, il croisait l'un de ses pairs. Il les ignorait la plupart du temps, et restait à distance, quitte à abandonner une proie, suivant toujours la voix qui résonnait en lui à ces moments-là : pas encore, susurrait son instinct, pas encore. Il n'était pas assez fort, pas assez vieux, pas encore prêt pour passer à la prochaine étape de sa transformation. Tout viendrait en temps et en heure, s'il parvenait à survivre jusque là. Les Hollow se posent rarement des questions quant à leurs propres motivations ; ils se fient à leur instinct, plus développé et sûr que celui des humains.
Et puis un jour, lorsque notre Hollow perçut le reiatsu d'un congénère particulièrement faible, la voix abandonna sa ritournelle habituelle de protestations. Il s'approcha de l'autre dévoreur d'âmes, qui ne s'était encore rendu compte de rien - il devait s'agit d'un nouveau-né, trop obsédé par la poursuite de son ancienne famille pour prêter attention au reste. La voix restait étrangement silencieuse, alors que son congénère était à présent suffisamment proche pour qu'il le voie. Son apparence était d'ailleurs assez risible : il avait l'allure générale d'un crocodile, mais sa queue était trop courte, les griffes de ses pattes arrières trop épaisses - elles devaient gêner ses mouvements plus qu'autre chose - et son masque était plus plat encore qu'un visage humain.
L'instinct de l'aîné des Hollow sembla se réveiller sur ses dernières constatations. Le susurrement de la voix dans son crâne était si insistant qu'il avait l'impression d'entendre hurler dans ses oreilles ; il lui fallut quelques fractions de seconde pour s'y accoutumer, et comprendre véritablement ce qu'on lui ordonnait.
Attaque-le. Dévore-le. Maintenant, tu es prêt.
Le Hollow agita sa queue de lames pour extérioriser sa curiosité - il s'était habitué depuis longtemps à exprimer ses sensations sans recourir aux expressions faciales humaines - puis il se pencha lentement en arrière pour prendre de l'élan. Manger un congénère ne lui serait pas venu à l'esprit cinq minutes plus tôt mais à présent que la voix le lui ordonnait, cela lui semblait une évidence. Il avait remarqué, en un peu plus de deux siècles, que son reiatsu augmentait petit à petit, à chacun de ses repas, et il avait également noté que plus sa proie possédait d'énergie spirituelle, plus il en gagnait en la dévorant. Les Hollow étaient des entités possédant une énergie conséquente, en dévorer lui apporterait donc plus de force, plus rapidement... Et il voulait devenir fort, il avait besoin de devenir fort - pour ne plus avoir mal, que cette douleur à sa poitrine disparaisse enfin...
D'un bond, il fut au dessus de sa proie. L'autre Hollow eut à peine le temps de lever la tête avant qu'il ne le cloue au sol d'un coup de queue sur la nuque. Sans plus de cérémonie, il arracha l'une de ses pattes reptiliennes pour la dévorer. Il n'entendit même pas le hurlement de son congénère - l'extase qui le parcourait était trop neuve, trop intense et brutale et délicieuse pour laisser le moindre espace disponible dans son esprit. Il sentait son reiatsu augmenter à une vitesse vertigineuse - et il n'avait encore mangé qu'un bras ! Sans remords, il déchiqueta le corps de sa proie qui s'égosillait pour prolonger ce sentiment merveilleux de toute-puissance : sa force continuait de s'accroître, de plus en plus vite tandis qu'il engloutissait chacun des membres, la tête, puis enfin le tronc de sa victime. Il poussa un long rugissement de frustration quand la sensation le quitta.
"Encore. Encore. ENCORE !"
Il frotta ses pattes contre le sol poisseux et les porta à sa gueule, lécha furieusement les paumes, suça ses griffes jusqu'à s'écorcher la langue et les ramena à terre pour racler jusqu'à la dernière goutte de sang échappée du corps de sa proie pendant qu'il la déchiquetait. Enfin la frustration commença à s'estomper petit à petit, avec une lenteur insupportable... Mais elle ne disparut pas - elle ne devait pas disparaître avant longtemps.
Il se souvint que les jeunes Hollow avaient une fâcheuse tendance à attirer les shinigami et quitta les lieux à grands bonds souples.

Il ne s'aperçut pas tout de suite que son corps avait commencé à se transformer pour la seconde fois - les premiers changements étaient trop infimes, ou bien le manque ravivé dans son estomac l'empêchait de prêter attention aux détails.
Il abandonna la chasse des âmes humaines pour poursuivre exclusivement ses congénères. Sa première expérience l'avait marqué ; sentir sa puissance augmenter était devenu une véritable drogue pour lui, et quand ces augmentations de puissance commencèrent à s'accompagner de changements notables dans son apparence, elle n'en furent que plus jouissives. Il abandonna rapidement son ancien rythme de vie : plus question de perdre son temps à attendre que son corps se renforce et se stabilise. Chaque instant était dorénavant consacré à la chasse. D'abord repérer un congénère, s'assurer que son énergie était inférieure, puis disparaître pour l'approcher subrepticement, et enfin bondir et dévorer, sans prendre la peine de découper sa viande au préalable, ni laisser la moindre goutte de sang se perdre... Et repartir, les sens à l'affût, cherchant déjà son prochain repas.
Vite, tu dois faire vite. Ton énergie est repérable, et tu es encore faible. Nourris-toi, grandis, change, et vite.
Et il chassait et mangeait, mangeait, mangeait. Son corps grossissait, les lames de sa queue durcissaient, ses griffes s'affûtaient... Les fragments de mémoire humaine qui subsistaient en lui s'émiettèrent au fur et à mesure, se mêlèrent à d'autres souvenirs jusqu'à ne plus former qu'une bouillie confuse, au milieu de laquelle il était bien incapable de reconnaître ce qui lui avait appartenu avant le début de ses nouvelles acquisitions. De toute manière, il pensait encore moins qu'avant à son ancienne vie, et aux humains en général - il ne croquait plus d'âmes que lorsqu'elles se trouvaient par hasard sur son chemin, presque par distraction.
Finalement, sa silhouette commença elle aussi à changer : elle se fit plus longiligne, uniforme, s'assombrit. Ses pattes mincirent, ses griffes rapetissèrent en proportion - heureusement, elles ne perdirent rien de leur tranchant. Seuls sa queue et son masque restèrent identiques. Le peu de personnalité qui lui restait disparut dans le processus...


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MessageSujet: Re: Insamented Fang   Dim 9 Nov - 2:57

Étrangement, si son accession au rang de Gillian détruisit ses précédentes caractéristiques de Hollow, les quelques traits humains qui avait survécu enfouis quelque part au fond de son esprit, eux, résistèrent. Et ce furent ces quelques bribes de personnalité humaine qui formèrent le noyau de la nouvelle identité du Gillian : Fang a le souvenir de s'être éveillée un jour dans ce grand corps d'échalas, prenant brutalement conscience d'elle-même au milieu d'un groupe d'autres Gillian, quelque part dans le désert du Hueco Mundo.
A ce moment là, son sentiment d'identité était vague, ténu et surtout - même si elle ne pouvait s'expliquer pourquoi - fragile. Elle ne savait rien d'elle, n'avait encore ni goût ni dégoûts, ni traits de caractère particuliers... Elle se savait Menos de genre féminin, mais excepté ce fait, elle ne possédait presque aucune certitude. Pourtant, en dépit de ces doutes insupportables et du gouffre vide et froid qui menaçait de l'engloutir, elle pouvait ressentir sa faim - cette même faim d'humaine qui l'avait sauvée du néant - et son embryon d'ego qui palpitait dans l'attente de quelque chose qu'elle ne pouvait nommer.
Elle fit la seule chose à laquelle elle pouvait penser, de peur de laisser cette faim qui soutenait son moi naissant disparaître en l'ignorant : elle se nourrit. Elle dévora précipitamment tout ce qui se trouvait à sa portée. D'abord le groupe de Gillian qui l'accompagnait, croqués vivants, morceau par morceau, tandis qu'ils continuaient d'avancer stupidement ; puis d'autres, d'autres encore, qu'elle pistait pendant des kilomètres, traînant sa carcasse maigre entre les hautes dunes, ses mâchoires disproportionnées collées au sol. Il lui fallait souvent faire de longs détours pour éviter une énergie dangereusement élevée - elle n'avait plus d'instinct pour la conseiller, mais son esprit fragile frissonnait à l'approche d'une force supérieure à la sienne.
Après quelques temps - des jours, des mois, des années ? - et une ou deux centaines de Hollow avalés, son corps recommença à changer. Elle n'aurait pas su dire d'où cela lui venait, mais elle savait que changement n'était pas le premier, et qu'il ne serait pas le dernier, non, qu'il ne devait pas être le dernier. Elle ne chercha pas à creuser plus loin et accueillit ces nouvelles connaissances avec soulagement. Que c'était bon de savoir quelque chose sur soi ! Que c'était bon de se découvrir un instinct là où elle ne croyait trouver que du vide ! Elle poursuivit sa chasse avec une ardeur renouvelée.
Sans s'en rendre compte, elle venait de se créer un premier fragment de personnalité : plus tard, elle continuerait à se satisfaire des informations offertes par son instinct ou la voix d'un de ses pairs, sans éprouver le besoin de les mettre en doute.
Le désert qui l'entourait semblait sans fin, mais contenait bien assez de proies pour assurer sa survie et son évolution, malgré la distance qui pouvaient les séparer. Elle accepta sans difficulté cette nécessité de toujours devoir parcourir des étendues de dunes toutes identiques, décida d'apprécier la sensation des grains de sable qui crissaient sous son corps. Ainsi acquit-elle ses premières préférences : elle aimait courir, bouger toujours, inlassablement, sans jamais s'arrêter un seul instant, elle aimait le désert du Hueco Mundo, ses dunes immenses sous son ciel d'encre, sa lune triste et les frémissements qui agitaient le sable, mais plus que tout elle aimait la chasse, pister une proie sur des kilomètres ou bien errer au hasard en attendant de percevoir une énergie intéressante.

Par chance, elle était arrivée au Hueco Mundo dans un lieu bien éloigné de Las Noches ; les habitants de cette région reculée du désert étaient pour la plupart des Hollow ou de simples Gillian sans personnalité, qui n'attendaient, semblait-il, que d'être absorbés par une entité supérieure à eux. Elle y vécut plusieurs siècles, se contentant parfaitement de ces faibles proies pour atteindre le stade suivant de son évolution. Au fur et à mesure qu'elle intégrait la puissance de ces êtres inférieurs, son corps abandonnait la lisse et sombre uniformité des Gillian pour tendre de plus en plus vers sa forme d'Adjuchas et son esprit se développait, gagnait en personnalité.
Son poitrail s'élargit de manière considérable et s'éclaircît progressivement, le noir soyeux des Gillian laissant la place à des plaques osseuses blanches ; une longue crinière auburn couvrit l'arrière de son crâne et d'étranges oreilles poilues émergèrent sur les côtés ; ses membres supérieurs s'étoffèrent et des pattes postérieures émergèrent de la masse changeante de son tronc, toutes taillées pour bondir à la hauteur et la vitesse qui la caractérisent aujourd'hui, ses griffes de Hollow repoussèrent, dépassèrent même leur ancienne taille ; enfin, quand tout le reste de son corps eut achevé sa métamorphose, en bas de son dos, non pas une mais cinq queues de treize lames en os repoussèrent, plus solides et tranchantes que la précédente. L'ultime changement dans son apparence fut la déformation des dernières lames de ses queues, dont les extrémités s'épaissirent et se tordirent pour former des crochet, chacun orné d'un croc plus petit sur la courbure.
De la forme de ses armes et de son aptitude naturelle à se projeter en avant, elle tira son habitude de se déplacer sur deux pattes, penchée en avant sans pour autant utiliser ses membres antérieurs pour supporter son poids. Sa façon d'accepter les choses tel qu'elles se présentaient, sans vouloir se poser de questions, lui offrit une vision très infantile du monde et une très nette préférence pour l'action par rapport à la réflexion. Son enthousiasme pour la chasse et les cavalcades en général est à l'origine de son côté bruyant et extraverti. Son système farfelu de classement des individus, lui, est dû à un Hollow un peu plus malin que les autres, qui réussit le premier à survivre à sa rencontre avec elle en la convainquant qu'il était un "ami", et qu'on ne mangeait pas ses amis. Sa façon de s'exprimer - comprendre ses jurons - est le résultat des exclamations de ses proies lorsqu'elles avaient le temps de la voir avant de se faire avaler.

Elle se découvrit un nom le jour où elle atteignit le rang d'Adjuchas.
Elle ne s'était pas plus interrogée à ce sujet que sur le reste - elle n'avait pas de nom, n'avait pas encore de nom, et elle l'avait accepté, simplement. Et une fois de plus, accepter avait porté ses fruit : son nom lui était arrivé. Elle le murmura d'abord, assise, exceptionnellement immobile, savourant la joie de posséder un patronyme quel qu'il soit ; puis elle le dit, le gronda, le glapit, l'aboya, le cria, le grogna, le hurla sur toutes les notes et sur tous les tons, ravie qu'il s'accorde si bien à celle qui le portait.
Insamented Fang termina de naître ce jour-là.
Elle se sentait désormais prête à quitter le coin de désert qui l'avait vu grandir en temps que Menos, aussi partit-elle sans se retourner.

Pendant des années, des décennies puis des siècles, elle continua d'avancer, sans se soucier de la direction qu'elle empruntait ni d'une éventuelle destination. Pourquoi se serait-elle interrogée ? Il n'y avait aucune étoile pour la guider dans le ciel du Hueco Mundo, seulement la lune pour faire luire les plaques osseuses sur son dos et les taches de sang sur ses griffes ; tous les endroits se valaient dans ce monde où les dunes étaient les mêmes partout. Elle ne compta ni les heures passées à enfoncer une patte dans le sable, puis l'autre, et encore l'autre, encore, encore, encore ; elle ne compta pas non plus les Hollow, les Gillian, puis les autres Adjuchas qu'elle dévora sur sa route. Pendant des siècles, elle courut sous la lumière blafarde de la lune, d'une dune à l'autre, d'une proie à la suivante, la distance entre ses victimes ne cessant d'augmenter, sans autre distraction que les cris de ses victimes - qui ne l'amusait d'ailleurs pas beaucoup, ils tendaient à se répéter, une fois les principales insultes apprises par cœur - et les infimes changements subis par son corps à chaque augmentation de son reiatsu.
Elle observa avec impatience ce qu'elle savait être l'ultime transformation de son corps de Hollow, celle qui la hisserait au rang de Vasto Lorde. Elle ne connaissait pas encore ce nom et pourtant elle sentait que d'une façon ou d'une autre, elle était en train de terminer son évolution. Elle perdit sa taille d'Adjuchas, centimètre par centimètre ; ses oreilles rapetissèrent progressivement jusqu'à atteindre des proportions humaines, tout en restant pointues ; sa crinière se raccourcit, devint un simple casque de poils fauves emmêlés autour de sa tête. Les plaques qui recouvraient son dos se réduirent à une échine hérissée de crocs et une unique plaque triangulaire ; les lames de ses queues rétrécirent et surtout s'amincirent, en gagnant une solidité terrifiante. La fourrure qui recouvrait ses pattes disparut, leur ossature bougea lentement pour leur donner une forme humaine.
Quand enfin elle atteint le rang le plus élevé parmi ses congénères, plus de mille cinq cent ans s'étaient écoulés depuis sa naissance en tant que Hollow, dans un insignifiant petit village, perdu dans une plaine quelque part en Europe.

Peu de temps après avoir atteint sa pleine maturité de Hollow, Fang fut abordée par le premier Arrancar qu'elle ait jamais vu.
Elle repéra son énergie bien avant qu'ils soient à portée de vue l'un de l'autre, une énergie démentielle, supérieure à tout ce qu'elle avait pu imaginer jusque là. Elle ralentit, d'abord imperceptiblement, puis elle cessa de courir pour marcher doucement sur le sable. Avec prudence, comme pour ne pas faire disparaître cette présence mystérieuse et terriblement attirante, elle s'approcha. En devenant Vasto Lorde, Fang avait été libérée de la douleur et de la peur diffuse de régresser, et elle avait été assaillie par un sentiment nouveau : la solitude. Elle aimait toujours chasser, mais elle ne trouvait plus le moindre plaisir à le faire seule au milieu de ce gigantesque amas de rien. Elle était souvent prise d'un besoin irrépressible de parler et, frustrée de n'avoir personne avec qui échanger ses humeurs, se mettait à monologuer.
En le voyant apparaître au détour d'une dune, elle resta immobile, fascinée par la chevelure blanche, la peau délicate de cette forme entièrement humaine. Elle attendit, fébrile, qu'il s'avance jusqu'à elle. Il ne lui vînt même pas à l'esprit qu'il pourrait simplement la dévorer - ou bien peut-être ne s'en soucia-t-elle pas. Elle suivit des yeux son étrange démarche, puis le mouvement de sa main qui se tendait vers son visage ; elle battit des paupière en la sentant tapoter ses cheveux, effleurer la pointe de son oreille, tracer les contours de sa mâchoire. Puis il laissa son bras retomber le long de son corps, et la détailla avec un certain amusement dans le regard. Elle attendit, fébrile, un signe qu'il avait terminé son inspection. Finalement, un léger sourire étira les lèvres minces, la faisant loucher.
"Imprudence, ou conscience de ta place ? Tu es bien le premier à me laisser approcher de cette façon."
Il avait une voix grave et sonore, qui emplissait l'air. La main quitta son oreille, et elle secoua la tête avec lenteur.
"Première."
Il cligna à son tour des yeux, fit une grimace.
"Eh bien, tu n'as pas été gâtée pour le physique."
Elle pencha la tête, plissa les yeux, sans vraiment comprendre. Ce premier échange avec un congénère, qu'elle avait si longtemps espéré, s'avérait plus compliqué que prévu. Pas gâtée pour le physique... ? Elle était, pour sa part, contente de son sort : elle aimait ses queues et leur puissance, la mâchoire osseuse qui protégeait le bas de son visage, sa crinière fauve, sa petite taille et la rapidité qu'elle lui offrait. Pourtant, cet autre Arrancar grimaçait en parlant de son apparence.
Fang était perplexe.
Puis l'autre Arrancar se mit à rire, et les tressaillements légers de ses épaules écartèrent son écharpe blanche de son cou, juste assez longtemps pour qu'elle aperçoive les restes de son masques de Hollow, deux sortes de T à l'envers, un de chaque côté. Elle battit des paupières, fascinée par ce nouveau détail et surtout ravie de voir la grimace disparaître de ce visage délicat. Le son de ce rire était encore plus agréable que sa voix aux oreilles de Fang. Elle sourit à son tour, et l'arrancar marqua une pause, avant de rire de plus belle.
Le silence retomba progressivement, en douceur, laissant le temps à ce rire de monter, résonner et retomber avec harmonie. Puis l'arrancar reprit.
"On peut peut-être t'arranger un peu."
D'un geste de la main, il l'invita à le suivre, avant de glisser sur une centaine de mètres d'un seul mouvement. Elle cligna des yeux, surprise et impressionnée par cette manière de se déplacer, et se précipita dans sa direction.


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MessageSujet: Re: Insamented Fang   Dim 9 Nov - 2:58

Fang ne saurait plus dire combien de temps au juste dura le trajet jusqu'au palais. Elle était trop occupée à admirer les mouvements de l'Arrancar qui semblait survoler le sable, à quelques dizaines de foulées devant elle. Elle ne remarqua d'ailleurs pas la construction avant que l'Arrancar ne s'immobilise au pied du mur extérieur. Elle le rejoignit d'un bond, s'assit dans le sable et leva la tête pour tenter de voir le haut de l'enceinte. L'Arrancar à son côté agita presque distraitement une main.
"Las Noches. Ta nouvelle maison."
Fang émit un grognement sourd en acquiesçant. Elle avait de la peine à se rappeler quoi que ce soit ressemblant à ce palais - elle n'était jamais retournée dans le monde des humains depuis le début de son existence de Menos - et elle hésitait quant à ce qu'il fallait dire. De plus, l'autre Arrancar semblait plongé dans ses pensées, et elle ne voulait pas le déranger. Elle attendit donc, une fois encore, qu'il reprenne la parole.
Il porta son doigt à ses lèvres et lâcha, dans un murmure songeur.
"Tu es déjà Vasto Lorde. Plutôt forte, je dirais... mais je possède le moyen pour toi de passer à un stade encore supérieur. Si tu es prête à me suivre et à m'obéir, cela va sans dire..."
Il plongea son regard vert dans celui de Fang, qui sourit encore, de plus en plus enthousiasmée par la situation. La perspective d'une évolution supplémentaire, inattendue, aurait amplement suffi à attiser sa curiosité, et l'idée de rester en compagnie de cet Arrancar l'excitait au plus haut point. Son interlocuteur eut un geste qu'elle ne put interpréter, et il lui tourna le dos pour marcher le long du rempart. Elle sautilla derrière lui jusqu'à ce qu'ils arrivent à une porte.
L'intérieur du palais fut pour Fang une expérience encore plus déroutante que de découvrir son extérieur. Ces salles entièrement blanches, sans nuit, sans lune, sans dunes, sans même quelques grains de sable lui donnaient des frissons, de peur, d'excitation, de dégoût ou de ravissement, elle n'aurait su le dire. Il lui fallut quelques minutes pour focaliser son attention sur autre chose que les murs et colonnes immaculés. L'Arrancar qui s'était adossé au mur et l'avait observée avec une grimace moqueuse, commenta d'un ton neutre.
"Dépaysant, n'est-ce pas ? Tu auras le temps de t'y habituer. Dépêche-toi, la salle d'Arrancarisation est à l'autre bout du palais."
Fang acquiesça et leur marche se poursuivit, accélérant à chaque tournant. Elle ne parvint pas à se repérer comme elle en avait l'habitude dans le désert ; les couloirs se ressemblaient trop, ils ne cessaient de monter et descendre des escaliers, et elle n'avait jamais eu à appréhender un plan sur plusieurs niveaux. Dans le désert, il n'y avait qu'un sol. Ils s'arrêtèrent au pied de deux grandes portes, que l'arrancar ouvrit d'un léger mouvement de poignet. Une preuve supplémentaire, s'il l'avait fallu, de sa force.
Brusquement, il se retourna vers elle, et Fang tressaillit presque en découvrant son regard terriblement sérieux.
"Ce que je vais te dire, te faire dans cette pièce est un secret absolu. Je suis le seul à pouvoir arrancariser les Menos. Est-ce que c'est bien clair ?"
Elle acquiesça avec un sourire ravi. Un secret, ça c'était intéressant et amusant. Pas question de décevoir son nouveau maître ! Et de toute manière elle n'avait pas la moindre idée de ce que pouvait signifier "arrancariser". Son interlocuteur la dévisagea quelques secondes, comme pour vérifier qu'elle ne mentait pas - ce qui était inutile, puisque Fang ne mentait jamais - avant de poursuivre.
"Je suis Kiefer, la primera Espada. Espada signifie que je suis membre de l'élite parmi l'élite, les maîtres de Las Noches. Primera signifie que même parmi les dix Espada, je suis le maître."
Il marqua une pause en la détaillant à nouveau.
"Il reste des places à pourvoir dans l'Espada - les Vasto Lorde ne sont plus si faciles à trouver, de nos jours. Et je dois admettre qu'en dépit de ton problème d'apparence, ton niveau est très satisfaisant. Si tu réussis ton arrancarisation, tu pourras devenir Espada. Peut-être même Tercera - troisième - si tu te montres plus à la hauteur que ton prédécesseur."
Les oreilles de Fang frémirent.
"Suis-moi."

De ce qui se passa dans la fameuse salle d'arrancarisation, Fang refuse de dire un seul mot à qui que ce soit. Après la mystérieuse arrancarisation, Kiefer l'y laissa pendant de longs jours - plusieurs semaines, mois peut-être ? Ni l'un ni l'autre ne sen soucie désormais.
Quand Fang ressortit d'un bond, nue, de la salle, l'échine, la plaque osseuse et ses queues avaient quitté son dos pour donner un sabre épais, attachée à son poignet par une lanière de cuir. Ses oreilles avaient rapetissé et s'étaient arrondies, son masque s'était détaché de son visage pour prendre une forme de collier d'os hérissé de dents, attaché autour des oreilles et non pas de la nuque, dévoilant un visage petit, plutôt rond excepté le menton plus marqué, de grands yeux et de petits iris verts et ovales, tatoués de deux croix rouges et surplombés de sourcils courts et épais. Ses cheveux, qui s'étaient encore raccourcis et ébouriffés, tombaient en désordre sur son front et lui arrivaient presque dans les yeux. Son trou s'était déplacé sur son buste, juste sous son épaule droite.
Quand elle sauta sur un mur, s'accrocha à deux mètres du sol en enfonçant ses doigts dans la pierre aussi facilement que dans du beurre et brailla "KIEEEEF !" On put cependant s'apercevoir que sa dentition, elle, n'avait pas gagné au change. De même que sa silhouette, qui n'était pas plus féminine, bien au contraire.

Les Numeros qu'elle ne dévora pas avant même qu'ils n'ouvrent la bouche eurent toutes les peines du monde à la convaincre de s'habiller avec de rejoindre la primera Espada dans sa salle du trône. (En fait, il suffit à un petit Arrancar mâle nommé Osso de mentionner que Kiefer-sama serait déçu de la voir arriver sans vêtements pour qu'elle s'empresse de choisir une tenue dans la réserve du palais, mais cet exploit fit s'évanouir de frayeur le malheureux Numero avant qu'il ne songe à sen vanter.)
Fang poussa les portes d'un coup de pied et se jeta au pied du siège sur lequel attendait Kiefer. La primera Espada haussa un sourcil en observant sa nouvelle forme humaine.
"Ta transformation est terminée on dirait."
Il laissa planer un silence - il devait beaucoup aimer les silences, se dit Fang - avant de hausser un sourcil.
"Pour le physique, c'est pas vraiment mieux qu'avant. Dommage."
Fang plissa le nez, dépitée. Elle avait espéré que sa nouvelle apparence serait plus au goût de Kiefer - elle lui ressemblait d'avantage, à présent, et ce ne pouvait être qu'une bonne chose, puisque Kiefer était si fascinant à regarder. L'idée qu'elle l'avait encore mécontenté lui traversa l'esprit, la laissant inquiète, nerveuse. Elle agita son zanpakutô devant les jambes de la primera
"Mais j'ai un sabre !"
Kiefer hocha la tête, l'air pensif.
"J'espère que tu seras à la hauteur de mes espérances. Ce serait bête d'avoir gâché un Vasto Lorde..."
Fang sauta sur ses pieds, soulagée d'avoir l'occasion de lui prouver qu'elle n'avait pas gâché son temps et ses efforts, et qu'elle méritait de rester auprès de lui. Elle bondit au centre de la pièce, se redressa autant que possible et brandit son zanpakutô, avant d'en placer sa lame entre ses dents.
" 'or' h'a'ia !" (Mords, Rabia !)
Si Kiefer eut une quelconque réaction à cet ordre de libération incompréhensible, Fang ne le vit pas. Un nuage de fumée l'entoura et son sabre disparut, tandis que son collier d'os se replaçait lentement le long de sa mâchoire inférieure. L'os porteur s'épaissit et les crocs grandirent, les os enroulés autour de ses oreilles s'étirèrent devant son visage jusqu'à se souder à un centimètre de son nez, puis des crocs poussèrent sur cette deuxième mâchoire, alignés sur ceux du bas. Instinctivement, elle pencha la tête en avant ; au bas de sa nuque apparut un petit os, qui commença à s'allonger le long de son échine, la recouvrit, se glissant sous la peau et se hérissant de crocs à peine plus courts que ceux de sa mâchoire. En arrivant aux creux de ses reins, elle s'élargit brusquement pour former une plaque osseuse, de forme grossièrement triangulaires, aux angles comme polis, portant en son centre un trou. Puis l'échine se fragmenta en une série de vertèbres, redonnant à Fang la possibilité de bouger, et une première lame d'os jaillit du trou, suivie d'une autre, et encore d'une autre, jusqu'à ce que les treize parties de la première queue de Fang soient libérés... La deuxième queue émergea à son tour, puis la troisième, la quatrième et enfin la cinquième et dernière.
Le nuage se dissipa pendant que ses cheveux, ses oreilles et ses griffes poussaient. Les plus longues de ses mèches s'arrêtèrent contre le plus haut croc de son échine ; ses oreilles, une fois allongées pour atteindre la longueur de ses avant bras, s'élargirent et se couvrirent de fourrure, leurs lobes à peine plus haut que son menton. Les griffes, de ses pieds, épaisses et courbes, effleuraient juste le sol ; celles de ses mains, plus effilées, suivaient les mouvements de ses doigts pour leur donner une grâce de chat.
Son reiatsu envahit la pièce, arrachant des cris de surprise et de terreur aux Arrancar de bas rang chargés de servir Kiefer.

La primera Espada sourit.
"Et bien voilà. Où veux-tu qu'on te tatoue ton numéro trois ?"
Fang fronça les sourcils et réfléchit un moment. Il fallait un endroit bien visible, même sous ses vêtements et sa forme libérée. Elle agita distraitement ses orteils pour faciliter sa concentration, et le bruit de ses griffes creusant le sol attira son attention sur ses pieds. Elle sourit, se laissa tomber au sol et souleva sa jambe gauche pour montrer la plante de son pied à Kiefer.


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Insamented Fang
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MessageSujet: Re: Insamented Fang   Dim 9 Nov - 2:58

Test RP :
Fang plissa le nez ; ses orteils s'agitèrent contre le dossier de la chaise sur laquelle elle était perchée depuis plusieurs heures à présent. Elle battit des paupières, puis concentra sa Presquisa pour mieux détailler le reiatsu qui venait de capter son attention. Elle n'avait appris cette technique de perception que tout récemment - un autre des cadeaux de Kiefer - et restait en extase devant la multitude de détails qu'elle offrait à ses sens. L'énergie spirituelle bougeait à une vitesse presque insignifiante pour Fang, qui pouvait l'épier à loisir.
C'était rougeâtre, chaud et vivant ; ça palpitait et pulsait au rythme de ses déplacements, ça changeait de forme presque à chaque seconde, et ça sentait la proie.
En un mot, c'était de la bouffe.
Fang passa distraitement sa langue sur ses lèvres en imaginant quel pourrait bien être le goût de ce reiatsu si appétissant. Elle envisagea plusieurs possibilités : une carapace dure et blanche, qui éclaterait en frêles esquilles sous ses dents, sur de la chair moelleuse et fondante ? des muscles fermes et caoutchouteux, qu'elle pourrait mastiquer pendant de longues heures, rattachés à des os maigres, qui croustilleraient lorsqu'elle les rongerait d'un bout à l'autre ? un sang brûlant et fluide, ou bien frais et sirupeux ?
N'y tenant plus, elle bondit de sa chaise, se heurtant à la porte de la salle et l'ouvrant brutalement dans le processus. La patience n'avait jamais fait partie de ses qualités. Et puis à quoi bon attendre et rêvasser d'un repas qu'elle pouvait dévorer maintenant ?

En trois bonds, elle avait tourné l'angle du premier couloir. Le sol des couloirs défilait à toute allure sous ses pieds, et si elle ne les posait que par intermittences, elle parvint à piétiner une bonne douzaine de Numeros avant même de descendre d'un étage, pour se placer sur le même niveau que sa proie. C'était maintenant que commençait la partie difficile : parvenir à rejoindre sa proie, et sans défoncer les murs, parce que les murs étaient à Kiefer. Et Kiefer ne serait sûrement pas content qu'on abîme ses affaires, même s'il avait des dizaines et des centaines de murs dans son palais.
Fang ne s'arrêta pas pour réfléchir à la direction qu'elle allait emprunter. Elle ne ralentit même pas. La première fois qu'elle avait traversé Las Noches, Kiefer ne lui avait pas laissé le temps de prendre des repères, et son sens de l'orientation adapté au désert s'était trouvé totalement démuni face aux salles et corridors tous identiques du palais. Et Fang avait accepté, avait intégré cette sensation de déboussolement, cette perte de repères - à ses yeux, il était inutile, voire absurde, de chercher à contrôler son chemin entre les murs du palais. Elle entrait par un bout et elle continuait à courir au hasard des croisements jusqu'à être arrivée à destination.
Ou bien, quand elle était pressée, elle cherchait une sortie, et gagnait sa chambre ou la salle du trône de Kiefer, ou parfois les appartements de la primera, par la fenêtre. C'était beaucoup plus simple et plus rapide de passer par l'extérieur, une fois repéré où se trouvaient les endroits importants. Mais utiliser cette méthode pour la chasse - outre le fait qu'elle n'aurait sans doute pas été d'une grande efficacité, les proies ayant une fâcheuse tendance à ne pas attendre Fang dans des salles dotées de fenêtres - aurait été... incorrect, dans l'esprit de la Tercera. Elle n'allait pas jusqu'à trouver cette option déloyale, de telles notions n'ayant nulle place dans ses raisonnements. Non, c'était bien plus primaire que cela. Fang avait des façons bien à elle de faire les choses, et elle ne chassait pas de cette manière, tout simplement.

Elle courut donc, suivant plus ou moins le reiatsu qu'elle avait repéré, en fonction des possibilités que lui offraient les croisements.
Elle courut longtemps. Certains couloirs la menaient dans la direction opposée à celle de sa proie, d'autres se terminaient en cul-de-sac. A plusieurs reprises, elle dut faire demi-tour et revenir sur ses pas sur des distances plus ou moins longues. Tous ces détours l'ennuyaient chaque fois d'avantage, et sa progression sen ressentit. Elle n'avait que peu ralenti, mais son attention était régulièrement détournée de son objectif par les Numeros qu'elle croisait, les portes entrouvertes, les failles dans les murs, les trous dans le sol... Plus le temps passait plus elle s'attardait face aux autres Arrancar qu'elle croisait, plus elle hésitait à poursuivre son chemin. Un reiatsu lointain, si alléchant soit-il, ferait-il vraiment un meilleur repas que ces tas de viande qui s'agitaient sous ses yeux ?
Fang ne se projetait pas dans l'avenir, l'embrouillamini des hypothèses lui donnait la migraine. L'avenir et les savants calculs qui s'y rattachaient étaient l'affaire de gens comme Kiefer, assez puissants et intelligents pour prendre les décisions complexes qui s'imposaient. Fang, elle, vivait dans le présent, et elle se sentait actuellement plus concernée par ses crampes d'estomac que par les perspectives de repas dans un lointain futur, si alléchantes soient-elles.

Elle courut jusqu'au couloir suivant, un long corridor, dans un état de délabrement inquiétant et qui ne tarderait guère à empirer, car il était empli de Numeros occupés à se défier les uns les autres. Deux d'entre eux en étaient déjà arrivés à un réel affrontement, et leur sang avait taché les murs et les vêtements des témoins de leur rixe. En reconnaissant l'odeur, Fang pila net. Elle contempla la scène, les narines frémissantes et les pupilles dilatées. Son reiatsu resta imperceptible, malgré son agitation - Kiefer lui avait dit, et elle l'interprétait comme un ordre, d'éviter de déverser son énergie autour d'elle sans raison valable. Ce fut ce qui perdit les Numeros. S'ils avaient su qu'ils avaient affaire à une ancienne Vasto Lorde, la plupart se seraient enfuis, même en ignorant que la place de Tercera venait de retrouver une occupante.
Fang bondit entre les deux belligérants, jeta un bref coup d'oeil à chacun. Oui, la bouffe était propre et saine, pas de poison ici, elle pouvait croquer sans crainte de se voir prise de nausées quelques heures plus tard. Si avaler un Menos toxique ne lui était arrivé qu'une fois - les Menos contenant du poison étaient rares, et ceux qui dont le poison était assez violent pour la rendre malade l'étaient encore d'avantage, même à cette époque lointaine - elle avait conservé de l'expérience un souvenir net et très désagréable. Sans plus de cérémonie, elle plaça Rabia entre ses dents et empoigna les deux Numeros pas l'épaule. Elle laissa filtrer juste la quantité nécessaire de reiatsu et resserra les poings, pulvérisant la chair et l'os entre ses doigts. Elle relâcha sa prise avant que ses victimes n'aient le temps de crier, repassa la lanière de Rabia à son poignet et saisit au vol les deux bras qu'elle venait de leur arracher. Lorsqu'une fois revenus de leur stupeur, tous les autres Arrancar présents dans le couloir s'enfuirent, elle en avait déjà rongé un jusqu'au coude.
Elle dévora les morceaux qu'elle tenait avant de se lancer à la poursuite de ses proies, d'abord parce qu'on ne gâchait pas la nourriture et ensuite parce que les transporter en courant l'aurait gênée. Elle se lécha les doigts avec application, en ôta la moindre trace de sang et s'assit pour concentrer sa Presquisa. Elle ne parvint à focaliser son attention sur une seule des proies qui couraient dans les alentours ; il lui était trop difficile de focaliser son attention sur une seule des énergies qui s'affolaient dans les alentours. Cette constatation lui fit froncer les sourcils. Elle avait encore faim, et comment allait-elle pouvoir manger si elle ne pouvait suivre une proie ? Puis son regard tomba sur une tache de sang au sol.

Elle sauta sur ses pieds, saisit la poignée de Rabia et trottina le long de la piste sanguinolente. Elle n'eut pas à patienter longtemps - la différence de vitesse entre elle et un simple Numero était considérable. Elle coinça le malheureux Arrancar au douzième couloir. Il haletait péniblement, épuisé par la quinzaine de Sonido consécutifs qu'il lui avait fallu pour fuir jusque là. Fang, elle, n'en avait pas utilisé un seul. Il tenta de dégainer son zanpakutô ; Fang ne le remarqua même pas. En un bond, elle fut sur lui, les dents enfoncées dans la chair de son épaule intacte.
Elle le dévora avec un enthousiasme à la hauteur de l'attente de son estomac, sans prêter la moindre attention à ses hurlements et aux mouvements frénétiques de ses membres encore intacts. Elle s'assit à nouveau, se lécha les doigts, ramassa Rabia qu'elle avait lâché dans le feu de l'action et réfléchit pendant, oh, une bonne demie seconde - ce qui lui valut un point vaguement douloureux sur la tempe gauche - avant de se relever. Son estomac émit un gargouillis sonore, et elle porta sa main libre à son ventre pour le frotter. Elle avait encore faim. Elle effaça la moindre trace de son reiatsu presque sans y penser et reprit sa course au hasard des couloirs.

Les deux Numeros suivants n'eurent ni le temps ni la force de lui opposer une quelconque résistance. Elle leur sauta sur le dos par surprise, et les avait plaqués au sol avant qu'il n'aient compris ce qui leur arrivait ; hormis le tapage, qui ne l'affectait plus depuis une éternité, rien ne perturba son repas. De toute façon, Fang ne permettait pas qu'on perturbe l'opération - manger était une affaire sérieuse.
Ce fut sans doute pourquoi la troisième attaque tourna à l'aigre. La bouffe eut le toupet de se transformer au moment où elle déboulait dans le couloir, puis d'aggraver son cas en se ruant sur elle, ses griffes ridicules et disproportionnées pointées vers son visage. Elle esquiva sans difficulté, mais le tas de viande continua de foncer bêtement droit dans le mur. Il le heurta, griffes en avant, et y creusa un trou encore plus énorme que lui, accompagné de fissures qui s'étendirent d'un bout à l'autre du mur. Fang pointa Rabia vers le mur et protesta, scandalisée :
"C'est à Kief !"
Le Numero se rua hors du trou, plus ou moins dans la direction de Fang, qui manqua s'étouffer d'indignation. La bouffe avait abîmé le mur de la primera et elle ne s'excusait même pas ? Elle leva Rabia au dessus de sa tête et gronda. L'autre Arrancar ne s'arrêta pas ; il ne l'avait probablement pas entendue. Pas que l'entendre aurait pas changé grand chose pour lui face à une Tercera d'aussi mauvaise humeur. Les lames de Rabia se déployèrent avec un claquement sec. Le premier coup trancha la main droite du Numero, le deuxième ses jambes ; il s'écroula comme un sac de sable, mais Fang ne s'arrêta pas. Le palais était à Kiefer, et personne n'avait le droit de casser les affaires de Kiefer. La cuirasse qui recouvrait le torse du Numero ne tarda pas à être aussi fissurée que le mur, dégoulinante de sang, ses membres découpés en tranches autour. Finalement, Rabia creva son oeil d'un mouvement relativement précis, qui fendit son crâne du même coup.

Fang ramena Rabia contre sa poignée et secoua la tête avec une grimace. Un repas de gâché.
En plus, cette chose lui avait coupé l'appétit. Elle baissa les yeux vers ses orteils barbouillé du sang du Numéro, pensive. Si elle lui amenait sa tête, peut-être que Kiefer serait content ? Elle l'empoigna par les cheveux et trancha le cou des lames repliées de Rabia.
Elle s'éloigna en bondissant, à la recherche d'une fenêtre, qui lui permettrait de se rendre à la porte de la salle du trône de la primera, fredonnant et terrorisant tous les Arrancar qu'elle bousculait au passage.


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Dante
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MessageSujet: Re: Insamented Fang   Dim 9 Nov - 4:35

Et bien d'abord bienvenue à toi! Il est claire que Las Noches te va comme un gant. Je ne suis pas le Primera dont tu es si fier mais je suis au moins le Segunda et l'admin qui va se charger très rapidement de ta validation.

Parce que franchement je ne vois rien à redire, une fiche impeccable, plus encore exemplaire. Considère toi comme validé sur le champ! J'ai lu l'entièreté de ta présentation (longue mais très intéressante).

Donc je te valide, tu recevra ton rang de Tercera Espada demain dans la journée avec le reste. Je t'invite à poster dans le RP en cour à Las Noches. Tu trouveras bien quelques chose je te fais confiance! Ou alors tu préfère peut-être attendre qu'on ait fini celui-ci (qui tire sur la fin il est vrai) et t'intégrer à la suite, dans le monde des humains?Dis moi quoi et dès que tu pourras n'oublie pas d'aller dans la zone privée consulter la trame du RP actuel.

Pour toute question => MP moi.

NB: Une seul chose me dérange, avant d'archiver ta fiche j'aimerais que tu corriges les quelques fautes qui parsème ta fiche et qui sont pour l'essentiel des oubli de majuscule. Je n'ai pratiquement rien vu d'autre. Au moins les majuscule avant que j'archive. Sinon tu es déjà validé et ce malgré ça. Préviens moi quand tu as fait la maj. Merci et encore bienvenue sur BS et à Las Noches! A bientôt en RP!

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MessageSujet: Re: Insamented Fang   Dim 9 Nov - 15:03

Yo Fang! On peut dire que c'fut une validation rapide!

Des fautes... dans cette fiche? 'tain j'y crois pas XD
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MessageSujet: Re: Insamented Fang   Dim 9 Nov - 15:58

Je n'appelle pas ça des fautes mais des oubli. Il manque des majuscules c'est tout. Et comme c'est un détail qui sera je gage rapidement corrigé. Je l'ai déjà validé!

Tu seras affecté à l'équipe de Kiefer pour le RP dans le monde des humains. Ça me semble plutôt approprié eu égard à la fascination que ton personnage éprouve pour notre Kief kief national.

Mais tu recevras de plus amples informations sous peu. Je rappelle que si tu veux t'incruster dans la réunion, tu en a tout à fais le droit.

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MessageSujet: Re: Insamented Fang   Lun 10 Nov - 13:50

*Attrape une boîte de canigou au passage pour faire diversion si besoin*

wOOt ! Pourquoi j' ai pas des gens comme ça chez les humains ?



Très zouli fiche ma foie, bienvenue ici, et je te survalide (Celui qui me dit que ça sert à rien se prendra une balle de 7.68 dans la tronche è_é)

on se verra sûrement pendant ta mission à Miskatonic, d' ici là, je vais faire chauffer les tourelles =D
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MessageSujet: Re: Insamented Fang   Lun 10 Nov - 14:36

Wow! hé bien voila une arrancar qui sort du commun!

Bienvenue a Las noches^^
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MessageSujet: Re: Insamented Fang   Mer 12 Nov - 19:34

Merci pour la validation et l'accueil !
(Désolée de ne pas avoir répondu plus tôt, mon accès à internet est un peu... erratique, cette semaine -__-)

Dante, je pense avoir corrigé mes oublis de majuscules. (Retenez la leçon les enfants : ne bouclez pas votre fiche à une heure du matin, c'est mauvais pour la relecture >__>)
Hm, je vais essayer de m'incruster dans ce meeting subtilement, alors.

*bas, à Nurek*
Parce que les Arrancar c'est les meilleurs d'abord ! Join the dark sides kids, we have cookies Kief ! ...Comment ça j'suis partiale ?
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MessageSujet: Re: Insamented Fang   Mer 12 Nov - 20:28

Parfait!Maintenant que tout est en ordre jusqu'à la moindre rognures d'ongles, je lock et j'archive dans la partie approprié. Bel exemple de fiche pour les prétendants à venir au rang de cuarta!

A tchao bonsoir!

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